Encore un peu de raquettes à neige…

En mars, l’éclosion d’une nouvelle saison végétale se propage rapidement, d’abord dans les plaines puis dans les vallées. Les bourgeons grossissent jusqu’à l’explosion et les premières fleurs habillent les arbres fruitiers. Les senteurs se multiplient sous les gazouillis joyeux et l’herbe se colorie d’un vert tendre et soyeux.

 Tandis que les grimpeurs attrapent leurs premiers coups de soleil, accrochés aux parois calcaires des versants sud, les montagnards gagnent de l’altitude pour profiter de conditions optimales de neige. Grâce aux refuges gardés, les sacs ne sont pas trop lourds et les secteurs visités plus variés. De plus, les moments de détente le soir en jouant aux cartes à l’heure de l’apéro, en dégustant les bons petits plats mitonnés par les gardiens et lors des discussions d’échange avec les autres groupes permettent de vivre aux mieux ces quelques jours loin du quotidien.

 Les Pyrénées, par la diversité de ses paysages, offrent toute une palette de séjour en altitude. Là où se concentrent les refuges, il est possible de partir plusieurs jours en totale itinérance. D’autres lieux offrent tellement de possibilité que des séjours en étoile comblent les amoureux des grands espaces enneigés aux difficultés limitées. C’est le cas des Bouillouses, espace situé au dessus de Font Romeu dans les Pyrénées Orientales tout comme celui du Marcadau situé au dessus de Cauterets dans le Parc National des Pyrénées.

J’ai l’immense privilège d’emmener dans mes traces de petits groupes fidèles aux liens familiaux ou d’amitié forts. L’entraide, la solidarité et la joie partagée unissent dans l’effort les membres de ces groupes. Plus ou moins sensibles à la météo ou à la pente, ils se nourrissent et se réconfortent les uns les autres lors de nos escapades montagnardes, nous permettant, à eux comme à moi, d’améliorer notre Indice de Développement Humain…

 

Indicateur concurrent du Produit Intérieur Brut créé dans les années 90, l’IDH s’intéresse à calculer le bien-être d’une population plutôt que sa richesse matérielle produite. J’aime à traduire ce concept dans ma vie quotidienne. S’émerveiller devant une trouée de ciel bleu libérant l’espace et les sommets environnants, franchir la mer de nuage et sortir au soleil, observer le vol des rapaces dans le ciel, partager un effort physique pour atteindre le refuge ou le sommet, faire sa trace dans une neige vierge, improviser un pique-nique à l’abri d’un rocher… Autant de moments sans utilité apparente, sans « prix », sans marketing.

 

A Perrine, Jean « Papou », Sylvain, Michel, Maurice, Florence et Philippe, à nos itinérances en raquettes comme à nos jeux de carte aux Bouillouses et au Marcadau, je dédie ce petit message et leur redit à tous un grand MERCI.

 Stéphane


2 réponses à “Encore un peu de raquettes à neige…”

  • Minois Philippe Dit :

    Merci Stéphane de nous donner du relief et de l’esthétique à nos gestes les plus habituels. Sans toi la montagne ne serait que la montagne (ce qui n’est déjà pas si mal ma foi !) mais par la valeur ajoutée de ton regard elle est encore plus jolie et vivante .Bizz et encore merci . Philippe

  • Coach sportif Dit :

    Merci de nous faire partager ces bons moments !

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