mar 16 2011

Ouverture exceptionnelle : le refuge d’En Beys sera gardé à Pâques !

Du samedi 23 avril au dimanche 1er mai, le refuge d’en Beys pourra vous accueillir pour partager des moments magiques en montagne ! Il faudra pour cela appeler le gardien au 05.61.64.24.24 pour annoncer votre venue, le nombre de participant et choisir votre formule : nuitée seule, demi-pension ou pension complète…

 

Situé dans la fameuse « Réserve Nationale de Faune Sauvage » d’Orlu à deux pas d’Ax-les-Thermes en Ariège, le refuge d’En Beys est idéalement implanté à près de 2000 mètres d’altitude à proximité de l’étang du même nom et à une journée de marche (ou de ski !) du refuge des Bouillouses, également ouvert à cette période.

 

Fin avril, la montagne se réveille doucement après le long hiver montagnard. La végétation débute un nouveau cycle de vie alors que la faune sauvage (marmottes, isards, renard, aigle, gypaète…) retrouve les grands espaces. En altitude, la neige est encore bien présente et il n’est pas rare de conserver plus d’un mètre de neige devant le refuge. Aussi, les raquettes à neige ou les ski de randonnée sont encore souvent obligatoires, ainsi qu’une certaine connaissance de la montagne enneigée. Si vous ne pensez pas posséder cette compétence, vous pourrez faire appel à nous au Bureau des Guides des Pyrénées ariégeoises situé à Ax-les-Thermes (06.84.59.20.63) pour vous accompagner et vous faire découvrir toutes les richesses de la Réserve d’Orlu.

Autour du refuge, en raquettes ou à ski, si les conditions nivologiques sont bonnes et si l’on est en forme, on peut monter faire une superbe boucle à la journée par la grande porteille d’Orlu et les étangs de la Grave, ou bien monter au Pic de l’Etang Faury et redescendre par la Couillade d’En Beys. Si l’on souhaite plus de farniente, le tour des petits lacs d’En Beys reste LA valeur sûre.

En Alpinisme, deux couloirs, l’un très facile vers la Couillade d’En Beys et l’autre plus long et un peu plus technique face au refuge sont envisageables si les conditions sont bonnes… Bref, de quoi se dégourdir les jambes et la tête !

Avec Julien, nous serons là-haut pour vous accueillir et profiter du printemps à la montagne.

Diffusez l’info autour de vous !

Stéphane


sept 17 2010

Week-end rando FFME au refuge d’En Beys

Après l’escalade à la Dent avec Gilles, je suis remonté au refuge d’En Beys avec Pierre, qui partait du parking au moment où j’arrivais. Il encadrait le lendemain l’un des groupes de la FFME depuis En Beys jusqu’au Pic d’Esquine d’Ase.

Papoter, échanger, rire et se taquiner nous permis d »avaler » plus rapidement la piste qui mène au bout de la jasse de Gaudu. Ca tombait bien car nous n’avions pas eu beaucoup de temps durant l’été pour nous voir, chacun faisant au mieux pour gérer la haute saison touristique, la vie de famille et tout ce qui fait le piment d’une saison estivale. Bref, nous étions ravis de nous retrouver en montagne à marcher à notre rythme !

En fin d’après-midi, le calme revient en montagne et les isards ressortent. Sous le col donnant accès à l’étang d’En Beys, nous sommes obligés de sortir les appareils photos pour immortaliser le petit groupe de ces chèvres des rochers, décidés pour une fois à se laisser approcher…

La soirée au côté des copains gardiens Juju et Sylvain, Antoine et Patrick de Luzenac, Monsieur Louis Audoubert, Sébastien grand organisateur de cette manifestation FFME autour de la randonnée, fut belle, longue et caractéristique des bons moments de convivialité montagnarde en refuge : un bon repas, un bon pousse café, de grandes envolées lyriques et de franches rigolades !

Le lendemain, à 5h30, le groupe pour l’Esquine d’Ase est déjà sur le « pont », avale son petit dej et attaque la montée vers la fameuse Couillade. A partir de 7 heures, une période de calme dans le service et l’annonce d’une matinée superbe me décide à partir dans la direction du premier groupe… que je rattrape tout juste au passage du col…

Mais cela fait quelque temps que je n’ai pas goûté la solitude des montagnes et je bifurque pour rejoindre la base du Pic de Beys, sommet emblématique au dessus du refuge mais dont l’absence d’itinéraire facile « bloque » la promotion. Je remonte un couloir de gyspet raide en réfléchissant aux possibles aménagements pour rendre l’accès à la cîme plus évidente… Peine perdue, ce sommet restera réservé aux montagnards aguerris ! Et pourtant, quelle vue de toute part… La redescente, lente et technique par le même couloir me dissuade définitivement d’une quelconque valorisation du Pic de Beys. Je décide de poursuivre la descente droit sur le refuge, sautant de dalles granitiques en petites zones humides plates, en espérant que mes baskets, déjà bien usées, ne faibliront pas jusq’au refuge… que j’atteinds au moment précis où le soleil se décide enfin à darder ses rayons sur la terrasse en bois.

Ménage, préparation du repas FFME du midi et accueil des différents groupes arrivant du parking, de la couillade d’En Beys, des étangs Peyrisses et enfin d’Esquine d’Ase, atteint en 4 heures par les plus valeureux (dont Claude Labatut, notre Ariégeois collectionneur de 8000m en Himalaya) ! La belle lumière de début septembre me rappelle l’inauguration en 2007 du nouveau refuge, la foule et les yeux pétillants des montagnards rassemblés…

Sans conteste une belle réussite. Forcément de bons moments et la promesse de futures parties de montagne pour tous !

Stéphane


sept 17 2010

Escalade de reprise à la Dent d’Orlu

Gilles est Accompagnateur. Il arpente toute l’année les montagnes d’Ariège et des Pyrénées. Nous nous voyons souvent en réunion et essayons, à notre petit niveau et avec quelques autres, de faire mieux connaître et reconnaître notre métier, notre passion.

Qui dit montagne dit alpinisme et escalade. Pas uniquement mais la verticalité fait partie intégrante de notre petit monde au relief tourmenté. A plusieurs reprise, Gilles m’a fait part de son désir de retrouver les sensations, le toucher, la gestuelle propre à l’escalade, abandonnée depuis de trop nombreuses années.

Trouver le temps de se donner du temps… L’autre jour, à la fin d’une nouvelle réunion avec les collègues de la section ariégeoise du Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne, nous nous sommes mis d’accord pour aller rendre une petite visite à la Dent d’Orlu, phare de nos montagnes et symbole des hauteurs orlusiennes.

Tranquillement, nous avons remonté le raide sentier qui mène à la face est de la Dent, la plus facile, celle qui permet aux grimpeurs modestes que nous sommes de gravir les 400m de rocher qui mènent au sommet. Comme je m’étais chargé des friends, j’ai proposé de suivre plus ou moins la célèbre voie « Tapas sans dalle »…

Entre friends et spits, relais en TA (Terrain Aventure) ou équipés, quelques jolis pas et un coincement de corde,  nous sommes parvenus du rythme lent de l’Accompagnateur au sommet de nos ambitions, à 2222m d’altitude. Les pieds un peu douloureux après ces quelques heures passés dans des chaussons trop étroits, nous avons dévalé la face nord, le sentier des randonneurs avant de retrouver quelques girolles, la voiture, le bar du Couloubret à Ax, le match Biarritz -Toulouse de Top 14 et 2 IMMENSES bières amplement méritées !

Gilles, plus motivé que jamais, en redemande !

Stéphane


août 20 2010

Bon créneau météo à la Dent d’Orlu

Jeudi 12 août 2010 : Météo France annonce de la pluie sur Bonascre dès le matin… A 8h, une petite ondée s’abat sur Ax-les-Thermes…

Pourtant, je décide de maintenir la sortie à la Dent d’Orlu ! Pourquoi ? Action purement mercantile, envie d’en faire baver aux randonneurs inscrits sur cette journée ?… Ben non ! En observant le ciel venant de l’ouest, j’ai la sensation que ça va tenir durant la matinée. Je propose aux participants de réaliser la rando sur la 1/2 journée plutôt qu’à la journée, en partant de la « poële à frire » à 1520m d’altitude. C’est la voie normale de la Dent côté nord, le versant le plus facile (ou le moins difficile !) d’accès. D’habitude, quand le temps est plus stable, je préfère démarrer du vallon de Coumegrande et faire découvrir ce vallon sauvage hors sentier. Mais comme souvent, il faut s’adapter à la montagne et non lutter contre elle.

Tout le monde est d’accord même si je sens un certain septiscisme dans le groupe. La pression exercée par les personnes, même involontaire, est la chose la plus délicate à gérer dans nos métiers. Relation commerciale et adaptation au milieu se conjuguent parfois difficilement. Personnellement, je pars du principe que ma responsabilité envers les personnes est beaucoup plus importante que l’aspect financier qui nous lie (ce qu’admet plus difficilement mon banquier!). Et comme je le dis souvent, mes prestations sont : « satisfait ou remboursé »!

Après la longue piste empruntée en voiture, nous démarrons par la rude montée en direction du col sous la pente terminale. Le sommet est encore encapuchonné lorsque nous sortons de la forêt mais le rythme des nuages me rassure. En abordant la dernière pâle bien raide, les nuages se déchirent. Le groupe marche bien, ce qui nous permet d’arriver au sommet au moment de l’éclaircie, qui durera à peine 20 minutes. Mais le pari est gagné. Malgré la météo, les personnes m’ont fait confiance et j’ai pu lire pour cette fois correctement les informations venues du ciel.

Après quelques minutes de contemplation et de discussions fort intéressantes sur la question de l’ours dans les Pyrénées, nous attaquons la descente dans la brume. La première partie est assez délicate, notamment par les grandes marches qui se succèdent sur ce sentier très linéaire. Chacun y va de sa technique. La palme artistique revient à Yvan pour son saut qu’aurait certainement aimé commenté Nelson Monfort !

Vers 13h30, nous sommes à proximité du parking où nous sortons les pique-niques du sac. Quelques gouttes écourtent la fin du repas mais nous repartons tous heureux de cette longue matinée, les participants pour l’effort et la vue du sommet, moi pour le plaisir de faire partager ces moments simples et précieux en montagne.

Stéphane


août 20 2010

Sortie dans la Réserve d’Orlu

Coup de fil du village vacances Le Tarbésou à Bonascre : « nous aurions besoin d’un Accompagnateur en Montagne pour une sortie dans la Réserve d’Orlu. Est-ce que quelqu’un de chez vous est disponible ? Connait-il bien la randonnée dans la Réserve ?…

Il se trouve que j’étais disponible ce fameux mercredi de la première quinzaine d’août. Et il se trouve que je connais un petit peu le coin, que j’appelle affectueusement « mon jardin » !

La piste qui mène à la jasse de Gaudu permet une prise de contact confortable, plusieurs personnes pouvant monter de front. Comme toujours, j’essaie par de petites devinettes de partager avec eux la complexité de ce milieu montagnard que nous cotoyons : la hêtraie, les objectifs de la réserve, le concept de « jasse », la capture d’isards, les reposoirs pour les vaches, la présence des grandes gentianes, la floraison des rhododendrons… Et puis nous arrivons devant  »l’abri bus » où s’agitent les marmottes. Que seraient nos montagnes sans l’attrait des marmottes ?! Au moindre cri, à la moindre fuite, les têtes se redressent, les sourcils se froncent et l’oeil balaie l’horizon à la recherche de ces fameux rongeurs.

- »Là, en face, près du caillou ! »

- « Quel caillou, y en a plein des cailloux !! »

- « Mais si, regarde, elle bouge. Elle rejoint le trou à gauche du petit bosquet ».

- « Des trous, y en a partout et des bosquets aussi ! … Ah, si, ça y est, je la vois ! »

Et quand certains peinent vraiment à débusquer à l’oeil l’animal, il reste la lunette d’observation. « Vous ne touchez à rien et vous ouvrez le bon oeil »… Et là, c’est l’extase pour le randonneur. Il aperçoit enfin la petite marmotte en train de se gratter, de grignoter ou de faire de papouille à une congénère.

A partir de la passerelle, le flux de randonneur suivant scrupuleusement les balises blanches et rouges bifurquent et l’on retrouve un peu de tranquilité en empruntant le « chemin des gardiens ». La montée débute véritablement à partir des anciens baraquements. Le groupe s’étire en même temps que le silence imprègne la marche. Seuls quelques souffles un peu plus forts viennent troubler les premiers mètres pentus. La cascade, le passage à gué et le replat des marmottes. Tout va bien. La source de l’eau « la meilleure du monde » (si je vous le dis !) et la petite terrasse végétale face à la cascade descendant de Gaudet où se posent les plus calmes du groupe. Avec l’avant garde, nous poursuivons vers l’étang que nous atteignons pour … 5 minutes de contemplation ! Même pas le temps de rendre visite au refuge afin de ne pas faire attendre trop longtemps les autres membres du groupe. Il faut déjà redescendre…

La piste retrouvée, le groupe se délite et je reste avec les derniers qui demandent imanquablement : « elle est longue cette piste, il reste combien de temps ? » Nous arrivons au parking avec cette délicate envie d’une boisson fraiche, signe d’une journée de rando bien remplie.

C’est au Relais Montagnard d’Orlu que nous assouvissons ce plaisir simple, dans une convivialité qui reste une valeur sûre de notre activité préférée : marcher ensemble en montagne !

Stéphane


août 5 2010

Même la rando estivale possède des codes…

Le récit suivant s’appuie sur une anecdote que j’ai vécue récemment en passant à l’Office de Tourisme d’Ax-les-Thermes. Il illustre les risques liés au manque d’expérience des novices d’une activité pourtant simple d’un point de vue technique : la randonnée en montagne.

 

Paul et Annie ont deux enfants de sept et dix ans. Ils habitent à Nantes et décident pour les vacances d’été de découvrir la montagne pyrénéenne. Passant à l’Office du Tourisme, ils achètent sur les conseils de l’hôtesse d’accueil un topo-guide de randonnée.

Après une belle grasse matinée, la petite famille choisit la randonnée n°7 qui mène au Lac Bleu en 2 heures 30 de marche. Après le pique-nique dégusté près du parking de la randonnée, ils suivent les « balises » peintes sur les rochers en direction du lac. Près de 3 heures plus tard, après une belle grimpette, ils ne sont toujours pas en vue du lac. Néanmoins, Paul veut atteindre le but de la randonnée et insiste auprès des siens pour poursuivre encore un peu. Les enfants boudent et traînent des pieds à l’arrière, déjà bien fatigués par cette marche forcée. Annie relit le topo-guide et ne s’explique pas la différence entre le temps de marche proposé sur le papier et la réalité de leur journée en montagne.

Le temps est lourd et chaud et l’après-midi déjà bien entamé. Habillée légèrement, notre petite famille ne décèle pas les signes avant-coureurs du changement de temps. Puis d’un coup, l’orage s’abat, violent, accompagné d’un peu de grêle et d’un fort coup de vent qui fait très rapidement chuter la température. Les enfants ont peur et froid et les parents accélèrent le pas dans la descente. Au détour d’un virage, dans la précipitation, ils quittent le sentier balisé et se perdent alors que la brume envahit la montagne… Heureusement, l’orage passe et la brume se dissipe lentement. Après quelques minutes et une chute sans gravité, Paul retrouve le bon sentier pendant qu’Annie rassure les enfants. Vers 20h, les voilà revenus à la voiture dans laquelle les enfants s’endorment rapidement…

Le lendemain, Paul arrive énervé à l’Office du Tourisme et tombe sur un Accompagnateur en Montagne passant distribuer sa documentation. Après un résumé de la journée de la veille, l’Accompagnateur en Montagne explique à Paul calmement la différence entre une randonnée réussie et la mésaventure de la veille.

Premièrement, la montagne appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est difficile lorsque l’on est en vacances mais il est toujours préférable de partir de bonne heure afin de profiter de la fraîcheur matinale, de conditions météorologiques souvent plus stables le matin et d’une marge de sécurité en cas d’imprévus.

Ensuite, il faut comprendre que le temps de marche annoncé dans le topo-guide est un temps moyen. Personnellement, je marche environ deux fois plus vite que les temps indiqués, certaines personnes deux fois moins vite… Il faut ajouter au temps de marche les nombreuses pauses qui jalonnent une sortie en montagne,  notamment lorsque l’on randonne avec des enfants. Il faut savoir s’arrêter, se reposer, s’alimenter, s’amuser pour que la journée soit bien vécue par l’ensemble des participants.

Il faut aussi savoir renoncer si l’on doute de ses capacités ou de la forme physique ou psychologique d’un des membres du groupe ou de la famille. En effet, il faut toujours rester ensemble et l’on doit s’adapter au niveau du participant le plus faible. Trop souvent, je croise des groupes qui randonnent à plusieurs minutes d’intervalle, les premiers gravissant allègrement le sentier alors que les derniers, fatigués, râlent après avoir manqué un embranchement ou réclament la gourde d’eau portée par une des personnes marchant à l’avant…

Pour que la montagne reste toujours un lieu de plaisirs et de contemplation…

Stéphane


juil 31 2010

LA boucle de la Dent d’Orlu

S’il est un sommet connu et reconnaissable en Haute Ariège, c’est bien la Dent d’Orlu. De son vrai nom Pic de Brasseilh, cette canine de Gneiss se dresse en phare à l’entrée de la haute vallée d’Orlu. Les grimpeurs pyrénéens et catalans en ont fait un symbole de l’escalade pyrénéenne, au même titre que le Pic du Midi d’Ossau, les Aiguilles d’Ansabère, Montserrat ou les Mallos de Riglos. Avec son altitude modeste de 2222m (facile à retenir !), il permet sur une paroi de près de mille mètre de haut de s’adonner à tous les types de grimpe…

Côté nord, la pente  est plus douce, encore sévère, mais accessible pour de « simples » randonneurs. C’est pour cette raison que nous proposons l’ascension de ce sommet, dans une boucle inédite mariant ancien chemin, hors sentier sur les estives et pentes raides au final…

L’autre jour, nous avons pris l’orage en redescendant du sommet. En quelques minutes, nous étions trempés… Mais qelques autres minutes plus tard, le sourire était éclatant, avec 5 kg de cèpes ramassés dans la hêtraie sous la poêle à frire.

Jeudi 29 juillet, nous y sommes remontés. Les nuages servant d’écharpe à la Dent (ndlr : vive la langue française !), la vue au sommet ne fut que par instant enthousiasmante, ce qui arrangea Yves, qui décidemment n’aime pas la verticalité ! Néanmoins, les sacs alourdis de girolles et de 3 cèpes, nous avons effectué cette belle balade à la journée grâce notamment à la bonne humeur de Jean-Louis, l’Ariégeois du groupe, et de Nathalie, dont les genoux ont quelque peu souffert de la descente sous le sommet.

A chaque sortie, la montagne amène son lot de renouvellement. Les vaches, absentes auparavant, égayaient de leurs cloches la montée hors sentier au dessus d’Esprays. Les lys des Pyrénées conservaient de leur superbe dans le petit vallon caché sous la cernière forte montée. Personnellement, j’ai surtout apprécié les quelques trouées de visibilité aperçues du sommet, qui permettent en quelques instants de se projeter en trois dimensions au milieu des autres sommets…

Nous y retournerons encore car la balade est belle et l’expérience inoubliable !

Stéphane


juil 22 2010

Faut pas s’en faire…

La vie au grand air, le dénivelé réalisé, les changements climatiques fréquents usent l’organisme du montagnard…. Heureusement, des lieux accueillants sont nichés au détour d’une vallée ou d’un lac, apportant chaleur et réconfort. C’est le cas du refuge d’En Beys.

Il y a quelques jours, j’y suis remonté pour amener quelques légumes, fruits et journaux essentiels (L’Equipe et le Midi Olympique…). La montée se déroula sous un plafond nuageux bas et humide. Et puis comme souvent, vers 1900m d’altitude, la chaleur s’est faite plus présente et les nuages se sont déchirés, laissant apparaître un ciel d’un bleu divin.

Les quelques personnes ayant défié le ciel grisâtre de la vallée étaient des malins. Là, sur la terrasse du refuge, l’air et l’ambiance chantaient la sérénité et les plaisirs simples… une bonne table, une lumière féérique, une douce quiétude face aux aiguilles rouges…

Je vous laisse apprécier tranquillement et dans le silence les quelques photos qui illustrent ces moments…

Et bon appétit !

Stéphane


juin 21 2010

Petit film sur le canyon d’Orlu

Merci Pierrot d’avoir réalisé ce petit film qui va, je l’espère, donner envie de se j »eter à l’eau » !

http://www.youtube.com/watch?v=iUZGpNx22Ko

Le canyon d’Orlu se pratique encadré à partir de mi juillet. Il est situé au milieu du parcours acrobranche d’Orlu. Du coup, on peut faire une super journée 1/2 journée acrobranch’Orlu le matin et canyon l’après-midi. Faut pas hésiter à finir par un bon resto sur Ax… Si vous voulez des conseils, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous livrerons NOS bonnes adresses !

Et vive le soleil qui revient en force (mon visage a repris des couleurs… rouge quoi !)

Stéphane


juin 16 2010

Kayak sur le lac d’En Beys…

Une fois de plus, me voici reparti vers En Beys. Avec Juju, nous remontons en papotant ce sentier ami dans la lumière splendide d’un matin de juin. Les ruisseaux amorcent la décrue mais leur traversée réveille encore quelques orteils. La neige se rencontre au passage du petit col en arrivant au lac.

Le refuge est désert et Sylvain s’affère autour du pied du nouveau parasol. La météo a annoncé du mauvais pour le lendemain dimanche, occasionnant une absence de réservation pour le samedi soir.

Après une petite visite sur le « spot » où j’avais l’année passée observé une gentiane acaule blanche, fait rarissime, je reviens penaud au refuge et annonce à Sylvain mon désir d’aller tester le kayak monté récemment par hélico. Justement, Sylvain souhaitai me le proposer afin que nous réalisions la PREMIERE traversée du lac d’En Beys en kayak…

Quelques années auparavant, j’avais traversé dans le sens de la largeur le lac sur un petit bateau mal gonflé pour faire traverser le tuyau d’arrivée d’eau de source, armé de piolet pour franchir les « icebergs » qui flottaient en ce mois de mai 2003 sur le lac d’En Beys.

L’utilisation d’un kayak fourni par nos amis de « La Belle Verte », base d’eaux vives située près de Saverdun, s’avéra moins rock-n-roll et particulièrement grisante grâce à la neige, encore présente sur le bord du lac, mêlée aux éboulis plongeant dans le lac… un petit goût de Grand Nord inexploré !

Comme quoi, sans aller au bout du monde, le rêve est bien possible et l’ »aventure » encore réalisable, à condition de rester modeste et de laisser dériver patiemment son imagination, pourvu que cela se termine par un bon steak de boeuf élevé dans la Réserve d’Orlu !

Stéphane