fév 14 2012

Ski de rando au Bouirex

Petite sortie ce dimanche 12 février avant l’arrivée d’une nouvelle perturbation neigeuse. On a décidé de changer de secteur et d’aller faire un tour dans le Couserans.
On est parti du col de Catchaudégué au dessus de Seix pour aller faire un tour sur le Cap de Bouirex. Au vu des dernières sorties en montagne les conditions de neige ont bien changé. On trouve beaucoup de neige soufflée et cartonnée et les versants sud ont commencé à crouter… du coup on se rabat sur la forêt en versant nord qui elle a gardé la neige fraiche…
Comme prévu la neige est bonne dans la forêt mais dès que l’on en sort cela devient plus compliquer. On a même dû chausser les crampons pour finir l’arête Est sous le sommet. Encore une sortie sympa où l’on chausse et déchausse les skis à partir de la voiture.

Des chutes de neige sont prévues pour les prochains jours… L’hiver est bien là pour notre plus grand plaisir.

Sylvain


fév 14 2012

Ski de Rando au Mont Fourcat

La météo de la semaine dernière a été généreuse. On en a profité pour parcourir les montagnes tant que l’on en a le temps avant les vacances scolaires de février.


Il n’y a pas si longtemps on était monté au Mont Fourcat en VTT mais depuis l’hiver est bien arrivé. On y est donc retourné en ski de randonnée jeudi 9 février avec Stéphane AMIEL du bureau et cinq autres amis motivés pour profiter à nouveau de ces superbes paysages. Les conditions d’accès routier étant un peu délicates, il y avait peu de monde dans le secteur. On s’est garé juste au-dessus du village de Croquier avant de partir ski au pied sur la route.


On l’a rapidement quittée pour emprunter les sentiers et pistes qui mènent à travers la forêt sur la crête du Fourcat. Nous sommes heureux de constater que le vent ne souffle pas trop fort, car il faisait déjà -12°c au départ… Arrivés au sommet nous ne tardons pas car, avec l’altitude, le vent s’est renforcé et la température a fortement chuté. On se réfugie dans la cabane pour partager un bon repas arrosé de thé, café et autres boissons… avant de repartir pour profiter de belles descentes entrecoupées de petites remontées en peau de phoque pour rester chaud…

La neige est encore bonne en versant sud même si elle commence à se transformer.

On rejoint la voiture ski au pied et on continue la descente en voiture sur une route encore toute blanche, mais cette fois en évitant la glisse…

Sylvain


fév 1 2012

Thailande – dernier chapitre : Nam Pha Pa Yaï

Le « Roc trip » de l’équipe ariègeoise du BGPA (Stef D, Rémi, Yan et moi) arrive à terme…


Après 3 semaines de grimpe intensive dans le sud de la Thaïlande, nous sommes remontés à 3h au nord de Bangkok, pour quelques jour en pleine jungle, dans l’éco-guesthouse de notre ami français, Ben Grasser, lui aussi BE escalade. Notre hôte est installé depuis trois ans dans ce lieu paradisiaque, ou entre deux constructions de bungalows en bambous, il équipe à tour de bras des nouvelles voies d’escalade (une trentaine à ce jour)…
Super accueil, son épouse, Joy, nous concocte chaque soir de nouveaux petits plats thaï, toujours meilleurs les un que les autres !

Ce lieu est reposant et dépaysant à souhait, les lignes sont à la hauteur des paysages et de la faune locale : variés et grandioses !


Mais pour nous, l’heure n’est toujours pas au repos et on écume les voies les une après les autres avec une boulimie certaine. L’escalade ici est différente du sud du pays, il y fait un peu moins chaud (28°C à 7h du matin), et le terrain demande un autre type de courage. Pour accéder à la falaise qui se trouve à moins de 5 minutes de notre camp, il nous faut empreinter une tyrolienne de 100m qui traverse la rivière, ça passerait à la nage mais les « varans monitor » atteignent ici 4m50 de long !
Puis, il faut marcher un peu en jungle, prudemment, car les cobras et autres reptiles verts fluos grouillent par ici… Sans compter les tarentules appréciant le confort de nos chaussons d’escalade restés trop longtemps au pied des voies… enfin, on est mieux sur le rocher car à par quelques petits pythons (3m Maxi) et quelques geckos, on est tranquille, particulièrement dans les voies durs dépourvues de gros trous ! Il faut juste faire preuve d’un peu de délicatesse lors de la redescente de ces devers prononcés lorsqu’on arriver dans le sommet des arbres ou nichent des gros nids de fourmis rouges !! Ahhh l’exotisme…
Du coup, le soir, lorsqu’on rencontre un petit scorpion dans la douche, on en rigole !

C’est donc plein de bons souvenirs et les bras explosés que l’heure de rentrer en France arrive, point de bestioles dans notre beau pays, juste 57°C de moins !!!

On reviendra l’année prochaine, sans aucun doute pour un autre trip avec extension au nord : Laos – Chine !? Enfin en en rêve déjà…

Rod


fév 1 2012

Expédition spéléo en Papouasie: arrivée à l’autre bout de la planète

Après 44 heures de voyage, en suspens dans le monde irréel des aéroports entre Paris, Dubaï, Singapour et Port Moresby, nous voici enfin à Kokopo, une petite ville côtière à la pointe nord de l’île de Nouvelle Bretagne, quasiment à l’autre bout de la planète.

Le décalage avec la France est de 10 heures mais il est surtout culturel!

Voici le premier numéro de notre journal d’expédition sur AriegeNews, les suivants seront envoyés par téléphone satellite depuis notre camp de base en pleine forêt des Nakanaï, 900m au-dessus du village de Pomio dans la Baie de Jacquinot.

Nous sommes 3 Ariégeois (dont Phil Bence, membre du BGPA) participant à l’expédition nationale 2012 d’exploration spéléologique de la FFS (Fédération Française de Spéléologie). Notre équipe se compose de 13 personnes, Français et Suisses, tous spécialistes de spéléologie et passionnés d’aventure.

A notre arrivée, les premières nouvelles ne sont pas toutes bonnes.

-Notre container de matériel parti en novembre de France a pris du retard à cause de tempêtes dans le pacifique.
Nous avons reçu la confirmation de son arrivée seulement aujourd’hui, ce vendredi 27 janvier.
Une partie de l’équipe s’est rendue au port de Rabaul pour faire la réception et les formalités douanières de rentrée en Papouasie. Espérons que ce ne sera effectivement que des formalités…

- A cause de la faiblesse de l’Euro face au Dollar, nous avons perdu 40% de pouvoir d’achat en Kina (monnaie locale) par rapport à notre dernier séjour en 2010, dur pour nos finances car la vie est chère ici, plus qu’en France…

- La ligne aérienne de bimoteur 6 places jusqu’à Pomio est interrompue, le bateau, avec ses aléas, sera notre unique option pour rejoindre la baie et en repartir en mars…

Tous ces imprévus font partie d’une expédition en Papouasie et nous le savons trop bien car c’est la 5e pour nous sur cette île depuis 2002.

Rien d’insurmontable et surtout pas de quoi entamer notre motivation à poursuivre la découverte des réseaux immenses cachés sous ces montagnes.

Nous en avons déjà découvert et cartographié plus de 50 kilomètres dont 15 sur la zone de la Matali (nom de la résurgence qui draine le massif) en 2010.

C’est là que nous retournons cette année, afin de poursuivre l’exploration et la connaissance de ce monde souterrain envoûtant.

Au fil des explorations, un réseau majeur se dessine petit à petit sur les cartes.

Nous espérons lever les points d’interrogation laissés 2 ans plus tôt à l’extrême aval, 550 mètres sous terre après avoir franchi 2 siphons (passages noyés).

Nous allons poursuivre aussi le courant d’air dans les réseaux supérieurs, après l’escalade de parois verticales pour rejoindre les entrées supérieures cachées sur les hauts plateaux plusieurs centaines de mètres au-dessus.

Voici les objectifs majeurs de notre voyages, pas très conventionnel j’en conviens mais tellement passionnant!

Nous allons enfin tourner des images en vue de réaliser un film avec Petzl pour partager nos aventures sur grand écran.

La suite au prochain numéro!

Explos – Expédition Wowo 2012
Le site de l’expédition: www.2012.papouasie.org

Par email, Phil Bence, Florence Guillot, Guillaume Capgras

Posté par Rod


jan 29 2012

Thailande, Koh Yao Noï rock island trip

Petite île située dans la baie de Phang Nga entre Krabi et Phuket, Koh Yao Noï est un dépaysement total face à la vie hyper active menée sur Ton Saï. Un véritable havre de paix.

Notre camp basé non loin du port de Tha Khao, 2 bungalows en bambou sur la plage, avec un confort spartiate mais largement suffisant, nous offrent une superbe vue sur la mer. Enfin du silence, de la paisibilité mais toujours autant d’escalade !!! Notre programme est une véritable boulimie de grimpe (6j sur 7j !) tant les voies sont belles.

Le secteur principal et l’un des plus beau : « The Mitt » se situe à 15min de bateau dans une petite crique portant le nom évocateur de « Paradise ». Après le débarquement sur une petite plage déserte au sable blanc, s’en suit une courte marche d’une dizaine de minutes dans la jungle pour arriver au pied des voies et là… nous restons tous « cloué » face à la hauteur des voies (40m) colorées et face à des concrétions géantes, des stalactites de plus de 20m de haut… Les lignes sont tout simplement démentes !!! On enchaîne tout : 6b majeurs, 6c extraordinaires, 7a acrobatiques, 7b athlétiques, 7c violents ; tout est dément tant par la variété de prises que par les itinéraires autour/entre les stalactites et autres oppositions entre les colonnes, le tout à plus de 30m de haut avec pour arrière plan, la jungle, la plage, puis la mer avec ses innombrables îles et îlots!

Ça grimpe tous les jours, les doigts chauffent et les bras nous tirent, contrairement à d’habitude, nous n’avons mal au bout des doigts (manque de peau) mais nous avons mal aux premières et deuxièmes phalanges suite à la préhension des bacs !!! du gros délire.

La chaleur est omniprésente (35°C de moyenne), le réveil est à 7h (qui a dit que les grimpeurs sont des fainéants ?) afin de profiter de la fraîcheur, puis après nous grimpons en fonction de l’exposition des autres secteurs pour être à l’ombre. Avec un minimum de 3 litres d’eau par jour (la bière uniquement le soir), nous nous efforçons de nous adapter au mieux aux conditions tropicales.

Des kilos de magnésie et des serviettes au pied des voies sont indispensables pour éponger la sueur. En guise de pic-nique, le fameux « sticky rice » à différents parfums : mangue, banane, noix de coco, flancs sucrés nous apportent « confort » et énergie nécessaire pour faire nos croix.

Nos soirées régulièrement menées autour de parties de cartes endiablées (8 américains quand tu nous tiens …), se passent dans différents restaurants pour gouter encore et toujours plus de différents plats thaï, « yellow cury », « cachew nuts chikken », « fried fishes », « pad pet fish » et bien d’autres encore.

Nous avons pu rencontrer les 2 équipeurs des sites (2 américains) et discuter de leur incroyable travail d’équipement et de rééquipement des voies. Ici et dans tout le sud de la Thaïlande, un phénomène exceptionnel de corrosion des amarrages par l’eau dans les fissurations calcaires additionné à l’environnement salin et à des chaleurs proche de 35°C en moyenne, impose l’utilisation de broche en « titanium ». ( 10 USD/ broche !)


Ce coin regorge d’un tel potentiel de falaises et « deep water solo », que nous proje tons d’ors et dé j à tous d’y retourner avec des points et un perforateur !

En bref Koh Yao Noi, vaut véritablement le détour, une escale y est obligatoire pour les amoureux de nature et de grimpe…Toute l’équipe remercie Will pour cette découverte .

Toute l’équipe a souhaité vous faire partager cette aventure au travers ces articles. Vous comprendrez que pour rester en cohérence avec les activités de montagne qui animent notre passion ainsi que dans la déontologie du Bureau des Guides (respect des autres et de l’environnement) ,  nous souhaiterions conserver ce petit paradis de grimpe loin de l’industrie touristique,  qu’il reste préservé pour sa beauté, sa propreté et sa douceur de vivre… comme beaucoup d’autres coins encore sauvages… Si vous comptez un jour venir y grimper, pensez-y !

Dernière partie de notre aventure dans un prochain post…

Steph D


jan 23 2012

VTT au Mont Fourcat

Alors que les conditions de neige ne sont pas propices à la pratique du ski de randonnée nous avons utilisé nos skis de randonnée d’été pour continuer à parcourir les montagnes. C’est donc sur nos VTT que nous sommes partis de Mercus en direction du Mont Fourcat. La température est fraîche mais la montée sur la route de Croquié nous permet de nous réchauffer rapidement. On monte tranquillement, la journée n’est pas finie…, jusqu’au col du Traucadou pour poursuivre sur la piste forestière. Jusqu’au bout de la piste la montée, malgré quelques rampes un peu plus raides, est régulière et roulante.

A partir de là, le chemin se redresse et il devint difficile de rester sur le vélo. Heureusement à la sortie de la forêt le paysage récompense nos efforts. La suite est un long cheminement alternant pédalage, poussage et portage sur la crête ouest du Mont Fourcat avec au sud, vue sur la chaîne des Pyrénées et au nord, vue sud la plaine.

Sur la fin vers 1 800 mètres d’attitude la neige fait sont apparition mais elle ne dérange pas à la progression car elle est portante.

On arrive enfin au sommet et la vue déjà splendide devient grandiose avec un panorama à 360 degrés. Nous ne traînons pas car, à cause du vent, la température a nettement fraîchi. On attaque non sans plaisir la descente en faisant attention de ne pas glisser sur la première partie enneigée.

On poursuit en exploitant au maximum les nombreux et splendides singles du secteur qui finalement nous amenent à Croquié puis Arnave. On n’a pas pu résister à l’envie d’allonger un peu la journée en empruntant les beaux sentiers de la vallée d’Arnave.

Nous rejoignons enfin  Mercus après une belle et longue  randonnée de 2000 mètres de dénivelé positif mais surtout négatif… Malgré le manque de neige il est toujours possible de se faire plaisir en montagne soit en VTT, en randonnée ou bien en alpinisme….

Sylvain


jan 11 2012

Formation sur la gestion du risque d’avalanche

Nous étions à Ascou-Pailhères ce dimanche pour une petite rando et une formation sur la gestion du risque d’avalanche dans les sports d’Hiver.

Constitué de la sympathique équipe de montagne du GAG de Pamiers, nous avons abordé et pratiqué  plusieurs exercices  lors de cette belle journée en montagne:

-Prise de contact avec le matériel ARVA, pelle, sonde. Description et entraînement à l’utilisation des appareils de recherche de victimes d’avalanche (ARVA), recherche simulée de victimes sur site naturel avec pelle et sonde.

-Organisation des secours et recherche de plusieurs victimes sur le lieu d’une avalanche.

-Gestion du risque et prise de décision à partir du bulletin d’avalanche.

-Comprendre les mécanismes du manteau neigeux et la formation des avalanches

-Apprendre à évaluer les risques d’avalanche (selon l’inclinaison de la pente, son orientation, etc.)

Cette formation très intéressante, élargira vos connaissances pour acquérir plus d’autonomie dans la gestion du risque d’avalanche.


jan 11 2012

Alpinisme Hivernal au créneau d’Endron dans le Vicdessos

Nous avons gravi tous les 4 ce samedi 7 le créneau d’Endron.

Très belle ascension au cœur du vicdessos, dans des supers conditions de neige et glace avec  un beau temps et un paysage à couper le souffle.

Belle première course pour  tous les 3, une expérience authentique avec une véritable ambiance de haute montagne.

A refaire absolument !


jan 11 2012

Et pendant ce temps là, en Thaïlande…

Sawadee kap !

Considéré comme l’un des plus gros spot de grimpe hivernal, depuis plus d’une dizaine d’années, « Ton saï »,  petit village situé dans l’archipel de « Krabi », au sud de la Thaïlande, accessible par 15mn de bateau, a ouvert ses portes et ses falaises à l’équipe « estivale » du Bureau des Guides d’Ariège

C’est donc en compagnie de Rod, Remi, Yann, Stef D et 3 autres  amis, que nous avons décidé de partir faire un « Roc-trip » en Asie ce mois de janvier.

Afin de découvrir l’ensemble de l’archipel et toutes les possibilités de grimpe : « Railey  Est », « Ouest », puis « Ton saï », nous avons établis notre camps de base dans une « gest house » locale, petits bungalows en bambou entre plage et jungle…

Les falaises calcaires sont superbes : pour la plupart, sculptées de haut en bas, colonnettes, stalactites, trous, et autres concrétions, colorées, ocre, blanc, beige, ouvrent tout un panel de préhensions. Le panorama depuis les secteurs, nous offrent une vue imprenable sur les plages de cocotiers et eaux turquoises de la baie…

L’escalade est abordable pour toute personne ayant déjà pratiqué un peu (6a / 6b) mais un bon

nombre de voies dans le 7eme degre aura raison de nos phalanges… Dans un style plutôt athlétique, l’escalade y est agréable, toutes les voies sont une véritable régal de gestuelles. Nos journées sont rythmée par la grimpe, baignade et cuisine thaï : petits plats tel que le « Masaman green curry » et « papaya salade » animent nos papilles chaque  soir. La vie locale est assez touristique, Railey accueil des flots de touristes, suite à cette réputation de vacances dépaysantes avec se bords de mer aux plages de sable blanc.  D’après certain, le développement touristique évolue très /trop rapidement avec le confort moderne nécessaire a l’accueil des vacanciers (pas seulement grimpeurs) et tous les problèmes de gestion des déchets qui s’en suivent (traitement des eaux usées, évacuation des poubelles).

Nous resterons encore quelques jours pour finir de grimper les secteurs, manquant à notre carnet de croix  et découvrir quelques fameux spot de « water solo » puis nous partirons sur une ile secrète, grâce à Will, un contact de Yann, BE Escalade lui aussi, qui voyage et grimpe en Thaïlande depuis une dizaine d’années….

…la suite de nos aventures très bientôt…

Stef.D et Rod


jan 10 2012

Nuit caline en cabane…

Le titre est complètement « marketing » ! Enjoliver la réalité dans le but de donner envie aux « autres » d’acheter les mêmes émotions en s’appuyant sur ce que veulent entendre ou lire ces mêmes individus, voilà  la définition du marketing. Je vais cesser sur le champ d’écrire ce mot qui me fait crier au loup et pousser des pustules jusque sous les bras !

Non, franchement, si j’écris ces quelques mots, c’est pour évoquer et partager MES émotions et MON plaisir. Imaginer le tableau : nous sommes vendredi soir et aucune sortie n’est assurée pour le week-end. La météo annonce grand beau et les vacanciers sont partis depuis quelques jours. Un besoin de recentrage égoïste se fait sentir. le souvenir d’une reconnaissance automnale qui offre la surprise d’une belle cabane bien aménagée, disposant d’un cheminée et d’eau à moins d’une demi-heure de marche se rappelle à moi. Le compère est dispo le lendemain et mon entourage intime, ma belle et mon chien, est partant : en peu de temps, la voiture est chargée et le chien installé sur la plage arrière. En moins de temps encore, nous récupérons Juju aux Cabannes et quelques virages plus loin, nous abandonnons notre véhicule pour remonter le superbe sentier qui serpente dans la hêtraie.

La suite, ce sont les raquettes au pied, le bois mort rajouté sur le sac, une arrivée en douceur à la cabane, l’approvisionnement en eau, la soirée autour du feu, les camenberts rôtis et les patates chaudes… Pleine lune ou presque, l’odeur du feu et des grands espaces, les cartes à jouer qui remplacent l’écran et les étoiles qui rappellent notre fragilité…

Le chien se couche entre ma douce et moi, tous blottis pour affronter une nuit hivernale en cabane. La température reste positive grâce à la cheminée et notre chaleur corporelle jusqu’aux lueurs rosâtres du matin naissant…

Un petit dej plus loin, les raquettes puis les crampons nous assurent le pas dans la pente souvent gelée. Le petit chien joue les équilibristes sur ce sol parfois rusé. Il fait beau, le vent s’estompe et la journée passe dans la béatitude d’une aventure montagnarde…

Et certains, dans la vallée, parlent de marketing…

Stéphane