juil 16 2013

Montagne & escalade à l’Aiguille d’En Beys 2632m – 9 & 10 juillet 2013

Comme chaque année, Jean-Pascal, un fidèle habitué du Bureau des Guides me recontacte pour un petit périple dans les montagnes Ariégeoises. Cette année nous décidons d’aller explorer les Aiguilles d’En Beys. La voie retenue est coté D sup et fait 200m.  Le 1er  jour , l’après-midi est consacré à la montée au refuge. Sylvain et Marine, les gardiens du jour nous réservent un super accueil, le temps est couvert et orageux. Qu’en sera-t’il demain ?

Réveil 6h grand beau, une belle journée s’annonce…

L’approche se fait en partie sur de bons névés recouvrant un infâme chaos de blocs, trop facile…

La voie est très belle empruntant judicieusement les faiblesses du pilier. Les difficultés sont raisonnables et n’excèdent pas le 5C. 6 longueurs et c’est le sommet, on aurait bien continué pour quelques longueurs de plus…

 

 

La descente toujours sur la neige vers les étangs de la Grave toujours gelés nous ramène rapidement au refuge. Une bonne assiette pleine de bonnes choses et nous sommes prêts pour la descente.

 

 

 

 

Conclusion, 2 jours d’immersion dans ces belles montagnes d’en Beys. Certes la marche d’approche reste un peu longue; Mais au-delà de la voie très belle, le plaisir de fréquenter ce milieu très enneigé à cette époque-là de l’année nous restera longtemps gravé comme un bon moment de montagne !

Bruno

 

 


juin 19 2013

C’est beau un troupeau là-haut !

Le temps qui passe ne goutte plus. Il est tant de s’évader vers des lieux où se marient le bleu du ciel et le vert des prairies. C’est précisément ce que je me disais ce matin en ouvrant les volets de ma chambre. Et ces petits points blancs immobiles à peine perceptibles sous le Picou modifièrent quelque peu mon programme matinal !

La vallée de la Barguillère recèle de petits coins champêtres et secrets où la vie s’écoule paisiblement loin des tumultes du monde. Au dessus du village de Cazals, plusieurs bouts de route rapprochent de sentiers bordés de châtaigniers qui traversent la vaste forêt du Consulat de Foix.

Le soleil est encore bas lorsque le coucou nous accueille, mon chien et moi dans cet univers végétal. J’ai besoin de me dépenser après de trop longues journées passées devant ce clavier qui me sert de plume et je quitte rapidement le chemin pour « attaquer » droit dans la pente au milieu des ébranchages d’un dernier chantier forestier vers le col du Calmil. Le tee-shirt déjà humide, je m’arrête quelques instants à la limite supérieure de la forêt. En guise de petit déjeuner, quelques gâteaux secs et une rasade d’eau feront l’affaire. Vers le haut, l’herbe encore rase de ce printemps froid et pluvieux retrouve timidement son vert de vie. Plus bas, un chevreuil s’étonne de notre présence et s’enfuit en aboyant au milieu des grands hêtres, ceux-là même que Camille Muller, le célèbre paysagiste, encensait l’autre jour durant son grand entretien avec Thomas Busnel sur France inter lorsqu’il citait l’Ariège pour témoigner de son éblouissement devant ses belles hêtraies.

Alors que deux alouettes piaillent avec panache dans un ciel d’un bleu impeccable, une nuée de mouches s’éparpillant au dessus d’une bouse indique la proximité du troupeau. Presqu’aussitôt, un premier son de cloche retentit dans la montagne, un peu plus haut. Elles sont là, près de la cabane de l’homme mort, sous la protection du dieu Picou, phare de notre vallée. Un parfum particulier se dégage du reposoir nocturne. Impossible de trouver le mot qui définit cet instant oublié depuis le printemps dernier, encore plu vivace cette année après ces longs mois de neige qui figent les odeurs comme les sons. Quelques brebis se mettent en mouvement à notre arrivée. Il va falloir reprendre les bonnes habitudes avec le chien. Ce dernier se moque totalement de tous ses congénères animaliers et domestiques qu’il fréquente en montagne. Dès leur approche, il se cale dans mes pas machinalement, sans aucune animosité, un peu apeuré. Il fait partie de ces borders Collies inaptes aux travaux avec les troupeaux. Il préfère de loin sauter comme un kangourou vers un bâton servant de pompon ou dribbler avec un ballon qu’il tente d’estourbir telles les proies de ses ancêtres sauvages venus des pays nordiques. Mais vaches et brebis sont bien plus méfiantes, notamment lorsque les veaux et agneaux sont encore jeunes et fragiles. Il faut alors apprendre à contourner le troupeau pour ne pas effrayer les bêtes et les abandonner à leur quiétude alimentaire.

Aujourd’hui, le sommet est trop haut malgré son attraction naturelle et la présence de quelques chevaux sur son flanc nord. J’imagine le lapin d’Alice me harceler avec son gros réveil. Il faut vite redescendre pour reprendre le cours « normal » de la journée, entre coups de téléphone, réflexions plus ou moins audacieuses et discussions électroniques.

A nouveau droit dans la pente, nous dégringolons dans le vallon qui nous ramène en quelques grandes enjambées plu ou moins maîtrisées jusqu’à la voiture, croisant encore des biches affolées par ce raffut peu habituel. La montagne est redevenue souriante et séduisante dan cette chaleur moite du matin annonçant déjà l’orage de l’après-midi. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que j’en retombe amoureux…

Stéphane


mai 27 2013

Une belle journée de montagne ce printemps

Après le rude hiver et ce printemps plutôt capricieux que dis-je calamiteux, enfin une belle journée s’annonce ce 26 mai.

Pourquoi pas aller voir les montagnes du Couserannais, visiter les montagnes dans le coin de la Hilette. Une certitude, nous allons avoir de la neige.

Le pic de Couillac

 

Le cirque de Cagateille

 

La cabanne de la Hilette 1750m

La limite de la neige dans ce coin de l’Ariège démarre à 1700m. L’étang de la Hilette est encore bien dans sa parure hivernale et au-dessus on s’imagine vraiment bien ski aux pieds tellement les pentes du Port de Couillac sont une véritable invitation. Mais ce sera sans ski que nous remonterons les larges pentes du port, un véritable bonheur.

Les sommets du Certescans et Montabonne


Se retrouver en montagne avec ce ciel si bleu et toute cette neige et après toutes ces longues journées de temps pourris, on avait presque oublié que la montagne comme ça existait…
Bruno Colla
Guide haute montagne


fév 20 2013

CASCADES DE GLACE A KANDERSTEG (SUISSE)

Profitant d’une période sans travail dans les Pyrénées, nous décidons, Lara, Benoit, Matthias, et moi d’aller découvrir ce spot de cascade de glace situé en plein cœur de la Suisse dans le massif de l’Oberland.
Le déplacement est un peu long mais sa réputation en vaut la chandelle…
Kandersteg est un petit village Suisse avec une petite station de ski et notamment des pistes de luges que l’on emprunte à partir des remontées mécaniques, chose que je ne connais pas dans les stations françaises.


La météo est un peu capricieuse, il neige toujours un peu chaque jour, cela ne nous empêche pas de grimper et de réaliser de supers itinéraires dont Rubenzahl un grade 6 de 215m et 3 autres itinéraires dans le niveau 5+.



Nous avons tous en tête avant de repartir d’aller faire un tour sur le chef d’œuvre local : c’est de Crack Baby qu’il s’agit, c’est une exceptionnel cascade de 340m grade 6.

C’est pas gagné d’autant plus que la météo n’est toujours pas avec nous. Après une marche d’approche (2h) effectué sous la neige et profitant d’une petite accalmie nous décidons d’attaquer. L’accalmie est de courte durée et les coulées de spindriff se font de plus en plus fréquentes.
Les conditions un poil sévère rajoutés à la beauté de la cascade nous font prendre conscience que l’on a vécu un grand moment, lorsque le dernier rappel nous ramène à son pied.


Il est temps de rentrer vers nos Pyrénées lointaines en se disant qu’il reste tant d’itinéraires splendide à faire . Donc rendez vous est pris pour une prochaine fois au cœur de ce petit paradis glacé…
Bruno


jan 20 2013

Petit tour à Margalef

Alors que la neige étend son manteau blanc en Ariège, d’autres partent à la recherche de soleil et de rocher sec en Espagne !

Margalef , c’est un petit village de Tarragone d’une centaine d’habitants, vivant principalement de l’agriculture, implanté au beau milieu du Parc Naturel de la Serra de Montsant.

Margalef c’est un refuge du style auberge de jeunesse, entièrement  refait à neuf en plein cœur du village, géré par une figure local : Jordi Pou, le principal équipeur des falaises du coin.

Le gros point positif de Margalef, c’est sans aucun doute un site accueillant et accessible à tous ! Vous ne le croirez peut être pas mais il y a des secteurs entiers de 5+ et de 6a, sans parler des voies dans les niveaux plus dur!

C’est également  un endroit où l’on peut grimper toute l’année (la période estivale risque d’être un peu chaude mais il y a des secteurs orientés Nord à l’ombre). Des kilomètres de falaise, environ 750 voies équipés du 4a au 9b soit un immense terrain de jeu et dont tout le potentiel n’a pas encore été totalement découvert !

Si vous n’avez pas l’habitude comme moi de grimper sur des falaises à trous, et bien Margalef sera pour vous une bonne école !

 

Ce conglomérat de couleur ocre, parfois sculpté de quelques concrétions est un petit paradis pour découvrir les préhensions type bi et tri-doigts. A peine 5 min de marche selon les secteurs et de suite vous êtes plongés dans un univers de grimpe avec des dévers parfois vertigineux des secteurs au profil plus vertical et même en dalle, de quoi satisfaire toutes les envies…

De renommée internationale, grâce aux nombreux articles parus dans la presse de montagne, on entend parler toutes les langues au pied des voies dans une ambiance bonne enfant !

En bref à moins de 5h de voiture de l’Ariège, si vous ne savez pas où grimper ces 5 prochains jours, allez y faire un  tour ! D’autant qu’en hivers les conditions de « collante »sont idéales ! On grimpe en tee-shirt  avec de bonnes sensations au bout des doigts !

J’en entendais parler depuis un bon moment mais je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller… et bien c’est chose faite !  Il ne me tarde qu’une chose c’est d’y retourner !!!

Voici quelques infos pour ceux qui veulent s’y aventurer :

-          Topo de Margalef en vente à 10€ au refuge

-          Refuge « El Raco de la Finestra », tel : 977 819 008, portable : 677 611 098, email : refumargalef@yahoo.es

-          Meilleure période pour y aller automne, hivers, printemps (hors vacances scolaires sinon il y a beaucoup de monde).

Bon hivers à tous !

Stéph D


déc 31 2012

Raquette Alpinisme à la Pique d’Endron

C’est sous un ciel couvert, voire bouché que nous nous retrouvons, Nathalie, Stephan, Marc et moi , avec pour objectif de ce 26 décembre de gravir la Pique d’Endron. Les premières pentes sous le pic de Sarrasi alternent avec des passages où les raquettes entrent en action et d’autres parties où le peu de neige du moment nécessite de déchausser. Le peu de visibilité ne nous permet pas d’observer l’arête qui nous domine.

Equipés de crampons et piolet et encordés, les premiers mètres se déroulent toujours dans le plus épais des brouillards.

Comme par miracle en l’espace de quelques secondes le ciel se déchire nous projetant en pleine lumière . L’objectif convoité se dévoile enfin. Le givre fraîchement tombé, éclairé par un somptueux soleil, rend la partie supérieure de l’arête des plus enthousiasmante .



L’arrivée au sommet et la vue sur la chaîne est grandiose. Nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas besoin d’être sur de très hautes montagnes pour en avoir les mêmes sensations. C’est ça la magie de la montagne hivernale…
Bruno colla
Guide haute montagne



déc 14 2012

Sélection équipe espoir alpinisme des Pyrénées FFME

Ce WE ont eu lieu les épreuves d’entrée pour l’équipe espoir alpinisme des Pyrénées de la FFME.

Traditionnellement, le premier jour est consacré aux épreuves de rocher et le deuxième est plutôt orienté neige et glace.

Cette année, au vu de la météo apocalyptique du samedi, nous n’avons d’autre choix que de réaliser ces épreuves sur le mur artificiel d’Auzat en Ariège. Pour une fois, cette météo pourrie m’arrange puisqu’elle me permet d’assurer cette première journée malgré mon handicap du moment.

En compagnie de Sébastien Galisson (responsable de l’équipe, instructeur alpinisme) nous évaluons donc ces jeunes en escalade en chaussons, escalade en grosse avec sac à dos et nous finissons par l’entretien portant sur leur liste de course et leur motivation…
L’après midi est consacrée à quelques manip et rappels de sécurité (utilisation des différents types de corde, confection de relais, utilisation théorique d’un ARVA…)

Le lendemain, les épreuves se déroulent sur les cascades du barrage de Soulcem. Etant donné mon incapacité du moment à me déplacer, c’est donc mon collègue Fredéric Talieu qui prend en charge cette deuxième journée.

 Elle commence par une épreuve physique de montée chronométrée pour ce rendre sur le spot. Bonne suée au rendez vous en traçant dans la neige déposée ces derniers jours. Ensuite, c’est ascension d’itinéraires en glace afin d’évaluer leurs capacités en la matière.

Au final, Hadelin Matalon, Jonathan Mayan, Sophie Coustance, Brigitte Vespigniani et Lucas Courcoult-Mifsud ont été sélectionné et bénéficieront de 25 journées de formation avec des stages à thèmes leur permettant de progresser dans toutes les disciplines de l’alpinisme.

 

Romain Wagner


nov 30 2012

La neige est arrivée

Elle s’est fait attendre mais elle est bien arrivée. Voici quelques photos des deux dernières sorties de ski de randonnée.
Deux journées complètement différentes au niveau de la météo vent et fraîcheur les deux jours  malgré le soleil d’aujourd’hui mais un régal pour ce qui est de la neige. Environ 50 cm à 1 600 mètres en haute Ariège, malheureusement il y a eu beaucoup de transport dû au vent violent, dés que l’on sort de la forêt, c’est plus compliqué.

Hier une météo quelque peu capricieuse, les pauses ont été rapides…

Et aujourd’hui tempête de ciel bleu…

En espérant que l’hiver soit à l’image de cette première chute…

Sylvain


nov 19 2012

Aventure sur une île grecque : La Crète

Après avoir passé un été bien actif dans les canyons comme la plupart des moniteurs et guides du BGPA, me voilà parti accompagné de Delphine pour découvrir la Crète.

Notre idée : pas de projets ! On se laissera guider par nos rencontres le guide du routard et nos envies du moment ! C’est un peu ça les vacances, non ?

Dans le bag : le kit caraïbe pour découvrir les fonds marins, les cartes et topos de randonnée, et sans oublier bien sûr nos chaussons d’escalade, cordes et tout ce qui  va avec !

Après avoir récupérer une voiture de location à l’aéroport, que l’on surnommera vite notre 4x4ouète (tellement on lui a fait prendre de pistes), nous voici parti pour l’Ouest voir la fameuse plage de Balos et son lagon aux couleurs turquoises. Nous partons assez vite dans le sud vers, Paleochora (petite station balnéaire encore agréable) avec sa belle plage et des randos sympas aux alentours.

Puis nous partons vers Plakias et sa belle falaise coupée au couteau surplombant la plage. L’escalade sur ce calcaire fissuré où de belle lézardes agrémenté de trous type pokets nous surprend ! Il n’y a aucune prise en relief, tout est à l’intérieure de ce mur ! La lecture des voies est assez évidente et la grimpe assez technique ! Une falaise qui vaut qu’on lui consacre au moins 2 journées pour découvrir une bonne 15aine de voies la 30aine proposée.

Puis nous partons pour le Sud Est, petit détour dans les Gorges de Saint Antoine, belle ballade de 3h dans un canyon sec assez surprenant, et nous arrivons à Matala ancien village hippies reconquit par les touristes… C’est là que nous établirons notre camp de base pour 5 jours.

La plage de Matala, c’est une crique en forme de croissant dominé par des falaises d’une sorte de grès criblé de grotte anciennement habitée par les 69ards ! Un petit paradis pour le snorkeling, le farniente, des petits restos sympas. A une 15aine de kilomètre se situe un super spot de grimpe bien connu des crétois : les gorges d’Agiofarango qui débouchent sur la mer. Tout simplement dément !!!

L’escalade est de style athlétique dans des sortes de baumes dans un calcaire ocre. Les parois dont la hauteur des voies varie de 20 à 40m, sont le refuge des chèvres (attention aux cailloux) qui nous narguent avec leur aisance à se déplacer dans des endroits inaccessibles sans cordes !

Agiofarango c’est un site de plus de 130 voies, répartie de part et d’autres des gorges (possibilité de jongler avec le soleil) dont le niveau varie de 4c à 8c.

Après s’être bien ruiné les doigts et les bras sur ce site nous remontons plus au nord dans la plaine de Messara, un petit peu de rando (gorges de Rouvas), visite du site de Gortyne (un peu d’histoire  ça fait pas de mal !)

Ensuite retour sur Héraklion avec la visite du palais de Knossos (qui vaut le détour) et suite en une rencontre avec un grimpeur grecque nous allons découvrir un nouveau spot de grimpe fraîchement équipé (moins d’un an) dans un aven. Ainsi sur place nous avons pu rencontrer Fanny, une collègue monitrice grecque, qui a équipé la moitié de ce nouveau site soit une 20aine de voies sur la 40aine proposées. La falaise est située à moins d’un quart d’heure de route d’Héraklion est risque d’être très prisée par les grimpeurs locaux… du 5c+ au 8a+ (pour l’instant car il reste de nombreuses voies à ouvrir) sur des longueurs de 20 à 35m l’escalade présente différents styles. Du vertical au gros dévers sur un calcaire ocre, les prises « nouvelles » sont saillantes et nous réveillent vivement les doigts !

Un site qui mérite d’être visité pendant quelques jours !

Bilan, décontracté et heureux d’avoir découvert cette île, je compte bien y retourner au printemps période plus propice pour y faire les nombreux canyons !

Stéphane D.


nov 13 2012

Escalade Automnale au Quié

En attendant l’arrivée de l’hiver, qui sera je l’espère propice à de nombreuses réalisations en tous genres, j’ai rendez-vous ce lundi avec Martial pour aller visiter la voie Peppermint dans les falaises du Quié. La journée s’annonce belle avec de belles couleurs d’automne. Quelques bancs de brumes traînent ici ou là.
Le massif de la pelle et Peppermint à droite
L’escalade est plaisante sur un rocher toujours aussi beau. Les longueurs s’enchaînent
avec Martial sans problèmes. La difficulté est bien maîtrisée. Cette voie, je l’ai ouverte en 1980 avec Guy. A l’époque, on avait vécu une grande aventure dans le plus grand sens du terme. Depuis elle a été rééquipée par Gérard. J’aime bien m’y retrouver de temps en temps.

A la sixième longueur une ombre plane au-dessus de nos têtes. C’est le maître des lieux, majestueux, le Gypaète.Le Gypaète

L’escalade se poursuit en toute sérénité mais un petit vent du nord pointe son nez nous rappelant que l’on est au mois de novembre et que l’hiver approche.
Dans la cinquième longueur
Dans la 1ere longueur

Bruno Colla
Guide haute montagne