juil 13 2010

La Rambling Society sur le toit des Pyrénées

Après le Mont Valier l’année dernière en septembre, la dynamique équipe de la Rambling voulait proposer à ses membres un « défi » encore plus grand. Avec Fabrice, nous avons rapidement pensé à l’Aneto, toit des Pyrénées grâce à ses 3404m d’altitude. Mais je l’avais prévenu : « pour l’ascension à l’Aneto, il faut être en forme car c’est long avec un terrain parfois délicat, notamment au dessus du refuge et pour franchir le fameux « pas de Mahomet ».

C’est ainsi que le week-end du 3 et 4 juillet dernier, nous sommes partis chez nos voisins espagnols. Le bus comptait 25 prétendants au sommet, 4 randonneurs contemplatifs, 4 Guides de Haute Montagne et 1 Accompagnateur en Montagne, votre serviteur.

A l’arrivée aux portes du Parc National de la Maladetta, l’heure était au repas et à la récupération pour chaque alpiniste d’un jour du matériel adéquat fourni par les Guides (crampons, piolet, baudrier et longe) sous un ciel menaçant.

Au moment du départ, une forte averse orageuse nous obligeait à utiliser la navette mise à disposition pour rejoindre le départ du sentier de la Rencluse.

Après une rapide montée, tout le groupe se retrouvait au refuge de la Rencluse. Après l’installation dans les dortoirs, il fallait régler le matériel indispensable à la traversée du glacier. Les cordées du lendemain étaient définies. Avec le petit groupe de randonneur, nous profitions de ces derniers réglages pour partir à la découverte des alentours du refuge, surveillés de près par quelques marmottes peu farouches. Deux franchissements de torrents plus loin, j’avais « testé » mon petit groupe et constaté avec plaisir son homogénéité et de sa bonne ambiance.

Repas du soir à 19h. Petite belotte jusqu’à 22H et la nuit dans un dortoir bien rempli.

Vers 2h du matin, un bel orage me sort d’un sommeil léger. Et si la perturbation orageuse s’était décalée dans la matinée du dimanche… Je peine à retrouver le sommeil, un peu inquiet par la météo jusqu’au lever des ascensionnistes sur les coups de 4h30. Je les entends se préparer et partir, tel des lucioles, dans la nuit en file indienne.

Avec le petit groupe de randonneur, nous quittons le refuge vers 8h30 sous un ciel virant progressivement au bleu pour un itinéraire inédit, au milieu de paysages superbes agrémentés de rencontre avec marmottes et isards. La traversée de nouveaux torrents se déroule pieds nus dans une eau vivifiante pour ne pas dire TRES froide !

Face à l’Aneto, nous pouvons observer nos « collègues » dans l’ascension finale, petits points en enfilade dans l’immensité du massif.

Après un pique-nique au bord d’un lac très peu fréquenté, nous poursuivons hors sentier en direction du chemin muletier du Port de Vénasque, traditionnel itinéraire vers l’Aneto en venant de France par Luchon et l’hospice de France.

Vers 15h30, nous retrouvons le parking d’été, terminus de la navette en même temps que l’avant garde du groupe des vainqueurs de l’Aneto. Bières, récit et mimes du « culing » (technique utilisée pour descendre sur les fesses une pente neigeuse) agrémentent nos retrouvailles.

Nous retrouvons bientôt notre bus qui nous ramène d’abord dans le calme pour certains, à l’apéro pour d’autres, chez nous.

Une belle réussite pour l’ensemble des participants.

Alors, où va t’on la prochaine fois ?…

Stéphane


avr 13 2010

Quand le printemps revient…

… chaque année, je prends un coup de vieux ! En effet, le retour des « beaux jours » coïncide avec mon basculement dans une nouvelle année tout en signifiant que l’hiver se termine. Or, comme chaque année, le nombre de projets hivernaux réalisés est bien loin des prévisions optimistes de la fin de l’automne, quand chaque discussion alimentait le programme des sorties à la neige : alpinisme, cascade de glace, ski de rando…

Et pourtant… Et pourtant c’est vraiment beau le printemps en montagne ! Les jours ralongent et la lumière change. La couleur envahit à nouveau les versants tandis que le blanc s’estompe de plus en plus en altitude. Le vert refait une entrée triomphale par les vallées et les odeurs se déclinent à l’infini. Les galeries des petits rongeurs apparaissent à la surface du sol comme autant de labyrinthes aux formes énigmatiques. Pour ma part, la bascule s’opère lorsque  je range mes raquettes à neige dans leurs fourreaux pour une longue nuit estivale !

Bien-sûr, il reste encore de la neige en altitude, et les skieurs de rando peuvent encore s’adonner à leur douce folie. Pour les « lêve-tôt », de magnifiques courses en alpinisme sont encore possibles. Mais le bruit de l’eau s’accentue dans les torrents et passé 14h, les planches de ski nautique seraient plus efficaces pour « surfer » dans ces pentes dégoulinantes…

On retrouve alors le plaisir de marcher « à pied » sur des sentiers qui réapparaissent comme par enchantement. La randonnée pédestre retrouve progressivement sa place parmi nos activités favorites. Bientôt, la plupart des refuges réouvriront, permettant de nouvelles escapades et de nouvelles rencontres d’altitude. Comme les animaux percevant la future transhumance, j’hume l’air du renouveau et des courses folles vers les sommets.

Décidemment, je n’arriverai jamais à me décider sur ma saison préférée…

Stéphane


juil 21 2009

Un étrange animal… l’Accompagnateur en montagne!

Mais à quoi peut bien servir un Accompagnateur en montagne ?!

Pourquoi se « charger » de cet animal étrange en montagne alors que tant de sentiers balisés et de topo-guides existent ?!

Voici de VRAIES questions souvent entendues qui appellent une petite réponse en plusieurs points…

1. Si vous souhaitez comprendre comment « fonctionne » l’éco-système montagnard, il faut savoir l’observer, le toucher, le sentir, voire le gouter… mais avec précaution ! Par exemple, vous observez des vaches qui paissent tranquillement à  l’estive (tiens, déjà un terme mal connu…). Vous vous demandez pourquoi elles se trouvent en montagne, comment sont-elles surveillées? Et l’ours, n’est-il pas dangereux pour ces bêtes, voire pour nous? Où fait-on le fromage? Bizarrement, sur certaines zones poussent des orties… alors que d’autres lieux accueillent une lande à myrtillers (miam!) et à rhododendrons. Attention, j’entends siffler! Quel est cet « oiseau »? Oh!, une marmotte… Et tous ces vestiges en ruines, quelle a donc été l’activité pratiquée par l’homme à cette altitude si loin des villages?…

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Bref, vous l’aurez compris, l’Accompagnateur en montagne existe pour vous RACONTER de façon ludique et adaptée la montagne, ses habitants, ses habitudes! Même les bons marcheurs ignorent souvent l’univers qu’ils traversent…

2. La montagne estivale possède des sentiers balisés et des topo-guides. Mais n’avez-vous jamais remarqué que le temps de marche ne correspondait pas à votre rythme personnel : trop court mais souvent trop long… Et la météo change vite en montagne : le terrain peut devenir vite glissant, voire disparaître derrière un épais brouillard. Et l’orage qui éclate si proche… Combien de groupes arrivant au compte-goutte et exténués au refuge d’En Beys que je gardais jadis… sans compter les secours qui auraient du être évités…

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L’Accompagnateur « étudie » et adapte l’itinéraire à votre rythme, évitant fatigue, problème de santé et mise en danger inutile… Il est en randonnée votre « ange-gardien » et gère le groupe pour qu’il reste uni et soudé. De la psychologie, un caractère bien trempé et une bonne humeur à toute épreuve!

3. Vous marchez régulièrement sur les sentiers des topo-guides mais souhaiteriez « sortir » de ces itinéraires souvent très fréquentés. Ou bien vous avez toujours rêvés de randonner dans un secteur mais vous ignorez si votre niveau le permet et quel itinéraire privilégier, dans les montagnes françaises ou à l’étranger ?

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L’Accompagnateur en montagne connait de nombreux secteurs montagneux et/ou de nombreux collègues spécialistes des secteurs qu’il ne connait pas. Par sa solide expérience des montagnes, il vous soumettra des propositions adaptées pour que vous puissiez réaliser votre rêve!

Bref, l’Accompagnateur en montagne est loin d’être indispensable en montagne. Néanmoins, dans de nombreux cas, il participera activement à la bonne réussite de vos vacances, de vos projets de trek ou de vos rêves parfois un peu fous… Et ça tombe bien, car cet animal montagnard un peu étrange possède sa propre part de rêve et une envie communicative de partage ….

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Stéphane