juil 12 2010

Escapade aux Estagnous

Fin juin, la montagne est toujours magnifique : le vert se confronte au blanc, les petites touches de couleurs brillent dans un ciel au bleu soutenu.

Lorsque l’on veut faire découvrir ces contrastes en Couserans, l’un des lieux à privilégier se nomme la Réserve du Valier !

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes retrouvés avec des grands-parents voulant faire découvrir la montagne à leur petit enfant. Celui-ci a profité pleinement de la montée aux Estagnous pour assouvir sa curiosité naturelle. Le matériel de Jean-Claude, par contre, a moins apprécié la rugosité du sentier après de trop longues années d’hibernation dans le placard… Heureusement que Stéphane, au refuge, possédait une paire de chaussure supplémentaire qui permit une descente normale bien que prudente.

Cette aventure offre l’occasion de faire un petit point sur le matériel de montagne : malgré l’absence d’utilisation, le cuir, la colle, les coutures ou le caoutchouc s’abiment au fil du temps. Afin d’éviter de se retrouver dans des situations délicates, il est impératif de vérifier et de changer régulièrement son matériel de montagne. En effet, les chaussures qui disent « bonjour », les sangles de sac qui craquent, les cordes blanchies par l’usure du temps augmentent les risques d’accident en montagne. Comme l’absence d’entrainement physique. Et la montagne possède suffisamment de subtilités pour ne pas en rajouter…

Dans notre cas, les deux jours ont permis de voir de belles choses, de faire de belles rencontres et d’observer tout cela au travers des yeux d’un enfant. Forcément émouvant !

Stéphane


juin 16 2010

Kayak sur le lac d’En Beys…

Une fois de plus, me voici reparti vers En Beys. Avec Juju, nous remontons en papotant ce sentier ami dans la lumière splendide d’un matin de juin. Les ruisseaux amorcent la décrue mais leur traversée réveille encore quelques orteils. La neige se rencontre au passage du petit col en arrivant au lac.

Le refuge est désert et Sylvain s’affère autour du pied du nouveau parasol. La météo a annoncé du mauvais pour le lendemain dimanche, occasionnant une absence de réservation pour le samedi soir.

Après une petite visite sur le « spot » où j’avais l’année passée observé une gentiane acaule blanche, fait rarissime, je reviens penaud au refuge et annonce à Sylvain mon désir d’aller tester le kayak monté récemment par hélico. Justement, Sylvain souhaitai me le proposer afin que nous réalisions la PREMIERE traversée du lac d’En Beys en kayak…

Quelques années auparavant, j’avais traversé dans le sens de la largeur le lac sur un petit bateau mal gonflé pour faire traverser le tuyau d’arrivée d’eau de source, armé de piolet pour franchir les « icebergs » qui flottaient en ce mois de mai 2003 sur le lac d’En Beys.

L’utilisation d’un kayak fourni par nos amis de « La Belle Verte », base d’eaux vives située près de Saverdun, s’avéra moins rock-n-roll et particulièrement grisante grâce à la neige, encore présente sur le bord du lac, mêlée aux éboulis plongeant dans le lac… un petit goût de Grand Nord inexploré !

Comme quoi, sans aller au bout du monde, le rêve est bien possible et l’ »aventure » encore réalisable, à condition de rester modeste et de laisser dériver patiemment son imagination, pourvu que cela se termine par un bon steak de boeuf élevé dans la Réserve d’Orlu !

Stéphane


avr 19 2010

Montée printanière au refuge d’en Beys (18/04/10)

Les fleurs égaient à nouveau les jardins. Les arbres fruitiers fleurissent les uns après les autres. Les morilles titillent le cueilleur avisé…

Et pourtant, la montagne n’a pas encore revêtue son habit végétal ! Et les personnes qui contactent les refuges actuellement s’étonnent des réponses des gardiens dont les mots clés sont : neige, raquettes, crampons-piolet, fraicheur et refuges non-gardés.

Le mois d’avril porte bien son adage et la montagne doit encore être abordée avec prudence. Des avalanches de fonte emportant toute la couche de neige peuvent être impressionnantes et les itinéraires estivaux sont encore parfois dangereux. Les quelques photos qui suivent montrent notre montée au refuge d’en Beys, Juju, le gardien, Mathilde sa muse et votre serviteur.

Nous avons croisé lors de cette magnifique journée des gens à pied, en raquettes, à ski et même en VTT !

Pour honorer mes 34 ans, Juju avait transporté une belle côte de boeuf à l’os que nous avons dégusté face aux aiguilles d’en Beys sous l’oeil incrédule de marmottes tout juste sorties de leur hibernation.

Voici les clichés qui montrent les conditions d’enneigement durant la montée au refuge :

1. La vue du psa de Balussière, aussi appelé « pla des marmottes »

2. Début de la neige à 1780m d’altitude au niveau de la fourche GR7 / chemin des gardiens

3. Un peu plus haut là où les avalanches de fonte peuvent encore sévir et où les raquettes sont bien utiles l’après-midi pour éviter de « passer au travers » et s’abîmer chevilles et genoux.

4. Le petit collet et l’étang d’En Beys, encore totalement gelé malgré un état neigeux plus proche d’un débu mai que d’une mi-avril

La montagne est belle. Respectons là, respectons nous !

Stéphane


mai 25 2009

Week-end « baroudeur » au refuge d’En Beys

Quand des amis de « 20 ans » décident de se retrouver régulièrement pour réaliser un séjour « baroudeur », il était évident qu’un jour ou l’autre, leurs pas les entraineraient vers En Beys!

Et c’est ce long week-end de l’Ascension qui fut le théâtre de ce nouveau défi : prendre du bon temps ensemble tout en sacrifiant au rituel de « l’exploit » physique et sportif…

Des quatre coins de l’Hexagone (sic!), nos dix valeureux héros des temps modernes affutent leurs armes (raquettes à neige, pelle, sonde, ARVA), vérifient une dernière fois les lacets de leurs chaussures de montagne et attaquent la longue montée à En Beys la tête haute et le torse fièrement bombé… Et même si la fin dans la neige entame leurs réserves physiques, ils passent haut la main le test de l’apéro au refuge d’En Beys!

repas-en-beys

Repas, belote coinchée, la soirée s’étale et la lune est déjà haute quand les premiers ronflements font vibrer les murs des dortoirs.

groupe-pedoussaut

Le lendemain, les objectifs divergent quelque peu : certains redoutent la neige, d’autres la pente, d’autres encore fixent les sommets avec envie… La remontée vers la grande porteille d’Orlu offre tout un panel de nouvelles sensations jusqu’au moment du choix du lieu de pique-nique… instant toujours épique à plusieurs, notamment quand le vent se joint à la fête. Les plus courageux montent à l’étang Faury pendant que le reste du groupe tente une partie de cache-cache oral (fallait y être pour comprendre!!!). Afin de préparer un prochain séjour « baroude », un igloo est construit en quelques coups de pelle et un peu d’huile de coude.

Le soir, à la lumière d’une simple bougie , Rapatou, la bête de Naguilhe, Blanchette Seguin et autre ours mal lêchés s’invitent au refuge par la voix d’un être étrange réputé pour son pouvoir hypnotique de conteur… 

Est-ce la légende de la Couillade où la volonté d’aller plus haut, le lendemain, les 4 plus courageux attaquent au petit jour la belle ascension de la désormais célèbre Couillade d’En Beys. 

panneau-couillade

Malgré un vent à faire chuter Roland, l’exploit est là! Les muscles souffrent mais la victoire agit comme un anti-douleur formidable et le groupe enfin reconstitué regagne triomphalement la civilisation et les Bains du Couloubret.

montee-couillade

Bravo à tous pour ce week-end réussi à tous points de vue!

Stéphane