juil
25
2011
Qui n’a jamais entendu parler de ce héros de légende dans les Pyrénées : Roland ? Les récits prètent à ce personnage une existence humaine par son cousinage avec Charlemagne et des exploits mythologiques de héros médiéval. Il faut bien admettre que la fameuse brêche de Roland, séparant le cirque de Gavarnie des sierras espagnoles, est aussi impressionnante qu’étonnante. Comment expliquer ce phénomène autrement que par des forces dépassant la raison ? Pourtant, le canyon d’Ordesa, le plus vaste d’Europe, situé à quelques heures de marche (ou quelques foulées pour Roland…) n’a jamais donné lieu à une légende médiévale alors qu’un bon coup de Durandal, la prodigieuse épée de Roland, aurait probablement pu en être la cause.


Aussi, pour en avoir le coeur net et éveiller nos sens, nous avons guidé dans cette contrée des femmes et des hommes suffisamment doués pour permettre à leurs semblables de réaliser le rêve d’Icare. A la recherche du Mont Perdu tout autant que de délicieuses soirées en refuge, notre petite troupe s’égaya au milieu des paysages certainement les plus impressionnants de nos chères Pyrénées.


Chacun a son rythme put s’émouvoir des forces formidables mobilisées pour créer cet univers de rocs, de neige, de pelouses et de fleurs. Et en dehors des deux sommets les plus populaires du secteur, Mont Perdu et Taillon, la montagne se fit plus intime, les sommets du Tobacor ou de la Tour du Marboré nous offrant des cîmes apaisées.


Entre ombre et lumière, pluie et soleil, crêtes et vallons, ce séjour entre Ordesa et Gavarnie passa bien vite, nous faisant oublier pour quelques jours les défauts du monde dans un feu d’artifice de rires et de joies !

Stéphane
P.S. : un merci tout particulier à la gérante de l’hôtel des Cîmes à Gavarnie pour nous avoir accueillis, nous et nos pique-nique dans son établissement !
Aucun commentaire | tags: alpinisme pyrenees, Bruno Colla, canyon d'ordesa, cirque de gavarnie, Guillaume Bernole, Mont Perdu, Monté Perdido, pic de Tobacor, rando pyrenees, séjour randonnée, stephane grochowski, taillon, tour du Marboré, trek pyrénées | Article paru dans Les sorties du Bureau des Guides
nov
9
2010
Et oui, pourquoi ne laisser la parole qu’aux seuls pros ? Pour répondre à cette question, j’offre à Perrine la possibilité de partager avec tous sa sortie de fin juillet à la Pique d’Estat. Et comme les mots sont bienveillants, cela est d’autant plus agréable de publier le texte ;o)
Cela dit, c’est pour recevoir ces retours que nous proposons nos services. Comme je le dis souvent, nous avons la chance d’exercer un métier au service des rêves de nos semblables : c’est quand même un luxe incroyable !!!

Mais trêve de blabla, place au récit de Perrine :
Mettre un commentaire nous semblait incontournable alors que nous venons tout juste de découvrir cet absolument génial blog, mais quel commentaire? Un si sympathique et il nous fallait user de notre droit de réponse! Que dire de plus quand il semble que tout soit décrit et si bien écrit (même la bonne ambiance et les franches parties de rigolade transparaissent dans ce que tu as écrit).
Alors je dirai un grand MERCI pour ce grand moment de bonheur car il faut bien avouer qu’il a bien fallu que tu nous (me) bouscules pour démarrer. Jusqu’au moment où tu as soupesé nos sacs et où nous avons refait les lacets de nos chaussures je n’y croyais pas. Par un temps maussade comme celui auquel nous avons eu droit au démarrage je m’attendais à ce que la décision soit prise de ne pas poursuivre le chemin plus loin que le parking… Pourtant, tant d’envie et d’espoir ne pouvaient être déçus! Et quel bonheur!
Quel bonheur de trouver après chaque « petit coup de nez » un « léger replat » pour respirer.
Quel bonheur de s’émerveiller devant cette faune (sans oublier le crapaud décapité) et cette flore (qui malheureusement n’a pas tellement réussie à Manu…).
Quel bonheur d’arriver dans ce refuge semblant s’être perdu au milieu des nuages (je crois que Sylvain et moi garderons longtemps en mémoire cet instant surréaliste où tu nous disais « On est arrivés! » et où sous nos yeux ébahis ne s’étalait qu’une blanche immensité nuageuse…).
Quel bonheur de goûter le fruit de notre récolte si bien préparé et suivi de ce repas chaud aussi réconfortant que réparateur (eh oui! faire une fleur avec sa purée ça fait petite fille mais au moins elle refroidit plus vite!!!).
Quels instants magiques autour d’une partie de « coinche », quelques cerise suralcoolisées et une tournée, ou deux, de « petite pomme » quand Manu pleure de rire sur une chanson de Souchon ( et je te trouve très dur avec toi-même ton « Arièja mon paìs » était très bien…).
Quel moment hors du temps quand frigorifiés sur la terrasse nous découvrions le ciel étoilé et l’espoir qu’il a fait naître pour le lendemain, après la journée que nous venions de passer…

Quelle joie immense de passer enfin le palier mythique des 3000 mètres au son des chansons fredonnées et des épisodes de Kaamelott récités.
Et puis on est arrivés! Le temps s’arrête l’espace d’un instant. On est arrivés, on y est arrivés!
Alors il faut redescendre, apprendre à faire du « culing » (énorme!), la légère angoisse au moment de traverser les névés (spéciale dédicace pour toi Sylvain!), se souvenir des endroits où il ne faut pas tomber, se souvenir aussi que ça fait longtemps que je ne suis pas montée sur une poutre, comprendre pourquoi le sac de Vaughan était si lourd, découvrir la puissance d’un hélicoptère qui n’en finit pas de nous tourner autour (alors qu’il n’était pas avec nous le blessé!).
Je crois que j’ai oublié beaucoup de choses dans ce commentaire. J’ai peut être même oublié d’y mettre l’essentiel mais l’essentiel il fallait y être pour savoir ce que c’est. Ces vues sublimes, la découverte de nouvelles sensations…un autre monde. Tout cela nous a tellement bouleversé que nous avons réussi à avoir un accident sur le parking (je ne préciserai pas ici qui était au volant mais le rétroviseur du « 81″ s’en est trouvé salement amoché tout comme notre feu arrière) et nous avons longtemps répété cette phrase devenue célèbre entre nous « qu’est ce qu’on était bien à 3000″!

Je crois que j’ai oublié beaucoup de choses dans ce commentaire mais je me souviendrai de tout. Ce fut un week-end incroyable, inoubliable! Un cadeau d’anniversaire exceptionnel (même si j’ai souffert…)!
J’espère qu’un jour on remettra ça!
Et puis, on te doit toujours un Bugarach!
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sept
10
2010
Passé le 15 août, l’automne grignotte progressivement le milieu montagnard. Les matinées sont souvent plus fraiches, les premières neiges saupoudrent parfois les plus hauts sommets, la végétation se teinte petit à petit de touches ocres et brunes et le bleu du ciel se fait plus intense.

Comme toujours depuis plus de vingt ans, il fait beau le jour du marathon du Montcalm. C’est à croire que les dieux des montagnes ont béni les organisateurs de cette course pédestre qui se déroule sur les plus hauts sommets de l’Ariège.
Aussi, lorsque la Rambling Society a programmé la date du samedi 21 août pour venir randonner en Ariège, j’ai décidé de profiter de cette bénédiction en prévoyant une randonnée dans le même secteur tout en mettant un peu de distance entre la foule en délire de la vallée du Vicdessos et notre petit groupe.

L’enchainement Mont Ceint-Pic de Cabanatous réalisé en boucle offre une multitude d’intérêts de choix : le superbe sentier muletier du Port de Saleix, le passage hors piste et la crête aérienne sud ouest qui rejoint le sommet calcaire du Mont Ceint, le belvédère de ce sommet, la transition sur son granitique dans la montée de l’étang d’Alate, l’arrivée hors sentier du Cabanatous, la vue sur le massif de Bassiès et ses fameux étangs et le retour par l’étang de Labant et la mine argentifère.

Ciel bleu + douceur teintée d’un petit vent bienvenu + beau parcours + groupe sympathique et homogène = une superbe journée avec la petite cerise sur le gâteau : la baignade dans l’étang d’Alate. Qui a dit que les responsables ne savent pas se jeter à l’eau ? la photo qui suit indique avec force le contraire : bravo Fabrice !

Stéphane
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mai
30
2010
Le Valier, seigneur du Couserans.
Il fallait à ce seigneur un troubadour capable de le mettre en valeur : Et l’homme créa le refuge des Estagnous !
La montée au refuge représente déjà une belle bambée avec ses 1300m de dénivelé. Et là plus qu’ailleurs, le proverbe montagnard qui assure qu’un randonneur pressé mettra plus de temps qu’un montagnard tranquille se réalise. Effectivement, plus on s’approche du refuge et plus ça grimpe… Mais que c’est beau ! De la hêtraie mystèrieuse à la cabane de Caoussis en passant par la source et les cascades de Nérech, le paysage change et la lumière évolue au fil des pas.
Je monte régulièrement au refuge pour partager des bons moments avec Steph et Laurent, les deux gardiens. Je fais parfois office de boulanger, de bureau de tabac ou de facteur ambulant, évoluant dans ces espaces au relief marqué que j’affectionne particulièrement.

Samedi matin, nous voilà une bonne quinzaine de copains, les sacs à dos bien remplis et ornés de pelle à neige prêt pour la montée au refuge. Aux Estagnous, il est de coutume que l’héliportage ait lieu plus tard, courant juin.

Jusqu’au pied de la cascade, nous restons tous groupés, imprimant un rythme tranquille pour ne pas subir de défaillance entre Caoussis et le refuge.

Après la pause, de petits groupes se forment et la caravane s’étire. Vers 12h, les premiers arrivent au refuge avec Stéphane, qui ouvre le refuge et vérifie qu’aucun dégât grave n’est venu s’inviter durant l’hiver. Les premiers coups de pelle sont donnés pour dégager les ouvertures : cuisine, chambre du gardien et fenêtre de la salle commune.

Vers 13h30, tout le monde est là pour partager le repas sur la terasse, face au Valier. C’est le moment pour Manu et moi de redescendre, devant être rentré à Saint Pierre pour 16h…

La saison aux Estagnous est lancée. La montée vers le Valier exige encore le piolet et les crampons mais la neige est moins importante que l’année dernière à la même époque.
Vivement ma prochaine visite au seigneur du Couserans et à son staff d’altitude !
Stéphane
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avr
23
2010
Pour tous les amateurs de pêche en montagne, la saison se rapproche ! A l’étang d’En Beys, je pense que le lac sera en grande partie dégelé pour l’ouverture à la fin du mois de mai. Même l’étang de la cascade, en direction de la grande porteille, commence à retrouver l’eau vive.


D’ailleurs, vive la débâcle et les bonnes truites d’En Beys !
Stéphane
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avr
23
2010
Comme Juju, l’un des deux gardiens d’En Beys, avait oublié des papiers au refuge le dimanche précédent, nous avons décidé d’y remonter… ou plutôt d’y descendre !
Pour rejoindre le refuge d’En Beys, plusieurs itinéraires sont possibles : depuis Orlu par le Fanguil ou par Naguilhes (que certains décident de réaliser sans se rendre compte de la grosse « bavante » que cela représente…), depuis l’Hospitalet en passant par le refuge des Bésines, depuis Mérens en choisissant le raide passage de la Porteille de Madidès, depuis Porté Puymorens par le Lanoux, depuis les Bouillouses par le col de la Grave, depuis Les Angles par les Camporells… et depuis le col du Puymorens par le Pic de Coma d’Or : ce qui nous avons réalisé ce mercredi ! 
Christophe, de l’Obervatoire de la montagne à Orlu, nous a gentiment amener au col où nous avons démarré skis sur le sac durant une vingtaine de minutes. La remontée jusqu’u col dela coume d’En Garcia ne fut troublée que par le passage d’un isard solitaire, peu pressé pour fuir devant notre duo.

A partir de là, deux itinéraires sont envisageables pour rejoindre la Grande Porteille d’Orlu, porte de la Réserve Nationale de Faune Sauvage d’Orlu : par les Bésines ou par le sommet de la Coma d’Or. C’est cette seconde option, un peu plus longue, mais inédite pour Juju que nous avons choisi. Bien nous en a pris car les seules bonnes conditions de neige à la descente ont été pour les 200m de face nord est sous le sommet. La température déjà haute dans toute la traversée, se déroulant en versant est, combinée à la pluie tombée en averse orageuse la veille au soir sur les sommets, ont rendu le manteau neigeux pourri, voir dangereux dans les pentes raides où toute la couche se rappelant aux lois de la gravité !

Ainsi, c’est en poussant plus qu’en glissant que nous sommes parvenus au refuge. Le couple de canard colvert déjà vu l’an passé, a déjà pris ses quartiers sur la partie dégelé du refuge alors que les marmottes, encore endormies, cherchent la nourriture au milieu de la neige.

Plus bas, à Gaudu, nous rencontrons Pierre Menaut, le Directeur de la Réserve, en compagnie de stagiaires venus étudié le comportement des isards.
Les repères commencent à revenir, annonçant une nouvelle saison dans la Réserve d’Orlu et au refuge d’En Beys…
Stéphane
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jan
13
2010
Il est retombé quelque 20 cm de neige fraîche dans la nuit de mardi à mercredi. Du coup, la sortie en raquette d’aujourd’hui, dans le secteur du Chioula, a été un vrai régal : soleil, neige sur les arbres, froufrous sous les pieds… du pur plaisir !
A 1300m d’altitude, en zone abritée, on relève 45cm de neige, accumulation des chutes de la fin de semaine dernière et de la nuit dernière.
La température s’est radoucie et les versants est croûtaient en fin d’après-midi même si la grande majorité du manteau neigeux était encore bien poudreux.

Bonne neige à tous !
Stéphane
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sept
21
2009

Le comité départemental de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (F. F. M. E.) et les associations ariégeoises affiliées, organisaient le 13 septembre 2009 une journée de la randonnée en montagne autour du Pic du Rulhe.
Cette manifestation avait pour finalité d’amener à la pratique de la montagne en conditions de sécurité optimales tous ceux qui souhaitaient y prendre part.

Le Bureau des Guides Ariège-Pyrénées avait été mis à contribution, qui avait dépêché deux Accompagnateurs en Montagne et un accompagnateur stagiaire. Le peloton de gendarmerie de haute montagne de Savignac-les-Ormeaux, également invité, était représenté par trois de ses hommes. Trois des associations du département affiliées à la F. F. M. E. enfin – le Groupe Ariégeois de Grimpeurs ( ou G. A. G.) de Pamiers, le club montagne de Luzenac-sur-Ariège et L’Amicale des Montagnards Axéens (ou L. A. M. A.) d’Ax-les-Thermes – avaient mandaté plusieurs de leurs cadres et parmi eux une accompagnatrice en moyenne montagne.
Pour les professionnels du BGPA, l’activité fédérale est d’autant plus importante que nous sommes tous impliqués dans nos pratiques amateurs à différents niveaux. De plus la FFME mais aussi le CAF nous font intervenir sur des formations ou tous simplement sur des encadrements de sorties. Le rôle de la FFME est primordial dans l’environnement montagnard en terme d’apprentissage et de découverte pour les débutants mais aussi pour les confirmés.

Pour nous cette journée a été l’occasion d’échanger nos connaissances tout en assurant la réussite des différentes randonnées. L’ascension du Pic du Rulhe aura permis à certains de découvrir la randonnée hors sentiers et la gestion du groupe pour la sécurité. La convivialité de ce regroupement encourage tous les protagonistes à réitérer cet évènement. Le comité départemental de la FFME avec son président Sébastien Gendre veut développer ce genre de rencontre afin de faire découvrir toutes les activités liés à la fédération. La prochaine journée devrait être consacré à la découverte de la raquette et du ski de randonnée.
En espérant qu’Antoine ramènera son génépi que tous ou presque ont pu goûter avant de redescendre dans la vallée !
Et aussi, un grand Merci à Calou et Julien pour l’accueil chaleureux dans leur refuge.
Pierre
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