jan 29 2013

Voyage au Népal automne 2012

Petit résumé de 25 jours de voyage au Népal. Loin des trekking sur fréquentés, nous avons découvert le massif d’Helambu, Langtang et Tamang. Parfois en dehors des sentiers, nous avons ramené 2 sommets dans notre besace : Surya Peak (5145m) et Tsergo Ri (4984m). Un temps exceptionnel nous a accompagné tout au long du séjour. Le Népal a encore une fois été à la hauteur de nos espérances. GPS Tour a assuré la logistique.

Pierre Périssé


nov 9 2010

L’épopée du Rothang Pass…

Courant du mois d’août, certains d’entre nous furent « convoqués » lors d’une soirée par Rod et Yann, nos deux moniteurs spéléo canyon : le thème de la soirée, réussir à nous faire prendre un billet pour Delhi au mois d’octobre pour un « séminaire » himalayen… Bon, pour traduire cette phrase quelque peu pompeuse, ils souhaitaient savoir si nous voulions partager nos vacances d’après-saison avec eux à Manali, station de montagne de l’Himachal Pradesh située à quelque 17 heures de bus de Delhi… Et vous savez quoi, on a tous dit OUI !!!

Du coup, nous nous sommes retrouvés, grimpeurs, parapentistes, canyoneurs et trekkeurs à 9 « morts de faim de vacances » pour partager avec un couple de Français et leurs deux filles installées sur place 3, 4, 5 semaines en Inde.

De retour dans notre bonne vieille Ariège, j’en profite pour vous faire partager nos expériences.

Le premier récit concerne le Rothang Pass, premier col situé à près de 4000m d’altitude sur la route de Leh et du Ladakh, itinéraire surréaliste franchissant 4 cols à plus de 4000m dont un à plus de 5000m…

Voici le récit illustré de quelques photos :

Dans l’Himalaya, malgré un soleil persistant, faut pas se croire à la plage… Quand la déesse de la neige et du froid se décide à montrer le bout de ses 12 bras, cela peut amener des situations… cocasses ! Imaginez une bande de potes perdue en plein Lahaul, région située tout juste sous le Ladakh, à 3500m d’altitude, en train de pousser (sic !) un gros camion Tata abritant leurs motos pour tenter de rejoindre un col à 4000m d’altitude… Evidemment, notre volonté n’a pas suffi et le camion s’est tranquillement immobilisé sur la piste, bloqué par une neige de plus en plus dense, de plus en plus froide.

Partis 4 jours pour se détendre, grimper, voler, se balader et même jouer à la pétanque selon les envies, nous nous sommes tous retrouvés dès le second jour à pelleter, pousser, tracter avec acharnement motos, voitures et donc ce fameux camion…

Dans la tempête de neige, il a fallu trouver un abri avec « point chaud », organiser les lieux pour accueillir nos treize corps refroidis, se réchauffer et prendre des décisions collectives : voilà le programme des deux jours suivants, rendu plus aisé par le retour d’un soleil généreux.

A l’arrivée des propriétaires de « notre » nouveau domicile, une petite cahute utilisée l’été pour garder les bêtes et s’occuper des plants de patates, la situation aurait pu se dégrader sans la force de persuasion de Jean-Luc et la gentillesse de Sandrine…

Au final, après une dernière nuit dans le hall d’une pension d’Etat du village de Koksar, « l’équipée sauvage » a pu franchir le Rothang pass à moto et en voiture, et redescendre dans la vallée de Manali, malgré la neige, la glace et la boue d’une piste à la qualité toute indienne.

Adaptation, bonne humeur et amitiés parfois naissantes nous ont permis de nous régaler durant cette formidable épopée. On remet ça quand vous voulez !!!

Stéphane


juin 1 2009

La MJC de Saint Sulpice en Vallée d’Aston (30 et 31 mai 2009)

Il existe différentes catégories de randonneurs. Et tous les encadrants vous le diront : « les ados, c’est pas du gâteau! »

En effet, quoi de plus difficile que d’aider ces « post enfants » pas encore vraiment « pré-adultes » à apprécier la notion de « marcher pour le plaisir ». Ca va pas non?! Marcher, qui plus est, en montagne, c’est parfois dur physiquement et en plus, c’est assez long… Pas de plaisir immédiat, pas de sensation forte « subie »… que de frustrations… alors que le téléphone portable ne passe même pas! 

Bref, ce n’est pas toujours très facile… Sauf quand on tombe sur des jeunes qui s’éclatent entre eux, se respectent et sont prêts à « jouer le jeu » de la randonnée. Oui, peut-être un peu souffrir, mais se dépasser, découvrir des lieux, des lumières, des senteurs encore inconnues : s’ouvrir et comprendre l’autre et le monde! Et bien je peux dire que j’ai rencontré ces jeunes là. Ce n’est certes pas la première fois mais c’est un plaisir sans cesse renouvelé car suivant les situations rencontrées durant la rando (mauvais temps, blessure, changement d’itinéraire…) se découvrent des tempéraments qui, j’en suis sûr, se revèleront un peu plus tard à l’âge adulte…

Nous sommes donc partis avec des jeunes de la MJC de Saint Sulpice (81) dans la vallée d’Aston pour passer le week-end en montagne et dormir au refuge du Rulhe, chez l’ami Calou et son nouveau second Julien (décidément, les Juliens sont de fins cuistots en altitude!). Sous l’impulsion de Julie et Mathieu, dynamiques animateurs de la MJC, les 11 Tarnais ont « subis » avec le sourire et beaucoup d’entrain la pluie, l’orage, les semelles « qui disent bonjour » (et se détachent…) et la belle montée au refuge. Les cabanes de Las Peyres et Garsan, ouvertes et en bon état, ont permis des haltes permettant de prendre la mesure de la météorologie et de la topographie !

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La soirée dans un refuge plein (de randonneurs et d’enthousiasme) nous permit à tous de profiter d’un très bon repas chaud, d’une belle petite balade digestive pour les sportifs (et de parties de Kems endiablées pour les autres) et d’une nuit à près de 2200m d’altitude!

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La bonne humeur ne se démentit pas au réveil et après le petit dej et les remerciements aux gardiens du ‘temple », nous reprîmes la route… le chemin vers l’Estagnol et les lacs de Fontargente. Mais il n’est pas si facile de garder l’équilibre sur ces sentiers caillouteux qui ont vu passer tant de passeurs et autres contrebandiers : Mathilde et sa cheville droite le savent bien!

Après un dernier effort pour rejoindre le fameux « Malpas », le grand cirque des étangs de Fontargente accueillirent les plus valeureux pour une partie de « jet de cailloux » mémorable.

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Puis vint l’heure du retour vers Garsan, Las Peyres, la piste et le barrage de Laparan : la civilisation en quelque sorte!

Bravo à tous pour votre bonne humeur, vos bons mots et votre énergie! Je suis sûr que certains d’entre vous reviendront en montagne pour de nouvelles aventures avant tout humaines…

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Stéphane


mai 20 2009

Repérage au M’Goun (Avril 2009)

maroc1Un nom qui résonne dans les têtes, un pays envoutant et encore plein de mystères, une proximité facilitant le déplacement… En quelques heures, la décision est prise : objectif le M’Goun et ses 4068m d’altitude!

Situé dans les montagnes marocaines au centre de l’Atlas, le massif du M’Goun forme une barrière naturelle entre nord et sud du pays, entre belles étendues agricoles et zones désertiques égayées de palmeraies…

Parmi les nombreuses obligations de nos professions, le repérage fait partie des plus essentielles mais nous avons bien souvent du mal à rendre crédible le côté « professionnel » de ces excursions, notamment lorsque cela se passe à l’étranger !

Il nous semble pourtant qu’il est préférable de connaître l’ambiance d’une destination, de rencontrer les professionnels locaux avec qui nous allons ensuite travailler, de se rendre compte des besoins en logistique et du niveau demandé aux futurs participants.

Bref, nous voilà à bord d’un Airbus A319 en direction de Marrakech le 26 avril dernier : Stéphane et moi, membres actifs du Bureau des Guides et habitués des treks au Maroc, Sylvain membre renfort avec son collègue du refuge d’En Beys Julien et Jérôme, Accompagnateur en Montagne stagiaire basé au Pays Basque.

Nous retrouvons à l’aéroport Omar, avec qui nous avons organisé cette semaine de repérage. Et le lendemain, avec Mohammed le guide marocain et Mohammed le cuistot son neveu, nous prenons la route vers Agouti, minuscule village perdu dans les immensités montagneuses de l’Atlas. Les muletiers nous rejoignent et nous montons le premier camp, début de l’aventure ! La neige est encore bien présente car l’hiver a été, comme chez nous, particulièrement généreux et un passage inquiète les muletiers, une brèche à franchir située sur le sentier à un peu moins de 3000m d’altitude. Mais notre détermination, quelques coups de pelle à neige réalisés dans le passage clé et la solidarité montagnarde nous permettent de passer sans souci cette « porte » ouvrant le chemin du M’Goun. Les habitudes de l’itinérance reviennent bien vite et la vie nomade aiguise nos sens. De multiples possibilités de variantes sont étudiées, décortiquées, analysées et les journées s’écoulent dans la marche et le partage, le regard émerveillé par la découverte de paysages à la fois sauvages et apaisants jusqu’à retrouver la civilisation dans la belle vallée des Roses…

De retour à Marrakech, nous profitons d’une journée pour déambuler dans la vieille ville et s’enrichir de nouveaux lieux et de nouvelles rencontres. Le Hammam traditionnel débusqué dans la Médina clôture magistralement notre semaine de repérage.

maroc2Une fois de plus, nous avons découvert un nouveau trek, à la fois différent et complémentaire des dernières sorties dans la région du Toubkal. Et si vous voulez en savoir plus sur les émotions que nous avons ressenties et la variété des paysages que nous avons traversés, il vous faudra pousser la porte de l’Aventure et nous suivre dans nos prochaines pérégrinations montagnardes…

 

Stéphane GROCHOWSKI