déc 7 2013

Atome Crochus à Mérens les Vals

Sortie du 4 décembre 2013

Il a neigé, beaucoup neigé, et l’hiver est déjà là, on a vraiment l’impression que l’hiver dernier ne nous a pas quitté. Les activités hivernales reprennent du service, le ski de rando, c’est sur avec toute cette neige. Sam et David me contacte pour faire soit de la cascade soit de l’alpi hivernal. Quoi faire ? Il fait un peu froid certes mais est-ce que les cascades sont en conditions ?

Une petite reconnaissance dans la vallée du Nabre. Allons voir si Atomes peut faire ?

2 heures plus tard me voilà rassuré, la ligne est en place.

Rendez-vous est pris le surlendemain avec Sam et David. La pente sous la goulotte nous réchauffe et nous voilà à l’attaque.

Le petit dièdre est relativement bien fourni et c’est sans difficultés particulières que les 2 premières longueurs s’enchaînent.

Un beau petit mur en glace dure caractérise cette 3ème longueur.

 

Et nous voilà à la belle longueur qui termine cette voie. Ca à l’air bien fourni.

J’attaque mais rapidement je me rend compte que le bombé de glace qui me domine est en fait une grosse cloche vide et peu épaisse.

C’est avec délicatesse que je contourne cet obstacle un peu fragile. Je vois l’eau qui coule  1m 50 derrière la glace.

On cale un rappel rapidement, faut pas oublier qu’il a beaucoup neigé et que l’entonnoir qui nous domine n’a pas encore purgé.

Ca y est la saison hivernale est lancée, de la neige, de la glace, du froid, du beau temps, le bonheur…

Bruno


nov 29 2013

Conditions de neige en montagne au 29 novembre 2013

TVoici l’info de Matthieu, Accompagnateur en Montagne au Bureau des Guides et pisteur secouriste l’hiver à la station d’Ax-3-Domaines :

ben en fait la couche de neige est conséquente surtout au dessus de 1000 m. Tous les spots raquettes sont pratiquables. La neige est croutée (1cm) sur les versants exposés au soleil mais elle reste froide en sous bois (beaucoup d’arbres couchés). Au dessus de 2000 m, c’est l’orgie : fortes accumulations et départs de plaques jusqu’au sol surtout sur les versants Est…voila pour ce que je perçois depuis une semaine donc changez les piles de vos ARVA et affutez vos ski et vos raquettes !

A bientôt là haut
matei

nov 29 2013

Les skis sont déjà de sortie !


Un bon coup de blanc, voire un bon GROS coup de neige ! Voilà que la saison hivernale débute bien tôt cette année.

L’autre jour, alors que nous ignorions encore l’intensité de cet épisode neigeux, je décidais de prendre chien et skis pour une première balade au dessus de Saurat…

« Tu es le premier de la saison avec tes skis ! » me lance Marie-Hélène. Tondo a déjà sauté dans la neige tandis que je salue les gérants de l’Auberge de la Sapinière au Col de Port. Samedi 15 novembre restera une date importante pour 2013. Elle marque un tournant, un basculement, plus importante pour notre communauté montagnarde que le passage à la nouvelle année.

 

Cette année, cette première incursion hivernale n’a rien d’une boutade : un mètre de neige à 1800m d’altitude et la neige au sol à partir d’Ax-les-Thermes, ça ne rigole pas. Certains habitants des hautes terres retrouvent des réflexes de l’hiver dernier qu’ils auraient préférés plus tardifs : pelletage, difficulté de circulation… sans compter ceux un peu trop distraits qui observent dans un soupir leurs pneus neige encore bien rangés au fond du garage…

Avant-hier mercredi, l’accalmie et le retour du soleil nous permit enfin de mesurer l’étendue du phénomène. L’ancien slogan de la station d’Ax-3-Domaines a encore de beaux restes. « Le blanc tendance » fait de la résistance ! La période estivale 2013 semble déjà si lointaine… Et si celle-ci n’avait été qu’un rêve un peu long. Ne sommes-nous pas encore en février dernier ?

Comme chaque année, que l’on soit en novembre ou décembre, il s’agit de marquer le coup, de prendre quelques photos envoyées ici ou là pour faire râler les malchanceux des villes ou les travailleurs des vallées, pouvoir lancer fièrement avec une pointe d’égoïsme : « j’y étais » ! Samedi dernier, aucun « bouchon d’oreille » ne pouvait me faire résister au chant des sirènes de mes skis.

Alain se tient sur le pas de la porte et observe le déblaiement de la route effectué par le chasse-neige du Conseil Général. J’ai mis du temps ce matin à rassembler toutes les affaires d’hiver, celle de ski de rando et celles de raquettes à neige. Ignorant précisément les hauteurs de neige que j’allais rencontrer, toute ma panoplie hivernale remplit le coffre de la voiture. Les pneus neige tout neufs agrippent la neige dans les derniers lacets encore enneigés qui mènent au col. Le soleil se voile déjà lorsqu’enfin, je clippe les chaussures aux skis.

Ca y est, les premières conversions se dessinent dans cette neige déjà épaisse. Je souffle dans cette montée familière vers l’Estibat. Les spatules se prennent régulièrement dans les rhododendrons et mon chien est aussi à la peine. Le mauvais temps nous rattrape finalement sous le sommet que nous bouderons cette fois-ci. Enlever les peaux, resserrer les chaussures, boire un coup dans un frisson, le corps n’est pas encore habitué à ces températures négatives. La neige tombe à nouveau lorsque je déclenche les premiers virages. Le premier jour blanc de la saison et l’absence de sous-couche imposent une descente au style peu académique mais l’essentiel n’est pas là. Le plaisir de la glisse, le son modifié par la neige, cette lumière presqu’irréelle d’un soleil pastel au milieu du grand blanc me tirent un large sourire au moment de retrouver Alexis déneigeant la terrasse de l’auberge. Aujourd’hui, c’est moi le touriste et je profite égoïstement de ce privilège.

Depuis cette première sortie, l’hiver a largement poursuivi son œuvre ! Hier, c’est au Pic de Bassibié que je trainais mes skis avec le groupe du jeudi. Soleil, absence de vent, panorama à couper le souffle et pique-nique gastronomique, un grand moment de montagne entre gens bons !

Pour finir, une petite info. Les premières sorties sont d’ailleurs au programme du Kloub rando dès le week-end prochain. J’ai hâte de repartir faire goûter mes petits coins secrets à mes compagnons d’altitude ! Mais attention, les cumuls de neige et le vent fort qui a soufflé en altitude imposeront une bonne dose de sagesse lorsque la pente se redressera. Alors amis skieurs ou raquettistes, révisez vos fiches de prudence autant que votre matériel. Le risque d’avalanche est fort en montagne et le restera un petit moment, les températures basses prévus pour les prochains jours ne favorisant pas la transformation du manteau neigeux en une couche stable et rassurante.

Stéphane


sept 21 2013

Dent d’Orlu : Les enfants de la Dalle

Rendez-vous pris avec Philippe, à 6h30 au village d’Orlu. Au programme une grande voie,  une très grande voie : Les Enfants de la Dalle. 1000m d’escalade, homogènes dans le 5B, 5C, avec une ou 2 longueurs dans le 6A. La marche se fait à la frontale dans le bois du Bisp.  Arrivée à l’attaque, les pluies de la veille ont laissé de vilaines traces d’humidité sur l’itinéraire convoité. Que cela ne tienne, c’est un peu plus concentré que j’attaque les premières longueurs, genre rien dans les mains et pas mal de pas d’adhérence sur un rocher parfois dégoulinant. Par moment il faut y croire un peu plus, mais ça le fait, c’est juste que ça amène un peu plus de tensions…

 

Heureusement quelques longueurs plus haut, on retrouve un rocher de plus en plus accueillant pour la grimpe. De plus, le soleil se montre généreux et maintenant c’est vraiment plaisant.

 

 

Philippe est en forme et les longueurs s’enchaînent à bon rythme. Manoeuvres de relais efficaces et bonne humeur, ça tourne…

 

La montagne est calme en ce début d’automne, l’air est pur, une véritable invitation à courir la montagne quelles que soient les activités envisagées.

 

C’est une vingtaine de longueurs plus haut et assez tôt dans l’après-midi que le sommet nous accueille, tout seul pour nous 2.

Descente paisible sur la voie normale où Françoise nous attend.

Une belle journée d’escalade…

Bruno


août 18 2013

Equipe jeunes alpinistes CAF acte 2 : Ordesa

Après les ascensions à la grande aiguille d’Ansabère et un retour tardif, on décide une pose avec levé à la cool. On fait tranquillement la transition en voiture jusqu’à Torla où on se pose en fin d’après midi dans un camping bien sympa. Là on refait le monde, prépare la journée du lendemain et prenons une leçon de slackline par Simon qui est vraiment un mutant en la matière !

Le lendemain, on prend tous le bus et on monte à la paroi de la cascade au Gallinero. Christian a bien tiré son épingle du jeux et part avec les 2 filles dans le dièdre de 73 ( TD/300m). Benoit, Florent et Max partent dans Héroïna (ED-/350m), une voie forcément classe puisque ouverte par Jesus galvez et qui m’avait laissé un très bon souvenir.

Pour ma part, j’embarque avec Benoit DS et Simon dans le dièdre des concasseurs (TD+/350m) ouverture française d’experts en la matière et responsables d’autres « hold up » dans la vallée : Bunny, D Julien, C desbats et B Puiseux.

Ben part en tête et nous faisons une longueur à rallonge (70m) pour arriver directement à R2.

Une courte mais aérienne traversée à gauche permet d’atteindre R3 sur 2 spits (les seuls de la voie) qui s’accordent mal avec le style de l’époque et de la voie…

Benoit repart en tête dans L4. Il réfléchit bien au cheminement, hésite… Et prend la mauvaise décision en traversant trop tard ! Du coup, c’est la terreur ! Il arrache une prise dans la trav mais heureusement son alien tient le coup, plus de peur que de mal… Il finit par atteindre le relai mais pour Simon et moi, c’est là que les ennuis commencent… En second, c’est vraiment le bordel. Le salaud a bien engagé et surtout, on est vraiment plus dans du 6a !!!

Bref, on finit tant bien que mal par rejoindre Ben et là, je lui glisse gentiment qu’il faut toujours passer au plus facile, bien suivre la ligne logique et surtout bien mettre des points partout…

Il lui reste un peu d’énergie et il tient à continuer… Erreur ! Là aussi, il s’agit d’une longueur qui traverse à droite et là aussi, il se fourvoie… Le temps passe, il se fatigue, me fait peur loin au dessus du point, mais finit par faire relai quelques mètres sous le relai officiel qu’il n’a pas vu…

Il est tard, le ciel s’assombrit et le garçon a tiré ses dernières cartouches… Je prends la tête, histoire de rattraper notre retard. Une superbe longueur de 6b avec quelques pitons en place nous conduit rapidement au pied du dièdre cheminée final. Au dessus, la ligne est plus directe et bien logique.

Encore 2 longueurs « made in Ordesa » entre renfougne et opposition pour atteindre le dernier relai sous quelques gouttes, il était moins une…


Nous attaquons rapidement la magnifique descente des crampons du Catatuero pour rejoindre les autres qui ont pris un peu d’avance…

On prendra même le bus sans avoir sorti la frontale !

Encore une belle classique en poche qui mérite vraiment le détour. Un conseil : bien intuiter les traversées de L4 et L5 qui ne sont pas évidentes à négocier…

Le lendemain, on fera une halte à Revilla pour couenner un peu avant de rentrer à la maison et de clôturer ce stage 100% Pyrénées qui je pense aura vraiment été bénéfique pour les jeunes.
Romain Wagner

 


août 12 2013

Equipe jeunes alpinistes CAF acte 1 : la vallée d’Aspe

 

 

Nous nous retrouvons donc tous le vendredi soir dans le camping étonnamment plein à craquer de Lescun.

L’objectif du lendemain est l’arête de Larrangus au Billare (D+/400m). Réveil à 5h30… Il pleut ! On retarde d’une heure… Il pleut toujours ! Une heure de plus… Bref, on a fait la grasse mat’ et on sort des duvets vers 9h30 sous un ciel bien plombé. C’est mort pour le Billare, il est trop tard malgré le temps qui s’améliore. On décide alors d’aller grimper pour l’après midi sur le mythique spot des années 80 de la mature. Cette grande dalle compacte coupée par ce chemin taillé est vraiment hallucinante. Avec Florent et Coralie, nous partons pour une voie en TA (« La marmotteuse » 120 m) qui suit une magnifique ligne de fissure. A part quelques spits aux rares endroits improtégeables aussi que dans le début de la troisième longueur en 7b au dessus du chemin, tout le reste se prête merveilleusement bien à la pose de protections naturelles.

Benoit, Camille et Max qui ce sont engagés dans « L’école buissonnière » (6c+/A1/120m) plus équipée mais bien plus obligatoire en dalle découvrent que faire du 6 dans ce style « Old school » n’est pas une mince affaire !

Christian, Benoit De Santignon et Simon gravissent quand à eux « La clef des champs » (6c/A1/130m) entre dalles équipées et fissures vierges.

Le lendemain, malgré un nouveau réveil un peu humide dans le brouillard, nous décidons de tenter le coup pour la grande aiguille d’Ansabère.Nous partons de nuit du Pont Lamary pour rejoindre rapidement les cabanes d’Ansabes. Un peu au dessus, le ciel se déchire enfin et les majestueuses aiguilles apparaissent.

Pour notre part, nous basculons de l’autre côté pour remonter le pierrier un peu chiant sous la face Est.Trois heures après être parti du parking, nous arrivons au pied du couloir d’accès. C’est sûrement la partie la plus risquée de la journée car il est impossible de progresser dans cette gorge graveleuse sans faire partir de pierres.. A 3 cordées là dedans c’est déraisonnable et je décide de sacrifier notre chrono à la sécurité.Ce sera donc une par une que chaque cordée va franchir ces 3 longueurs, les autres essayant de se protéger au maximum.

On finit par tous arriver « à peu près » sains et sauf en haut du socle. Tout de suite, Benoit, Camille et Simon attaquent par la plus dure, « Le dièdre Butolli (ED-/300m) et déjà ça bataille dans la première longueur en rocher très moyen…

Christian, Benoit DS et Max se lancent dans la classique face Est (TD+/300m).

Pour Florent, Coralie et moi, nous basculons en face N pour gravir le dièdre NE (TD+/300m).Après de nombreuses tentatives dès 1933 celui ci sera finalement vaincu en 1954  par… Les frères Ravier, comme d’habitude, accompagnés cette fois ci de G Santamaria. Ces deux dernières classées respectivement 89 et 90 dans « les 100 plus belles » vont tenir toutes leurs promesses…

Florent est d’ailleurs remonté à bloc pour se lancer dans ce morceau d’histoire du pyrénéisme, mais je lui propose d’attaquer, histoire de gagner un peu de temps…

Ces deux premières longueurs sont loin d’être évidentes et en tête, chargé d’un sac, sur ce rocher pas vraiment « céusien », il faut se battre pour pouvoir enchaîner en libre… Du bon vieux 5 sup à l’ancienne qui remet les pendules à l’heure !

Je passe la main à Flo qui trépigne au pied du fameux grand toit de L3 qui a vu buter les premières tentatives.

Il le gravit efficacement et enchaine par la longueur suivante qui cette fois ci se déroule sur du très beau rocher. Je reprend la tête pour finir dans un terrain plus « scabreux » et nous retrouvons les 2 autres cordées juste sous la sortie.

Suite à un petite erreur d’itinéraire, nous finissons par une dernière longueur encore plus pourrie que la longueur de sortie originale ! Nous atteignons enfin le sommet de la grande aiguille d’Ansabère et chacun apprécie de pouvoir se détendre après ces longueurs un peu stressantes.

Romain Wagner

 


août 2 2013

UNE COURSE D’ARETE A DECOUVRIR : L’ARETE DES GENTIANES

Situé à la frontière de l’Andorre et des pyrénées Orientales, l’arête des gentianes aboutit au Pic Occidentale de Font Négre à  2830 m . Elle possède de véritables atouts en matière d’initiation à l’alpinisme. Tout d’abord son approche est relativement restreint : 1h 30 de marche et 400m de dénivelé  pour accéder au col , point d’attaque de l’arête.

Le profil de l'arête

 

Sa difficulté est variable, soit on suit au plus prés son fil et on pourra rencontrer quelques courts passages de 4. Ou alors en passant légèrement sur sa droite, les difficultés seront moindre.

 

le versant est de l'arete

 

La progression se fait alternativement entre une progression aux anneaux et passages ou l’on va tirer quelques petites longueurs  en plaçant ses protections. Les relais seront toujours très confortables et le placement des coinceurs évidents.

 

des belles petites longueurs bien aériennes

 

Le rocher quoique parfois un peu lichéneux, il est d’une bonne qualité et le parcours sur le fil propose de beaux passages bien aérien.

Il faut compter 3 bonnes heures pour réaliser son parcours.

 

Progression aux anneaux

 

 

Elle s’adresse aux alpinistes en herbe voulant s’initier aux techniques bien spécifique de ce type de parcours, mais également aux grimpeurs plus typés falaise et voulant découvrir d’autres horizons tournés vers la haute montagne.

Une bien belle journée de montagne en perspective !

Bruno COLLA


août 2 2013

Voies classiques au Pic du Midi d’Ossau

Le pic du midi d’Ossau est une des montagnes emblématiques des Pyrénées. Plusieurs courses parcourant ces flans font partie « des 100 plus belles » et ce n’est pas un hasard.
La muraille de Pombie est particulièrement représentative de l’escalade élégante et épurée que l’on peut y rencontrer.

En compagnie de Dominique et Isabelle, je suis allé revisiter avec toujours autant de plaisir 2 belles classiques de la face.

Premier jour, nous sommes allés faire la voie des surplombs en sortant en haut des vires depuis le cirque gris. Comme je m’étais déjà fait la réflexion, c’est  une voie plus longue qu’il n’y parait.
Cet itinéraire constitue un excellent premier contact avec le style d’escalade que l’on peut rencontrer ici.

Les 3 premières longueurs se déroulent bien, les filles ont l’air de bien s’adapter au style et sont plutôt à l’aise… Au dessus du troisième relais, l’itinéraire officiel part bien à droite pour rejoindre une dépression, mais j’ai repéré au dessus une « fesse déversante » qui m’attire !
Ca va être l’occasion de pousser mes seconds dans leur retranchement. Cette variante est vraiment magnifique, très technique et dans le pur style « combat de rue » en fissure large…

 

La suite est plus classique et on navigue en prenant soin d’éviter les fameux surplombs ! Bonne gestion du tirage indispensable…

Il s’agit de rester concentré car une fois arrivé aux vires, une deuxième course commence : La descente !

Deuxième jour, nous partons pour un chef d’œuvre Ravieresque, la sud est classique. Dans cette voie, la beauté de certains passages n’a d’égal que l’implacable logique de l’itinéraire.

Nous parcourons avec enthousiasme « les escaliers gris », puis le magnifique dièdre parfait qui lui fait suite.

Dans le haut de l’itinéraire, un astucieux crochet à gauche puis à droite, permet de contourner un toit pour donner accès au couloir de sortie.
On finit par l’enjambement depuis l’aiguillette Jolly et rebelote pour la descente par la voie des vires… D’ailleurs, cette année, l’enneigement exceptionnel a imposé une petite variante par les virettes qui nous déposent après un rappel de 45 m, au fond d’une belle rimaye !
Romain Wagner

 


juil 16 2013

Montagne & escalade à l’Aiguille d’En Beys 2632m – 9 & 10 juillet 2013

Comme chaque année, Jean-Pascal, un fidèle habitué du Bureau des Guides me recontacte pour un petit périple dans les montagnes Ariégeoises. Cette année nous décidons d’aller explorer les Aiguilles d’En Beys. La voie retenue est coté D sup et fait 200m.  Le 1er  jour , l’après-midi est consacré à la montée au refuge. Sylvain et Marine, les gardiens du jour nous réservent un super accueil, le temps est couvert et orageux. Qu’en sera-t’il demain ?

Réveil 6h grand beau, une belle journée s’annonce…

L’approche se fait en partie sur de bons névés recouvrant un infâme chaos de blocs, trop facile…

La voie est très belle empruntant judicieusement les faiblesses du pilier. Les difficultés sont raisonnables et n’excèdent pas le 5C. 6 longueurs et c’est le sommet, on aurait bien continué pour quelques longueurs de plus…

 

 

La descente toujours sur la neige vers les étangs de la Grave toujours gelés nous ramène rapidement au refuge. Une bonne assiette pleine de bonnes choses et nous sommes prêts pour la descente.

 

 

 

 

Conclusion, 2 jours d’immersion dans ces belles montagnes d’en Beys. Certes la marche d’approche reste un peu longue; Mais au-delà de la voie très belle, le plaisir de fréquenter ce milieu très enneigé à cette époque-là de l’année nous restera longtemps gravé comme un bon moment de montagne !

Bruno

 

 


juil 12 2013

Conditions montagnes

Bonjour

Vous êtes nombreux et nombreuses à nous solliciter pour connaitre les conditions en montagne, alors nous vous proposons ci-dessous un petit  topo non exhaustif établi d’après les informations récoltées auprès des membres du Bureau sur le terrain:

Alpinisme:

« Il y a encore de la neige en haute montagne au dessus de 2500m en versant nord donc certains itinéraires nécessitent d’être équipé de crampons et de piolets mais toutes les courses sont réalisables sans problèmes : l’arête du Rhule, l’arête des Gentianes, le Pic proental de Font Negre, le Pic des Baillettes, la vallée du Campcardos) Simon, GHM.

« Toutes les voies de la dent d’Orlu sont grimpables, je confirme », Fred, GHM

Randonnée et VVT:

« En ce qui concerne la Randonnée et le VTT, aucun problèmes quand à l’enneigement, ça a bien fondu ces 2 dernières semaines donc a part un refuge et un sommet (Montcalm et Valier) où il y a encore beaucoup de neige ya pas grand chose à dire à part que la montagne est trop jolie et que chez nous les vaches elles sont pas violettes », Mat, AeM/VVT

Canyon (infos venant directement d’EDF):

– Marc : avis de déversement toujours en court 24h/24, pratique interdite.

– Artigue et Subra  : pas d’impact des aménagements EDF sur le canyon, débits naturels soutenus avec amplitudes journalières importantes. (Ces canyons sont en crue et impraticables, ndl).

– l’Escale : prise d’eau de Peyregrand en amont hors d’eau. Tout le débit naturel transite dans le Brouquenat et le ruisseau des Escales. (le débit de l’Escale est d’habitude régulé mais il présente actuellement son débit naturel. Impraticable, ndl)

– Argensou : pas d’impact des aménagements EDF sur le canyon, débits naturels modérés.

Voila pour les infos que nous pouvons vous fournir. La fonte est plus que bien amorcée et mis a part quelques faces spécifiques en haute montagne les conditions de randonnée sont quasiment normale en Ariège. N’oubliez pas de vous informer sur la météo, de prendre avec vous le matériel nécessaire (eau, nourriture, veste chaude et/ou coupe vent, lunettes de soleil et trousse de secours) et de redescendre vos déchets.

Profitez bien de la montagne et regalez vous!

A bientot

Yann