avr 12 2012

Pâques autour d’En Beys

L’année dernière, j’avais convaincu Julien d’ouvrir une dizaine de jours le refuge d’En Beys. Le faible niveau d’enneigement nous avait permis de mettre en route le refuge sans trop de difficulté : électricité et eau…

 

Cette année, c’est avec un groupe de six Flamandes que je suis remonté pour Pâques à En Beys. Julien, Sylvain et l’ami Manu nous précédaient pour ouvrir le refuge après ces 5 mois d’hibernation. Et les conditions de neige étaient tout autre : encore un bon mètre cinquante autour du refuge… et pas d’alimentation en eau. Et l’eau, c’est important ! Boire, laver la vaisselle, le sol, faire cuire du riz ou des pâtes, tirer la chasse d’eau : des pratiques courantes dans nos pays riches. En allant remplir les bidons de 30 litres au lac, je me remémorais mes cours de géographie intitulés « pays en voie de développement ». La problématique de l’eau reste l’une des principales difficultés pour plus de la moitié de nos concitoyens vivant sur Terre… Se remettre dans ce contexte aide à soulever ses pieds qui s’enfoncent sans crier gare dans la neige molle de la fin d’après-midi.

 

« Mes » Flamandes, en tout cas, apprécièrent pendant ce temps les bords du lac, lézardant dans cette ambiance de rêve : neige, soleil sans vent… L’après-midi passa tranquillement entre papotage et sieste, ponctué par les prouesses d’un Manu fier d’être monté en ski et peignant de godilles l’entourage du refuge.

Julien, en cuisine, s’activait au repas du soir, démarré comme dans n’importe quel restaurant 5 étoiles par un apéritif accompagnant un foie-gras délicieux.

Le soir, apprentissage au coin du feu des règles de la belote, jeu inconnu dans le Nord de la Belgique. Rires et partage de refuge.

Le lendemain, la montagne nous gratifiait d’un autre visage, faisant cavaler les nuages et la neige dans des tourbillons de lumière. J’en profitais pour réaliser un nouvel itinéraire en raquettes entre vallée de la Grande Porteille et Couillade d’En Beys.

 

Un repas une fois de plus fameux (de la salade au refuge !) plus tard, nous descendions d’abord sous l’orage puis dans une lumière presque divine vers le parking, abandonnant marmottes et isards à leurs jeux printaniers…

 

Stéphane

 


mar 18 2012

Traversée Puymorens Orlu

Durant tout l’hiver j’ai encadré des sorties raquettes sur les massifs ariégeois. L’été je change de métier pour accueillir avec Julien, mon collègue,  les randonneurs au refuge d’En Beys dans la réserve d’Orlu. L’ouverture du refuge se rapprochant à grand pas il était temps d’aller lui rendre visite pour voir si les grands froids de ce mois de février n’avaient pas fait trop de dégâts…

Nous en avons profité avec Julien et Stéphane pour réaliser une belle traversé en ski de randonnée entre le col de Porté Puymorens et la vallée d’Orlu. Nous sommes partis tôt du col, en passant par la Coume d’en Garcie, en espérant que la neige ne ramollisse pas trop vite avec les températures estivales des derniers jours.

La descente en direction du refuge des Bessines  s’est déroulé d’abord sur de la neige gelé puis poudreuse dans la forêt exposée bien au nord mais devant traverser en direction des étangs Moulsut nous n’en n’avons pas trop profité…

Nous avons remonté ces merveilleux vallons de Moulsut en projetant avec Stéphane, également accompagnateur du bureau des guides, de futures randonnées en raquettes dans le secteur. Le passage de la Portella du Lanoux se fait sans encombre et le paysage s’ouvre sur le grand étang du Lanoux avec en fond le Pic Carlit.

Ensuite nous effectuons une grande traversée jusqu’à la grande Porteille d’Orlu. La descente sur l’étang d’En Beys est très agréable en neige transformée juste ce qu’il faut tant que l’on évite les versants est. La traversée du lac en skating est toujours un moment particulier pour nous qui avons l’habitude du paysage sans neige…

On passe au refuge faire une petite visite. A priori pas de gros souci, l’accumulation de neige autour du refuge a du servir d’isolant.

La suite de la descente devient plus variée avec de très bons passages au début puis de la neige très lourde, du slalom entre les arbres et les cailloux puis plus de neige du tout…

On a tout de même pu avec quelques courts portages arriver jusqu’au pont du Bisp en ski.

Sylvain

 


juin 16 2011

Avec les BTS GPN de Bretagne…

Emmener des « jeunes » (tranche 14 à 20 ans) en montagne faire de la randonnée n’est pas toujours très facile et demande souvent beaucoup d’énergie et de diplomatie. Aller expliquer que marcher, produire un effort pour atteindre un lieu en montagne avant de le quitter pour revenir au point de départ peut être un plaisir est régulièrement une gageure. Ce pari, parfois nous le réussissons a posteriori. Dernièrement, j’ai reçu un gentil mail d’une de mes anciennes « victimes » qui finalement, après coup, regrettait d’avoir tant pesté durant la rando et espérait pouvoir revenir rapidement en montagne pour en profiter un peu plus…

Avec des étudiants en « Gestion et Protection de la Nature », la problématique est tout autre. Ce n’est pas de les faire venir en montagne et découvrir les mille et une richesse de ces écosystèmes qui pose problème. C’est de les faire avancer alors que chacun de leur pas invite à une nouvelle pause d’observation de telle plante ou de tel insecte !

Personnellement, je ne suis pas de ceux qui s’adonnent à la recherche systématique du sexe du coléoptère rencontré. Je m’émerveille surtout de l’étrange mélange en perpétuelle recherche d’équilibre entre la faune, la flore et l’Homme sur des espaces montagnards au relief tourmenté, tantôt baignés de soleil, parfois sous la brume et quelquefois entre les deux, apportant une lumière si particulière et une ambiance féérique…

NOS BTS GPS de Bretagne sont un subtil assemblage de ces deux visions. Bien-sûr, leur coeur défend coûte que coûte la nature face à l’Homme mais avec humour et esprit de groupe.

Bref, je me suis régalé lors de nos quatre journées passées ensemble entre le Chioula et la Réserve d’Orlu. L’accueil de nos amis hébergeurs fut comme le plus souvent excellente et les quelques moments de pluie autour d’En Beys nous permirent de nous mesurer au ping-pong d’En Beys, discipline unique et réjouissante à 2000m d’altitude.

Que tous ceux qui doutent que la génération qui relèvera la nôtre de ses efforts soit en capacité de relever les défis phénoménaux qui nous attendent pour gérer au mieux les ressources plus ou moins renouvelables de notre bonne vieille Terre se rassurent. Vitalité, enthousiasme, caractère et connaissances existent bel et bien. Je le sais, je l’ai vu !

Merci à Jérôme et Pierre de l’Observatoire de la Montagne d’Orlu pour le partenariat et le plaisir de ces moments d’amitié.

Stéphane


mai 2 2011

Pâques au refuge d’En Beys

Voilà, nous sommes redescendus hier dimanche après 10 jours passés au refuge. Et c’est Julien, l’un des deux gardiens présent à En Beys depuis 2004 qui, dans un grand sourire,  formulait la synthèse de cette première uverture pour Pâques : « l’une de mes toutes meilleures semaines au refuge en matière de convivialité et d’ambiance  »montagne » ! »

Et pourtant, le début de notre séjour en ces hautes terres débutait de façon chaotique : pas d’eau ni d’électricité au refuge à notre arrivée… Après quelques vérifications auprès de l’expert « installation photovoltaîque », Julien tripotait l’armoire électrique et lumières et téléphone reprenaient vie. La problématique de l’eau nous occupa plus longtemps puisque une avalanche avait arraché le tuyau d’alimentation descendant du captage situé sous les aiguilles rouges, environ 100m de dénivelé au dessus du refuge de l’autre côté du lac. Après deux montées dans une neige cédant sous nos pas avec embouts, clés et pinces, tuyau et pas mal d’énergie, l’eau pouvait à nouveau s’écouler en direction du refuge… mais se retrouverait stoppée pas les bouchons de glace formés à  l’intérieur du tuyau situé en contrebas au passage du lac. Il fallut finalement près de 2 jours pour récupérer un filet d’eau puis un jet puissant au refuge, à notre grand soulagement.

Les premiers jours furent également marqués par une météo capricieuse, alternant période d’éclaircie et tempête de neige ou de grêle. La fréquentation du refuge fut donc feutrée, nous permettant de faire vraiment connaissance avec les plus téméraires autour d’un bon feu, d’une nourriture riche et de franches parties de rigolade.

Il faut dire que les objectifs que nous nous étions fixés avec Julien ne concernaient pas le nombre de personnes accueillies mais les ascensions du « couloirs » des Aiguilles Rouges et le Pic de Beys. Concernant le premier objectif, la faible épaisseur du manteau neigeux en altitude (caractéristiques d’une fin de mois de mai…) imposait trois passages en mixte (roche et glace) dont le premier côtait déjà aux alentours du grade VI… Nous renoncions un peu déçus mais heureux des émotions déjà éprouvées lors de la première moitié du couloir.

La montée au pic de Beys fut par contre couronnée de succès, grâce à l’utilisation du piolet et des crampons , ces derniers surtout utiles dans les pentes herbeuses raides du couloir menant au sommet. Julien attribuait un nouveau nom à cette pratique : le « dry gispet » !

Depuis ce sommet situé entre la vallée d’En Beys et celle des Peyrisses, nous surplombions l’itinéraire reliant le barrage de Naguilhes et la Couillade d’En Beys, sentier aisé en été mais plus technique tant que la neige recouvre les pentes qu’ils faut franchir à flanc pour rejoindre le grand col. Aussi, je proposai à Julien de redescendre côté Peyrisses depuis le sommet pour aller faire la trace dans la fameuse traversée problématique. Après une hésitation en voyant le terrain à redescendre, il me fit confiance et je le redescendais en moulinette durant quatre longueurs : un nouveau beau moment de montagne et d’esprit de cordée !

Et puis je ne sais si je peux en parler ici, mais il existe un autre plaisir à monter là-haut lorsque la neige est encore bien présente et que le lac n’est pas complètement dégelé… il est possible de s’évader dans le Grand Nord canadien ou russe, dans les Spitzberg ou au Groenland en pratiquant du kayak sur l’étang d’En Beys… Magique et envoûtant !

Merci à Mathilde et Tifenn pour leur douce présence, à Manu qui apporte toujours de la joie dans sa musette, à toutes celles et tous ceux qui sont passés ou sont restés durant ces quelques jours et qui ont contribué à faire du refuge d’En Beys un petit ilot de sérénité dans ce monde trop souvent chaotique…

Vous savez quoi, on remettra ça à Pâques l’année prochaine et en attendant, le refuge réouvre en continu à partir du 26 mai prochain. Que cela se sache !

Stéphane


nov 18 2010

Première sortie ski de rando de l’hiver…

Alors que certains d’entre nous participent à des réunions ou travaillent au bureau, certains autres, les plus chanceux, ont profité de la belle journée d’hier mercredi pour rechausser les skis après le long « estivage ».

Ainsi, le team « gardien de refuge » du Bureau des Guides (Stephane des Estagnous et Sylvain d’En Beys), accompagné par Filou, le jeune chien de Stéphane, est allé voir du côté du Pedrons, en partant du Pas de la Case, si la neige était toujours aussi blanche, aussi froide et glissante !

Conclusions : de belles photos pour nous donner à tous envie d’aller vérifier ces éléments par nous même !

Pour ma part, ce sera demain vendredi !!!

Stéphane


août 5 2010

Même la rando estivale possède des codes…

Le récit suivant s’appuie sur une anecdote que j’ai vécue récemment en passant à l’Office de Tourisme d’Ax-les-Thermes. Il illustre les risques liés au manque d’expérience des novices d’une activité pourtant simple d’un point de vue technique : la randonnée en montagne.

 

Paul et Annie ont deux enfants de sept et dix ans. Ils habitent à Nantes et décident pour les vacances d’été de découvrir la montagne pyrénéenne. Passant à l’Office du Tourisme, ils achètent sur les conseils de l’hôtesse d’accueil un topo-guide de randonnée.

Après une belle grasse matinée, la petite famille choisit la randonnée n°7 qui mène au Lac Bleu en 2 heures 30 de marche. Après le pique-nique dégusté près du parking de la randonnée, ils suivent les « balises » peintes sur les rochers en direction du lac. Près de 3 heures plus tard, après une belle grimpette, ils ne sont toujours pas en vue du lac. Néanmoins, Paul veut atteindre le but de la randonnée et insiste auprès des siens pour poursuivre encore un peu. Les enfants boudent et traînent des pieds à l’arrière, déjà bien fatigués par cette marche forcée. Annie relit le topo-guide et ne s’explique pas la différence entre le temps de marche proposé sur le papier et la réalité de leur journée en montagne.

Le temps est lourd et chaud et l’après-midi déjà bien entamé. Habillée légèrement, notre petite famille ne décèle pas les signes avant-coureurs du changement de temps. Puis d’un coup, l’orage s’abat, violent, accompagné d’un peu de grêle et d’un fort coup de vent qui fait très rapidement chuter la température. Les enfants ont peur et froid et les parents accélèrent le pas dans la descente. Au détour d’un virage, dans la précipitation, ils quittent le sentier balisé et se perdent alors que la brume envahit la montagne… Heureusement, l’orage passe et la brume se dissipe lentement. Après quelques minutes et une chute sans gravité, Paul retrouve le bon sentier pendant qu’Annie rassure les enfants. Vers 20h, les voilà revenus à la voiture dans laquelle les enfants s’endorment rapidement…

Le lendemain, Paul arrive énervé à l’Office du Tourisme et tombe sur un Accompagnateur en Montagne passant distribuer sa documentation. Après un résumé de la journée de la veille, l’Accompagnateur en Montagne explique à Paul calmement la différence entre une randonnée réussie et la mésaventure de la veille.

Premièrement, la montagne appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est difficile lorsque l’on est en vacances mais il est toujours préférable de partir de bonne heure afin de profiter de la fraîcheur matinale, de conditions météorologiques souvent plus stables le matin et d’une marge de sécurité en cas d’imprévus.

Ensuite, il faut comprendre que le temps de marche annoncé dans le topo-guide est un temps moyen. Personnellement, je marche environ deux fois plus vite que les temps indiqués, certaines personnes deux fois moins vite… Il faut ajouter au temps de marche les nombreuses pauses qui jalonnent une sortie en montagne,  notamment lorsque l’on randonne avec des enfants. Il faut savoir s’arrêter, se reposer, s’alimenter, s’amuser pour que la journée soit bien vécue par l’ensemble des participants.

Il faut aussi savoir renoncer si l’on doute de ses capacités ou de la forme physique ou psychologique d’un des membres du groupe ou de la famille. En effet, il faut toujours rester ensemble et l’on doit s’adapter au niveau du participant le plus faible. Trop souvent, je croise des groupes qui randonnent à plusieurs minutes d’intervalle, les premiers gravissant allègrement le sentier alors que les derniers, fatigués, râlent après avoir manqué un embranchement ou réclament la gourde d’eau portée par une des personnes marchant à l’avant…

Pour que la montagne reste toujours un lieu de plaisirs et de contemplation…

Stéphane


juil 22 2010

Faut pas s’en faire…

La vie au grand air, le dénivelé réalisé, les changements climatiques fréquents usent l’organisme du montagnard…. Heureusement, des lieux accueillants sont nichés au détour d’une vallée ou d’un lac, apportant chaleur et réconfort. C’est le cas du refuge d’En Beys.

Il y a quelques jours, j’y suis remonté pour amener quelques légumes, fruits et journaux essentiels (L’Equipe et le Midi Olympique…). La montée se déroula sous un plafond nuageux bas et humide. Et puis comme souvent, vers 1900m d’altitude, la chaleur s’est faite plus présente et les nuages se sont déchirés, laissant apparaître un ciel d’un bleu divin.

Les quelques personnes ayant défié le ciel grisâtre de la vallée étaient des malins. Là, sur la terrasse du refuge, l’air et l’ambiance chantaient la sérénité et les plaisirs simples… une bonne table, une lumière féérique, une douce quiétude face aux aiguilles rouges…

Je vous laisse apprécier tranquillement et dans le silence les quelques photos qui illustrent ces moments…

Et bon appétit !

Stéphane


juil 12 2010

Randonnée autour d’En Beys avec l’APBG

En ce dernier week-end de juin, nous sommes « remontés » dans la réserve d’Orlu avec 14 membres de l’Association des Professeurs de Biologie et de Géologie. Autant dire que j’étais bien entouré et que j’ai certainement plus reçu que transmis d’informations, notamment sur la flore !

Notre petit groupe s’est rapidement mis en route et rapidement… arrêté pour le casse-croûte du midi. Durant la montée, les nuages se sont fait plus présents et l’arrière du groupe, le « gruppeto », a reçu quelques gouttes puis une bonne averse avant de parvenir au refuge d’En Beys.

Après une bonne soirée dans la salle commune, quelque peu bruyante par la présence d’un groupe de sportives (une fois n’est pas coutume)  ayant tenté une réhydratation à base de punch, de bière et de vin, la nuit fit se dissiper les nuages d’orage.

Le lendemain matin, sous un ciel bleu magnifique, le tour « du bout du lac »  nous permit de retrouver quelques représentants d’une espèce rare, la gentiane acaule blanche ainsi que la fameuse Drosera (plante insectivore) grâce à l’oeil affûté d’Aimée.

Il était temps de redescendre avant l’orage pour qu’une partie du groupe puisse profiter de la visite aux grottes de Niaux et de la Vache. Pour ma part, un vilain fil de fer mal placé m’obligea un changement de roue sous l’orage et un déluge d’eau…

Comme me l’a dit mon garagiste : « ah ça, ça tombe toujours soit la nuit, soit sous la pluie ! »

Stéphane


juin 2 2010

Soirée « académique » au refuge d’En Beys (01/06/10)

Quand la journée de travail se termine, deux options s’offrent souvent à moi. Redescendre d’Ax-les-Thermes vers ma verte Barguillère ou partir vers le haut et rendre visite aux copains qui tiennent certains refuges ariégeois.

Hier soir, l’appel de la montagne a été le plus fort. Malgré une météo incertaine, me voici parti à remonter en trottinant la piste qui mène à la jasse de Gaudu. Les derniers promeneurs regagnent le parking alors que mon corps rentre en action.

A Gaudu, le dernier observateur d’isard de la Réserve, emmitouflé dans « l’abri bus », me jette un oeil surpris en me désignant 2 isards en face sous le Rec de Terres.

Puis le « désert humain », celui que j’adore retrouver dans ces fins d’après-midi solitaires. Seules quelques marmottes s’inquiètent de ma présence. Un gorgée d’eau à la source, une bonne inspiration et me voilà dans le dernier « rapaillou » où les langues de neige fondent comme peau de chagrin.

Et le refuge, vu et revu de si nombreuses fois, attirant mon pas dans un plaisir renouvelé…

Juju et Sylvain sont afférés aux fourneaux et les blagues fusent. Thérèse, Pierre et Jérôme, de l’Observatoire de la montagne d’Orlu, ont accompagné une quarantaine de gamins et leurs professeurs venus des Haute-Pyrénées dans ce paradis altier.

Apéro, service, vaisselle et le calme revient dans la salle commune après les histoires racontées aux enfants pour un bon repas entre pôtes.

Une fois de plus, nous refaisons le monde. Une fois de plus, nous partageons ces moments simples des soirées montagnardes.

Au petit matin, je suis déjà sur le chemin du retour pour poursuivre le boulot au local du Bureau des Guides en compagnie de Charlène, notre nouvelle coordonatrice durant le congé parental de Marie.

Vivement la prochaine remontée !

Stéphane


nov 13 2009

Le retour de la neige !

Ca y est ! Après un automne une fois de plus magnifique (peut-etre meme un peu trop chaud…), la caravane hivernale montre à nouveau le bout de son nez. Le froid revenu, c’est une véritable déferlante neigeuse qui sévit le week-end dernier dans les Pyrénées. Et c’est tant mieux !

p1050278_2

Les plus accros ont déjà ressorti les skis ou les raquettes et ont profité en début de semaine de conditions idéales pour une reprise tout en douceur des joies de la glisse.

p1050286_3

Hier, le vent du sud a retrouvé de la vigueur et la température est remoontée brusquement, nous permettant un pique-nique torse nu à 1500m d’altitude à la cabane de Gireys (mais nous en reparlerons…).

En attendant, voici des photos d’une sortie sur la station d’Ax encore fermée en ski de randonnée : belle ambiance hivernale et neige de qualité !

Merci à Sylvain pour les photos.

Stéphane