fév 18 2014

WE Alpi au Pic de Font Frede – 15 et 16 FEVRIER

Le rendez vous est pris avec le CAF de Mazamet pour 2 journées d’alpinisme. A l’origine était prévu sur ce week-end , 2 journées de cascade de glace, mais cette année c’est pas une bonne année pour cette activité !

Donc changement de programme, ça sera de l’alpi classique au pic de Font Frede proche du col du Puymorens. L’approche est relativement courte, environ 1h 30 .

Le 1er passage mixte du couloir du PGHM

 

 

Sur l'arête après la brèche

 

La météo n’est pas terrible pour les 2 jours, mais avec Simon nous prévoyons quand même de tenter le coup.

Les participants sont bien remontés et ce n’est pas un peu de brouillard et un peu de neige qui vont nous arrêter !

Le samedi, Simon part faire avec 4 participants, le couloir direct  AD avec une pente à 45, puis 50° et de petits passages de mixte dans le haut.

Pour moi c’est avec 5 bons gars bien motivés ce sera le couloir du PGHM. Côté AD sup avec également de petits passages de mixte.

 

 

Ces 2 courses sont idéales pour mettre en pratique les manips de cordes, encordement, progression aux anneaux , pose de protections, mise en place de relais, descente etc…

Le lendemain on inverse les rôles , Simon au PGHM et moi au couloir direct. Par contre il neige bien toute la journée. Dans les couloirs de bonnes coulées de spindriff viennent nous rafraîchir quelque peu.

 

 

Le mixte du couloir direct

 

Sur la crête, à la sortie des couloirs, le vent nous surprend et c’est rapido que l’on entame la descente.

Un bon w-e  bien formateur avec une bonne équipe bien motivée.

A refaire.

Bruno

 

 


jan 28 2014

Ski de rando : Le Tarbesou 2364m – Conditions de ce dimanche 26 janvier

C’est avec Nadia, Odile et Andréa que nos spatules se tournent aujourd’hui vers le classique Pic du Tarbesou. Il faut dire que l’on n’a pas vraiment le choix.
Pour re-situer le contexte niveau météo : tout le début de la semaine il a neigé faiblement avec des périodes de redoux. Jeudi et vendredi dernier, grosse chute de neige à partir de 1300m, + ou- 1m à 1500m, génial, ça fait un petit moment que l’on n’a pas eu de la peuf . On va en profiter !

Des conditions de neige et météo pas évidentes!

la glace fait place à une neige lourde!

Andréa tout sourire malgrès le mauvais temps

Mais nous sommes dans les Pyrénées et un bon vieux redoux avec de la pluie à haute altitude frappe notre massif comme on en a régulièrement l’habitude. Résultat, à partir de vendredi soir et toute la journée de samedi il pleut de manière soutenue jusqu’à au moins 2300m.
Samedi soir la pluie s’arrête laissant la place à un ciel étoilé. Je m’interroge un peu sur les conditions de neige que l’on va rencontrer.
Ce qui est sûr, la montagne est minée, d’où le choix du Tarbesou en aller retour par la paisible crête.
Sur le terrain, il y a peu de visibilité, de profondes rigoles de percolation strient le manteau neigeux et l’on s’enfonce dans une neige plus qu’humide.
Plus on s’élève, plus une croute de regel apparaît. Ça va pas être génial pour la descente, on verra bien !

la bonne humeur est au rendez vous.

la crête du Tarbesou

Et c’est finalement les couteaux à neige qui rentrent en action. La croute de regel s’est transformée en une épaisse couche de glace.
La dernière pente du Tarbesou sans être très raide, mais avec ces conditions ne permet pas de progresser en sécurité. Et c’est sagement que l’on décide de s’arrêter. Il aurait fallu des crampons.
Au passage nous avons pu voir de belles avalanches de plaques conséquentes sur le versant Est du Tarbesou ainsi que sur le Sarrat des Chèvres.
La descente ressemble à une scéance de vibro massage intensif des membres inférieurs, heureusement les pistes de ski ne sont pas très loin et le passage d’un rattrack nous facilite la tâche.

C’est dans la bonne humeur que l’on regagne la voiture au terme d’une sortie riche en enseignements sur les conditions que présentait la montagne ce dimanche.
Bruno

Belle plaque sur le Sarrat des chèvres

l'action de la pluie sur la neige


déc 23 2013

Couloir Nord du Pic Oriental de Font Nègre (350m TDsup)

Après le coup de froid de ce début décembre, les choses ont bien changés, mais ça on connaît dans les Pyrénées. Pour l’instant la glace c’est un peu mort. Mais l’envie est là ! Pourquoi pas faire du mixte. Je propose à Romain et Charles d’aller crocheter les piolets dans la goulotte du pic Oriental de Font Nègre

le beau motif du couloir nord du ic oriental de font nègre

Et c'est parti!

Rendez -ous est pris ce 19 décembre avec Romain Wagner et Charles Noirot.
Les conditions de ce jeudi ne sont pas excellentes : neige prévue mais qu’à cela ne tienne, on est motivé pour en découdre quelles que soient les conditions. Aucun risque de chutes de glace, de toute façon il n’y en a pas.

le 1er bloc coincé

Y'a même un peu de glace!

Ce couloir ou plutôt cette « goulotte couloir » c’est une véritable invitation au mixte, passages de blocs coincées un peu techniques, voir physiques; pentes de neige; fissures agréables à remonter en dry : un beau condensé de mixte.

Rien dans les pieds, tout dans les bras!

Pour finalement poser un genou!

Très belle longueur en fissure cheminée. Charles en action!

Attaque un peu tard, on se doute bien que l’on ne va pas sortir très tôt.
Effectivement c’est à la nuit que l’on sort au sommet. Les frontales rentrent en action. D’abord descendre le grand couloir qui borde la face, pour retrouver les skis. Ensuite c’est une belle descente digne des plus grands freeriders au clair des frontales qui nous déposent à la voiture.

Pas loin du sommet à la nuit tombante

Un bon moment de montagne avec Romain et Charles. C’est sur on va recommencer. A très bientôt.
Bruno


déc 23 2013

Glace à Gavarnie

Sortie des 12 et 13 décembre 2013

Les relatifs froids de ce début décembre laissent à penser que les choses s’annoncent bien pour les amateurs de Cascade.

Après quelques infos glanées avec des collègues du secteur, il semblerait que les conditions pour grimper à Gavarnie soient pas trop mal. C’est très rare qu’à la mi-décembre que ce soit le cas.

le cirque à la mi décembre

C’est donc avec mon ami et collègue Romain Wagner que nous nous décidons pour un petit run dans le cirque.

Pour lui c’est la première fois qu’il retouche la glace depuis son accident de l’an dernier. Et ce sera avec une petite appréhension qu’il donnera ses premiers coups de piolets.

Notre choix se portera sur Adrénaline : 300m 5 glace

Romain dans la 2ème longueur

 

Bruno dans la 1ère longueur

La glace est relativement bonne mais déjà le redoux fait son travail.

Les coups de piolets provoquent des bruits un peu suspects, genre glounc, glounc, pas très rassurants.

On ne s’en fait pas trop, il n’y a rien de suspendu au-dessus de nos têtes.

Romain en action dans la raide 4eme longueur

La voix se remonte sans problème et c’est juste avant la nuit que nous attaquons les 6 rappels de la descente.

C’est avec un réel bonheur d’avoir pu regrimper dans le cirque après presque un an d’abstinence glacée.

la face nord de la tour

Les Pics de la cascade au couchant

Le lendemain, le redoux est toujours d’actualité. Dans ces cas-là, on connaît bien le cirque pour savoir qu’il ne faut pas insister.

Donc on se replit sur un secteur de dry à proximité du cirque. Là aussi les colonnes de glace font un peu la gueule. Ce sera donc du dry version rocher avec un bon spit tous les 2 m.

Ces 2 journées nous ont permis de nous remettre dans le bain et d’envisager des projets un peu plus sérieux, mais en attendant il va falloir que le froid revienne, en espérant qu’il ne revienne pas trop tard…

Bruno

le secteur de dry des espuguettes


déc 7 2013

Atome Crochus à Mérens les Vals

Sortie du 4 décembre 2013

Il a neigé, beaucoup neigé, et l’hiver est déjà là, on a vraiment l’impression que l’hiver dernier ne nous a pas quitté. Les activités hivernales reprennent du service, le ski de rando, c’est sur avec toute cette neige. Sam et David me contacte pour faire soit de la cascade soit de l’alpi hivernal. Quoi faire ? Il fait un peu froid certes mais est-ce que les cascades sont en conditions ?

Une petite reconnaissance dans la vallée du Nabre. Allons voir si Atomes peut faire ?

2 heures plus tard me voilà rassuré, la ligne est en place.

Rendez-vous est pris le surlendemain avec Sam et David. La pente sous la goulotte nous réchauffe et nous voilà à l’attaque.

Le petit dièdre est relativement bien fourni et c’est sans difficultés particulières que les 2 premières longueurs s’enchaînent.

Un beau petit mur en glace dure caractérise cette 3ème longueur.

 

Et nous voilà à la belle longueur qui termine cette voie. Ca à l’air bien fourni.

J’attaque mais rapidement je me rend compte que le bombé de glace qui me domine est en fait une grosse cloche vide et peu épaisse.

C’est avec délicatesse que je contourne cet obstacle un peu fragile. Je vois l’eau qui coule  1m 50 derrière la glace.

On cale un rappel rapidement, faut pas oublier qu’il a beaucoup neigé et que l’entonnoir qui nous domine n’a pas encore purgé.

Ca y est la saison hivernale est lancée, de la neige, de la glace, du froid, du beau temps, le bonheur…

Bruno


nov 29 2013

Conditions de neige en montagne au 29 novembre 2013

TVoici l’info de Matthieu, Accompagnateur en Montagne au Bureau des Guides et pisteur secouriste l’hiver à la station d’Ax-3-Domaines :

ben en fait la couche de neige est conséquente surtout au dessus de 1000 m. Tous les spots raquettes sont pratiquables. La neige est croutée (1cm) sur les versants exposés au soleil mais elle reste froide en sous bois (beaucoup d’arbres couchés). Au dessus de 2000 m, c’est l’orgie : fortes accumulations et départs de plaques jusqu’au sol surtout sur les versants Est…voila pour ce que je perçois depuis une semaine donc changez les piles de vos ARVA et affutez vos ski et vos raquettes !

A bientôt là haut
matei

nov 29 2013

Les skis sont déjà de sortie !


Un bon coup de blanc, voire un bon GROS coup de neige ! Voilà que la saison hivernale débute bien tôt cette année.

L’autre jour, alors que nous ignorions encore l’intensité de cet épisode neigeux, je décidais de prendre chien et skis pour une première balade au dessus de Saurat…

« Tu es le premier de la saison avec tes skis ! » me lance Marie-Hélène. Tondo a déjà sauté dans la neige tandis que je salue les gérants de l’Auberge de la Sapinière au Col de Port. Samedi 15 novembre restera une date importante pour 2013. Elle marque un tournant, un basculement, plus importante pour notre communauté montagnarde que le passage à la nouvelle année.

 

Cette année, cette première incursion hivernale n’a rien d’une boutade : un mètre de neige à 1800m d’altitude et la neige au sol à partir d’Ax-les-Thermes, ça ne rigole pas. Certains habitants des hautes terres retrouvent des réflexes de l’hiver dernier qu’ils auraient préférés plus tardifs : pelletage, difficulté de circulation… sans compter ceux un peu trop distraits qui observent dans un soupir leurs pneus neige encore bien rangés au fond du garage…

Avant-hier mercredi, l’accalmie et le retour du soleil nous permit enfin de mesurer l’étendue du phénomène. L’ancien slogan de la station d’Ax-3-Domaines a encore de beaux restes. « Le blanc tendance » fait de la résistance ! La période estivale 2013 semble déjà si lointaine… Et si celle-ci n’avait été qu’un rêve un peu long. Ne sommes-nous pas encore en février dernier ?

Comme chaque année, que l’on soit en novembre ou décembre, il s’agit de marquer le coup, de prendre quelques photos envoyées ici ou là pour faire râler les malchanceux des villes ou les travailleurs des vallées, pouvoir lancer fièrement avec une pointe d’égoïsme : « j’y étais » ! Samedi dernier, aucun « bouchon d’oreille » ne pouvait me faire résister au chant des sirènes de mes skis.

Alain se tient sur le pas de la porte et observe le déblaiement de la route effectué par le chasse-neige du Conseil Général. J’ai mis du temps ce matin à rassembler toutes les affaires d’hiver, celle de ski de rando et celles de raquettes à neige. Ignorant précisément les hauteurs de neige que j’allais rencontrer, toute ma panoplie hivernale remplit le coffre de la voiture. Les pneus neige tout neufs agrippent la neige dans les derniers lacets encore enneigés qui mènent au col. Le soleil se voile déjà lorsqu’enfin, je clippe les chaussures aux skis.

Ca y est, les premières conversions se dessinent dans cette neige déjà épaisse. Je souffle dans cette montée familière vers l’Estibat. Les spatules se prennent régulièrement dans les rhododendrons et mon chien est aussi à la peine. Le mauvais temps nous rattrape finalement sous le sommet que nous bouderons cette fois-ci. Enlever les peaux, resserrer les chaussures, boire un coup dans un frisson, le corps n’est pas encore habitué à ces températures négatives. La neige tombe à nouveau lorsque je déclenche les premiers virages. Le premier jour blanc de la saison et l’absence de sous-couche imposent une descente au style peu académique mais l’essentiel n’est pas là. Le plaisir de la glisse, le son modifié par la neige, cette lumière presqu’irréelle d’un soleil pastel au milieu du grand blanc me tirent un large sourire au moment de retrouver Alexis déneigeant la terrasse de l’auberge. Aujourd’hui, c’est moi le touriste et je profite égoïstement de ce privilège.

Depuis cette première sortie, l’hiver a largement poursuivi son œuvre ! Hier, c’est au Pic de Bassibié que je trainais mes skis avec le groupe du jeudi. Soleil, absence de vent, panorama à couper le souffle et pique-nique gastronomique, un grand moment de montagne entre gens bons !

Pour finir, une petite info. Les premières sorties sont d’ailleurs au programme du Kloub rando dès le week-end prochain. J’ai hâte de repartir faire goûter mes petits coins secrets à mes compagnons d’altitude ! Mais attention, les cumuls de neige et le vent fort qui a soufflé en altitude imposeront une bonne dose de sagesse lorsque la pente se redressera. Alors amis skieurs ou raquettistes, révisez vos fiches de prudence autant que votre matériel. Le risque d’avalanche est fort en montagne et le restera un petit moment, les températures basses prévus pour les prochains jours ne favorisant pas la transformation du manteau neigeux en une couche stable et rassurante.

Stéphane


sept 21 2013

Dent d’Orlu : Les enfants de la Dalle

Rendez-vous pris avec Philippe, à 6h30 au village d’Orlu. Au programme une grande voie,  une très grande voie : Les Enfants de la Dalle. 1000m d’escalade, homogènes dans le 5B, 5C, avec une ou 2 longueurs dans le 6A. La marche se fait à la frontale dans le bois du Bisp.  Arrivée à l’attaque, les pluies de la veille ont laissé de vilaines traces d’humidité sur l’itinéraire convoité. Que cela ne tienne, c’est un peu plus concentré que j’attaque les premières longueurs, genre rien dans les mains et pas mal de pas d’adhérence sur un rocher parfois dégoulinant. Par moment il faut y croire un peu plus, mais ça le fait, c’est juste que ça amène un peu plus de tensions…

 

Heureusement quelques longueurs plus haut, on retrouve un rocher de plus en plus accueillant pour la grimpe. De plus, le soleil se montre généreux et maintenant c’est vraiment plaisant.

 

 

Philippe est en forme et les longueurs s’enchaînent à bon rythme. Manoeuvres de relais efficaces et bonne humeur, ça tourne…

 

La montagne est calme en ce début d’automne, l’air est pur, une véritable invitation à courir la montagne quelles que soient les activités envisagées.

 

C’est une vingtaine de longueurs plus haut et assez tôt dans l’après-midi que le sommet nous accueille, tout seul pour nous 2.

Descente paisible sur la voie normale où Françoise nous attend.

Une belle journée d’escalade…

Bruno


août 18 2013

Equipe jeunes alpinistes CAF acte 2 : Ordesa

Après les ascensions à la grande aiguille d’Ansabère et un retour tardif, on décide une pose avec levé à la cool. On fait tranquillement la transition en voiture jusqu’à Torla où on se pose en fin d’après midi dans un camping bien sympa. Là on refait le monde, prépare la journée du lendemain et prenons une leçon de slackline par Simon qui est vraiment un mutant en la matière !

Le lendemain, on prend tous le bus et on monte à la paroi de la cascade au Gallinero. Christian a bien tiré son épingle du jeux et part avec les 2 filles dans le dièdre de 73 ( TD/300m). Benoit, Florent et Max partent dans Héroïna (ED-/350m), une voie forcément classe puisque ouverte par Jesus galvez et qui m’avait laissé un très bon souvenir.

Pour ma part, j’embarque avec Benoit DS et Simon dans le dièdre des concasseurs (TD+/350m) ouverture française d’experts en la matière et responsables d’autres « hold up » dans la vallée : Bunny, D Julien, C desbats et B Puiseux.

Ben part en tête et nous faisons une longueur à rallonge (70m) pour arriver directement à R2.

Une courte mais aérienne traversée à gauche permet d’atteindre R3 sur 2 spits (les seuls de la voie) qui s’accordent mal avec le style de l’époque et de la voie…

Benoit repart en tête dans L4. Il réfléchit bien au cheminement, hésite… Et prend la mauvaise décision en traversant trop tard ! Du coup, c’est la terreur ! Il arrache une prise dans la trav mais heureusement son alien tient le coup, plus de peur que de mal… Il finit par atteindre le relai mais pour Simon et moi, c’est là que les ennuis commencent… En second, c’est vraiment le bordel. Le salaud a bien engagé et surtout, on est vraiment plus dans du 6a !!!

Bref, on finit tant bien que mal par rejoindre Ben et là, je lui glisse gentiment qu’il faut toujours passer au plus facile, bien suivre la ligne logique et surtout bien mettre des points partout…

Il lui reste un peu d’énergie et il tient à continuer… Erreur ! Là aussi, il s’agit d’une longueur qui traverse à droite et là aussi, il se fourvoie… Le temps passe, il se fatigue, me fait peur loin au dessus du point, mais finit par faire relai quelques mètres sous le relai officiel qu’il n’a pas vu…

Il est tard, le ciel s’assombrit et le garçon a tiré ses dernières cartouches… Je prends la tête, histoire de rattraper notre retard. Une superbe longueur de 6b avec quelques pitons en place nous conduit rapidement au pied du dièdre cheminée final. Au dessus, la ligne est plus directe et bien logique.

Encore 2 longueurs « made in Ordesa » entre renfougne et opposition pour atteindre le dernier relai sous quelques gouttes, il était moins une…


Nous attaquons rapidement la magnifique descente des crampons du Catatuero pour rejoindre les autres qui ont pris un peu d’avance…

On prendra même le bus sans avoir sorti la frontale !

Encore une belle classique en poche qui mérite vraiment le détour. Un conseil : bien intuiter les traversées de L4 et L5 qui ne sont pas évidentes à négocier…

Le lendemain, on fera une halte à Revilla pour couenner un peu avant de rentrer à la maison et de clôturer ce stage 100% Pyrénées qui je pense aura vraiment été bénéfique pour les jeunes.
Romain Wagner

 


août 12 2013

Equipe jeunes alpinistes CAF acte 1 : la vallée d’Aspe

 

 

Nous nous retrouvons donc tous le vendredi soir dans le camping étonnamment plein à craquer de Lescun.

L’objectif du lendemain est l’arête de Larrangus au Billare (D+/400m). Réveil à 5h30… Il pleut ! On retarde d’une heure… Il pleut toujours ! Une heure de plus… Bref, on a fait la grasse mat’ et on sort des duvets vers 9h30 sous un ciel bien plombé. C’est mort pour le Billare, il est trop tard malgré le temps qui s’améliore. On décide alors d’aller grimper pour l’après midi sur le mythique spot des années 80 de la mature. Cette grande dalle compacte coupée par ce chemin taillé est vraiment hallucinante. Avec Florent et Coralie, nous partons pour une voie en TA (« La marmotteuse » 120 m) qui suit une magnifique ligne de fissure. A part quelques spits aux rares endroits improtégeables aussi que dans le début de la troisième longueur en 7b au dessus du chemin, tout le reste se prête merveilleusement bien à la pose de protections naturelles.

Benoit, Camille et Max qui ce sont engagés dans « L’école buissonnière » (6c+/A1/120m) plus équipée mais bien plus obligatoire en dalle découvrent que faire du 6 dans ce style « Old school » n’est pas une mince affaire !

Christian, Benoit De Santignon et Simon gravissent quand à eux « La clef des champs » (6c/A1/130m) entre dalles équipées et fissures vierges.

Le lendemain, malgré un nouveau réveil un peu humide dans le brouillard, nous décidons de tenter le coup pour la grande aiguille d’Ansabère.Nous partons de nuit du Pont Lamary pour rejoindre rapidement les cabanes d’Ansabes. Un peu au dessus, le ciel se déchire enfin et les majestueuses aiguilles apparaissent.

Pour notre part, nous basculons de l’autre côté pour remonter le pierrier un peu chiant sous la face Est.Trois heures après être parti du parking, nous arrivons au pied du couloir d’accès. C’est sûrement la partie la plus risquée de la journée car il est impossible de progresser dans cette gorge graveleuse sans faire partir de pierres.. A 3 cordées là dedans c’est déraisonnable et je décide de sacrifier notre chrono à la sécurité.Ce sera donc une par une que chaque cordée va franchir ces 3 longueurs, les autres essayant de se protéger au maximum.

On finit par tous arriver « à peu près » sains et sauf en haut du socle. Tout de suite, Benoit, Camille et Simon attaquent par la plus dure, « Le dièdre Butolli (ED-/300m) et déjà ça bataille dans la première longueur en rocher très moyen…

Christian, Benoit DS et Max se lancent dans la classique face Est (TD+/300m).

Pour Florent, Coralie et moi, nous basculons en face N pour gravir le dièdre NE (TD+/300m).Après de nombreuses tentatives dès 1933 celui ci sera finalement vaincu en 1954  par… Les frères Ravier, comme d’habitude, accompagnés cette fois ci de G Santamaria. Ces deux dernières classées respectivement 89 et 90 dans « les 100 plus belles » vont tenir toutes leurs promesses…

Florent est d’ailleurs remonté à bloc pour se lancer dans ce morceau d’histoire du pyrénéisme, mais je lui propose d’attaquer, histoire de gagner un peu de temps…

Ces deux premières longueurs sont loin d’être évidentes et en tête, chargé d’un sac, sur ce rocher pas vraiment « céusien », il faut se battre pour pouvoir enchaîner en libre… Du bon vieux 5 sup à l’ancienne qui remet les pendules à l’heure !

Je passe la main à Flo qui trépigne au pied du fameux grand toit de L3 qui a vu buter les premières tentatives.

Il le gravit efficacement et enchaine par la longueur suivante qui cette fois ci se déroule sur du très beau rocher. Je reprend la tête pour finir dans un terrain plus « scabreux » et nous retrouvons les 2 autres cordées juste sous la sortie.

Suite à un petite erreur d’itinéraire, nous finissons par une dernière longueur encore plus pourrie que la longueur de sortie originale ! Nous atteignons enfin le sommet de la grande aiguille d’Ansabère et chacun apprécie de pouvoir se détendre après ces longueurs un peu stressantes.

Romain Wagner