jan 29 2013

Voyage au Népal automne 2012

Petit résumé de 25 jours de voyage au Népal. Loin des trekking sur fréquentés, nous avons découvert le massif d’Helambu, Langtang et Tamang. Parfois en dehors des sentiers, nous avons ramené 2 sommets dans notre besace : Surya Peak (5145m) et Tsergo Ri (4984m). Un temps exceptionnel nous a accompagné tout au long du séjour. Le Népal a encore une fois été à la hauteur de nos espérances. GPS Tour a assuré la logistique.

Pierre Périssé


mai 10 2011

« Big Wall » au Kinnaur… (expé)

En « phase de repos » dans l’Himalaya indien, Rod et Yann, tout juste rentrés de leur expédition canyon au Népal, n’ont rien trouvé de mieux à faire que de retourner « brasser » en haute-montagne, au porte du Tibet !

Le Kinnaur, district encerclé de « 6000 m » au nord de l’Inde et à la frontière Tibétaine

Manali, en Himalchal Pradesh, lieu calme et reposant… au programme : escalade, canyon, rando, les vacances types du « Moniteur BGPA » avant la saison !

Dans ce genre de lieu idyllique, on rencontre souvent du « beau monde », et entre autre, les meilleurs grimpeurs de la planète ! C’est comme ça que par le biais de Jean-Luc Jubert, grimpeur de renom installé à Manali, nous avons croisé Elie Chevieux qui nous a fait par de son projet : l’ascension d’un « Big Wall », au fin fond du Kinnaur, avec 3 autres alpinistes, Giovanni (Suisse), Yannick (France) et Johnny (USA)… Une escalade extrême sur 1000m de paroi située entre 4000 et 5000m d’altitude.

Il ne nous aura pas fallu longtemps pour trouver de bonnes raisons pour se joindre à cette équipe de passionnés : il y a du rocher et des blocs partout là-bas, c’est le top du « bouldering » de haut niveau, la bande de grimpeurs est super motivée et puis la vallée de la Sangla est extraordinairement sauvage et préservée, perchée au portes du Tibet à 3000m d’altitude. C’est donc tout naturellement que nous leur proposons de les rejoindre afin de leur donner un « brave » coup de main pour les sessions de portages.

Vue depuis Rakcham

Une semaine plus tard, nous voilà parti de Manali pour la Sangla Valley. Il nous faudra plus de 15h de moto en passant un col à 3500m, soit 2 jours de « ride » dans la poussière sur des pistes pourries pour atteindre notre objectif.

Rakcham (Alt.2960m), petit village au coeur de la Sangla Valley

… Une sacrée mission !!!

J2, 18h, enfin arrivés à Rakcham, peu après le village de Sangla ! Dès le lendemain matin, une bonne journée de repérage nous attend pour trouver l’accès au « Grand mur », à plus de 3400m d’altitude, les paysages sont fantastiques… Le soir, dans la « guesthouse » locale, la fête est au rendez-vous, une douzaine de grimpeurs discutent fougueusement des mouvements durs des « blocs » du coin, autour de quelques bières… Certains, comme les autrichiens, sont là depuis plus d’un mois, les alpinistes, quant à eux viennent d’arriver.

Vue de Chitkull

Le jour suivant sera consacré à la visite du fond de vallée : Chitkull, porte du Tibet. Ce village traditionnel, perché à 3400m, est superbe, tout en bois et pierre, des temples datant de plusieurs siècles veillent sur les habitants, l’ambiance bouddhiste est mystique…

Rod : la pause s'impose !

J4, l’heure est au portage… Départ de bonne heure, à 2800m d’altitude, pour atteindre le bivouac au pied de la « face », à 4200m. On monte environ 20kgs chacun, soit à 7 personnes, plus de 100kgs de matos, coinceurs, cordes et autres quincaillerie . Sept heures d’efforts sont nécessaire pour avaler les 1400m de dénivelé en terrain difficile et varié, rocher, neige, glace, etc… Le temps est au grand beau, on en prend tous plein les yeux et plein les jambes ! Chacun profite de la vue imprenable sur la monstrueuse falaise, les grimpeurs repèrent « LA ligne ». Nous terrasserons la plateforme du campement avant de redescendre rapidement avant la nuit.

Nous ne vous en dirons pas plus sur ce projet dément et confidentiel car un film réalisé par Yannick devra sortir courant de l’automne : patience !

Le dernier jour parmi le groupe sera consacré à l’escalade de bloc, superbes passage, super caillou, super ambiance…

Yann en plein effort

Deux jours supplémentaires nous permettrons de rentrer en bécane sur Manali après cette excellente rencontre.

A suivre lors des meilleurs festivals d’aventure…

Rod


Au premier plan, le bivouac, au second, le "Big wall"

Les derniers 400m : partie glacée

De G à D : Clem, Yannick, Yann, Rod, Johnny et Elie


mar 21 2011

Retour du Laos

3 semaines passées sur le massif karstique de Khamouane dans la continuité du travail réalisé les années précédentes par les membres de l’équipe.
Nous avons commencé par travailler sur le réseau de Koun Don / Houay Sai, près de Thakek. Connu sur 11 km, le système dépasse maintenant les 21 km et devient le second plus important du Laos. Nous avons découvert de nouvelles entrées perdues sur le massif et navigué sur le collecteur principal sur plus d’un km. Cette semaine s’est terminée par une courte intervention secours pour évacuer un collègue blessé à la jambe suite à une glissade. Un accident, heureusement sans trop de conséquences, une belle entaille, quelques points de suture et un repos forcé pour la victime.
Les 2 semaines suivantes se sont déroulées dans la vallée de la Nam Hin Boun. Nous avons, là encore, fait de belles découvertes dans plusieurs cavités, dont Tham Lom, une cavité perchée 150 m au-dessus de la vallée. Elle développe maintenant 4,6 km. Un réseau complexe qui ne se livre pas facilement, chaque branche comporte de nombreux passages techniques, escalades, traversées, étroitures, puits, etc. Derrière ces obstacles, nous avons eu la chance de découvrir et parcourir de larges galeries superbement concrétionnées.
Un bilan largement positif avec plus de 18 km de galeries nouvelles explorées et une meilleure connaissance du superbe karst de Khamouane.

Cette expédition est parrainé par la Fédération Française de Spéléologie.

D’autres photos à voir sur le site d’Explos

Phil Bence


nov 13 2009

Expédition Pangaea – Mike Horn

Pangaea est un projet ambitieux de tour du monde sur une durée de 4 ans. Pangaea, c’est le nom du gigantesque continent qui regroupait les masses terrestres de toute la planète. C’était il y a deux cents millions d’années. Pangaea, c’est aussi l’acronyme anglais pour « Aventure Mondiale pour une Action Environnementale ». Mike Horn a fait le tour du monde par l’équateur, le tour du monde par les pôles. Il veut maintenant partager son expérience avec les jeunes générations et les sensibiliser à la beauté et au respect de la Nature, notre mère, comme il l’appelle.

« Je veux faire partager mon expérience aux générations futures, les motiver à trouver des solutions et au bout du compte un équilibre durable entre la nature et l’Homme. De tous mes projets, celui-ci est  le plus formidable. C’est une chasse au trésor, ou aux solutions plutôt, car je suis sûr qu’il en existe. En travaillant ensemble, et en faisant preuve d’ingéniosité, de dynamisme et de ressource, la symbiose de nos efforts individuels peut créer un élan collectif capable de faire changer les choses. Ensemble, nous pouvons exploiter l’une des sources d’énergie les plus puissantes du monde : la jeune génération », explique Mike.

Le bateau Pangaea a été construit sur mesure au Brésil. C’est un vrai 4X4 des mers, capable d’aller dans les endroits les plus inaccessibles. Il servira de base logistique pour explorer tous les continents, tous les éléments, les déserts chauds et glacés, les forêts, les montagnes, les cours d’eau, l’atmosphère.

Au printemps 2009, Erwan Le Lann de PETZL propose d’intégrer la découverte et la compréhension du monde souterrain au programme de l’expédition, Mike Horn trouve l’idée intéressante et nous lui faisons des propositions dans différents pays du sud-est asiatique et d’Océanie. C’est finalement dans les montagnes calcaire du park national de Mulu, état de Sarawak au nord de Bornéo que les Young Exploreurs ont pu pratiquer la spéléologie après 10 heures de navigation en express boat et pirogue pour arriver jusqu’au park. Au programme une superbe traversée de 5 km dans le grand réseau de Clearwater, une progression variée et ludique avec, pour finir, le parcours d’une belle rivière souterraine sur 1,5 km de long.

« Nous voulons vous montrer que tout est possible, nous vous avons donné une clé, la porte est grande ouverte, à vous d’aller de l’avant. » C’est avec ces paroles que Mike a dit au revoir aux jeunes pour lesquel ces 3 semaines de programme viennent de se terminer à Miri, Sarawak. Ils sont rentrés chez eux pour porter le message de Pangaea et lancer des projets environnementaux.

Prochain rendez-vous en Inde où Mike souhaite renouveler l’expérience avec la nouvelle équipe de Young Exploreurs pour la prochaine session du projet.

Toutes les cavités de Mulu ont été découvertes par des équipes de spéléologues anglais travaillant depuis plus de 20 ans sur ce massif. Un grand merci à Dave Clucas et à sa femme pour leur aide précieuse sur la préparation.

Phil Bence
 

 


oct 27 2009

Stage de formation canyon au Portugal

les stagiaires au travail...

Encore une chouette expérience et un beau voyage!! Je reviens tout juste de 8 jours passés au Portugal, dans la Sierre de Freita, à une centaine de kilomètres au sud-est de Porto, où je suis intervenu en tant que formateur sur le 4eme stage de formation canyon mis en place dans le pays depuis 2004. Ce stage  a été conjointement organisé par l’Ecole Francaise de Canyon (commission de la Fédération Française de Spéléologie) et la Federaçao de Campismo e Montanhismo de Protugal dans le cadre d’accord bi-gouvernementaux entre nos deux pays. Et oui, on peut quand même le dire : la France est une référence en matière de technique de cordes, et de canyon en particulier, et ses formations sont réputées et demandées!!

La Sierre de Freita est un très beau massif granitique orienté nord-sud qui abrite, en plus de jolis canyons d’initiation, de magnifiques villages traditionnels portugais et de nombreuses curiosités géologiques (dont la plus grande concentration de fossiles-tribolites au monde). C’est un pays de rivières et de chemins de randonnées qui serpentent entre de grandes forêts d’épineux et de belles tourbières sauvages. La region culmine à environ 2000m d’altitude et offre, aux détours de ses crètes, de somptueux panoramas sur l’océan atlantique. Attention les yeux pendant les couchers de soleil!! C’est vraiment un beau pays.

Une bonne dizaine de canyon est référencée et topographiée dans le secteur. Ce sont de jolis canyons variés et parfois encaissés, offrant tout ce qu’il faut de ludique et de technique au canyoneur en apprentissage : cascades, sauts, toboggans… Nos 13 stagiaires (dont 2 filles) se sont montrés vaillants et particulièrement motivés et 11 d’entres eux ont validé leur diplôme au terme du stage. Au programme exercices sur corde variés et multiples, techniques de secours, équipement et encadrement en canyon…  le tout dans une ambiance studieuse mais non moins chaleureuse et passionnée… et sous un soleil constant! Que demande le peuple!?! Ben de recommencer! L’activité canyon a de beaux jours devant elle au Portugal, espéront qu’elle s’y développe et y fasse des heureux (ses). Vivement le prochain stage portugais donc, sur lîle de Madère apparemment, petit caillou volcanique perdu dans l’altlantique et véritable eldorado coté canyon à ce qu’on dit… Je vous tiens  au jus!

Yann

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mai 20 2009

Repérage au M’Goun (Avril 2009)

maroc1Un nom qui résonne dans les têtes, un pays envoutant et encore plein de mystères, une proximité facilitant le déplacement… En quelques heures, la décision est prise : objectif le M’Goun et ses 4068m d’altitude!

Situé dans les montagnes marocaines au centre de l’Atlas, le massif du M’Goun forme une barrière naturelle entre nord et sud du pays, entre belles étendues agricoles et zones désertiques égayées de palmeraies…

Parmi les nombreuses obligations de nos professions, le repérage fait partie des plus essentielles mais nous avons bien souvent du mal à rendre crédible le côté « professionnel » de ces excursions, notamment lorsque cela se passe à l’étranger !

Il nous semble pourtant qu’il est préférable de connaître l’ambiance d’une destination, de rencontrer les professionnels locaux avec qui nous allons ensuite travailler, de se rendre compte des besoins en logistique et du niveau demandé aux futurs participants.

Bref, nous voilà à bord d’un Airbus A319 en direction de Marrakech le 26 avril dernier : Stéphane et moi, membres actifs du Bureau des Guides et habitués des treks au Maroc, Sylvain membre renfort avec son collègue du refuge d’En Beys Julien et Jérôme, Accompagnateur en Montagne stagiaire basé au Pays Basque.

Nous retrouvons à l’aéroport Omar, avec qui nous avons organisé cette semaine de repérage. Et le lendemain, avec Mohammed le guide marocain et Mohammed le cuistot son neveu, nous prenons la route vers Agouti, minuscule village perdu dans les immensités montagneuses de l’Atlas. Les muletiers nous rejoignent et nous montons le premier camp, début de l’aventure ! La neige est encore bien présente car l’hiver a été, comme chez nous, particulièrement généreux et un passage inquiète les muletiers, une brèche à franchir située sur le sentier à un peu moins de 3000m d’altitude. Mais notre détermination, quelques coups de pelle à neige réalisés dans le passage clé et la solidarité montagnarde nous permettent de passer sans souci cette « porte » ouvrant le chemin du M’Goun. Les habitudes de l’itinérance reviennent bien vite et la vie nomade aiguise nos sens. De multiples possibilités de variantes sont étudiées, décortiquées, analysées et les journées s’écoulent dans la marche et le partage, le regard émerveillé par la découverte de paysages à la fois sauvages et apaisants jusqu’à retrouver la civilisation dans la belle vallée des Roses…

De retour à Marrakech, nous profitons d’une journée pour déambuler dans la vieille ville et s’enrichir de nouveaux lieux et de nouvelles rencontres. Le Hammam traditionnel débusqué dans la Médina clôture magistralement notre semaine de repérage.

maroc2Une fois de plus, nous avons découvert un nouveau trek, à la fois différent et complémentaire des dernières sorties dans la région du Toubkal. Et si vous voulez en savoir plus sur les émotions que nous avons ressenties et la variété des paysages que nous avons traversés, il vous faudra pousser la porte de l’Aventure et nous suivre dans nos prochaines pérégrinations montagnardes…

 

Stéphane GROCHOWSKI