août 20 2010

Sortie dans la Réserve d’Orlu

Coup de fil du village vacances Le Tarbésou à Bonascre : « nous aurions besoin d’un Accompagnateur en Montagne pour une sortie dans la Réserve d’Orlu. Est-ce que quelqu’un de chez vous est disponible ? Connait-il bien la randonnée dans la Réserve ?…

Il se trouve que j’étais disponible ce fameux mercredi de la première quinzaine d’août. Et il se trouve que je connais un petit peu le coin, que j’appelle affectueusement « mon jardin » !

La piste qui mène à la jasse de Gaudu permet une prise de contact confortable, plusieurs personnes pouvant monter de front. Comme toujours, j’essaie par de petites devinettes de partager avec eux la complexité de ce milieu montagnard que nous cotoyons : la hêtraie, les objectifs de la réserve, le concept de « jasse », la capture d’isards, les reposoirs pour les vaches, la présence des grandes gentianes, la floraison des rhododendrons… Et puis nous arrivons devant  »l’abri bus » où s’agitent les marmottes. Que seraient nos montagnes sans l’attrait des marmottes ?! Au moindre cri, à la moindre fuite, les têtes se redressent, les sourcils se froncent et l’oeil balaie l’horizon à la recherche de ces fameux rongeurs.

- »Là, en face, près du caillou ! »

- « Quel caillou, y en a plein des cailloux !! »

- « Mais si, regarde, elle bouge. Elle rejoint le trou à gauche du petit bosquet ».

- « Des trous, y en a partout et des bosquets aussi ! … Ah, si, ça y est, je la vois ! »

Et quand certains peinent vraiment à débusquer à l’oeil l’animal, il reste la lunette d’observation. « Vous ne touchez à rien et vous ouvrez le bon oeil »… Et là, c’est l’extase pour le randonneur. Il aperçoit enfin la petite marmotte en train de se gratter, de grignoter ou de faire de papouille à une congénère.

A partir de la passerelle, le flux de randonneur suivant scrupuleusement les balises blanches et rouges bifurquent et l’on retrouve un peu de tranquilité en empruntant le « chemin des gardiens ». La montée débute véritablement à partir des anciens baraquements. Le groupe s’étire en même temps que le silence imprègne la marche. Seuls quelques souffles un peu plus forts viennent troubler les premiers mètres pentus. La cascade, le passage à gué et le replat des marmottes. Tout va bien. La source de l’eau « la meilleure du monde » (si je vous le dis !) et la petite terrasse végétale face à la cascade descendant de Gaudet où se posent les plus calmes du groupe. Avec l’avant garde, nous poursuivons vers l’étang que nous atteignons pour … 5 minutes de contemplation ! Même pas le temps de rendre visite au refuge afin de ne pas faire attendre trop longtemps les autres membres du groupe. Il faut déjà redescendre…

La piste retrouvée, le groupe se délite et je reste avec les derniers qui demandent imanquablement : « elle est longue cette piste, il reste combien de temps ? » Nous arrivons au parking avec cette délicate envie d’une boisson fraiche, signe d’une journée de rando bien remplie.

C’est au Relais Montagnard d’Orlu que nous assouvissons ce plaisir simple, dans une convivialité qui reste une valeur sûre de notre activité préférée : marcher ensemble en montagne !

Stéphane


juil 12 2010

Randonnée autour d’En Beys avec l’APBG

En ce dernier week-end de juin, nous sommes « remontés » dans la réserve d’Orlu avec 14 membres de l’Association des Professeurs de Biologie et de Géologie. Autant dire que j’étais bien entouré et que j’ai certainement plus reçu que transmis d’informations, notamment sur la flore !

Notre petit groupe s’est rapidement mis en route et rapidement… arrêté pour le casse-croûte du midi. Durant la montée, les nuages se sont fait plus présents et l’arrière du groupe, le « gruppeto », a reçu quelques gouttes puis une bonne averse avant de parvenir au refuge d’En Beys.

Après une bonne soirée dans la salle commune, quelque peu bruyante par la présence d’un groupe de sportives (une fois n’est pas coutume)  ayant tenté une réhydratation à base de punch, de bière et de vin, la nuit fit se dissiper les nuages d’orage.

Le lendemain matin, sous un ciel bleu magnifique, le tour « du bout du lac »  nous permit de retrouver quelques représentants d’une espèce rare, la gentiane acaule blanche ainsi que la fameuse Drosera (plante insectivore) grâce à l’oeil affûté d’Aimée.

Il était temps de redescendre avant l’orage pour qu’une partie du groupe puisse profiter de la visite aux grottes de Niaux et de la Vache. Pour ma part, un vilain fil de fer mal placé m’obligea un changement de roue sous l’orage et un déluge d’eau…

Comme me l’a dit mon garagiste : « ah ça, ça tombe toujours soit la nuit, soit sous la pluie ! »

Stéphane


juil 17 2009

La rando : oui! mais zen…

La randonnée en montagne est parfois considérée uniquement comme une activité physique, voire sportive , où la notion d’effort est fondamentale.

Pour ma part, j’ai la chance de marcher toute l’année en montagne, à pied, en raquettes ou à ski. Aussi, suis-je devenu au fil du temps une « machine à dénivelé » peu préoccupé par la pente et la distance… Du coup, je me fatigue moins et profite à fond du milieu montagnard et de toutes les ambiances que produit la montagne au fil des jours et des saisons !

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D’où la « zen attitude », où la marche est un moyen de découverte de soi, des autres  et de l’environnement extérieur et non un objectif chiffré ou de souffrance physique.

Si cette conception vous inspire ou vous intrigue, nous pouvons vous aider à profiter des bienfaits de la montagne pour vous sentir mieux, grâce à des séances de relaxation, de massage et de partage du patrimoine montagnard lors de randos zen. Et plus que de grandes phrases, vous pouvez visionner un petit reportage que nous avons réalisé l’été dernier avec plusieurs groupes lors de séjours « randos zen ». L’adresse est : http://www.youtube.com/watch?v=mOg7RyNQlvQ

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Se détendre et prendre du bon temps tout en s’emerveillant en montagne, quel beau programme !

Stéphane


juin 29 2009

Nouveautés au refuge d’En Beys!

Je me souviens des premières réunions organisées à la mairie d’Orlu lors du chantier de rénovation et d’agrandissement du refuge en 2004 au moment où j’en étais encore le gardien. Je me rappelle des sensations douloureuses lorsque la pelle mécanique, le « bobcat » et les marteaux piqueurs amenaient un peu plus de « civilisation » là-haut, à 2000m d’altitude dans ce que j’appelais de façon prétentieuse mon « jardin ». Je revoie nos colères plus ou moins contenues à Juju, Sylvain et moi quand l’architecte nous parlait de sa conception des aménagements intérieurs ou extérieurs prévus dans le chantier : cuisine, salle commune, assainissement…

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Tout ça est aujourd’hui révolus. L’acharnement des gardiens actuels Sylvain et Julien et la prise de conscience du Syndicat intercommunal Orgeix-Orlu ont eu raison des errements du passé et le refuge offre aujourd’hui des prestations de haut niveau! La salle commune a enfin été isolée d’un point de vue phonique et un bardage bois amène un peu plus de chaleur à une construction très minimaliste : des aménagements simples mais ô combien agréables à la fois pour les randonneurs, mais aussi pour les gardiens qui s’épanouissent dans un environnement enfin « hospitalier »! Quant à la terrasse construite par Jojo et Stal, elle complète agréablement les équipements proposés au refuge tout en laissant suffisamment de place au « boulodrome » d’En Beys.

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Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’ai eu la chance de découvrir à quelques mètres derrière le refuge une fleur rarissime : une gentiane de Koch dépigmentée, donc blanche au lieu de bleue!

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Bravo aux gardiens pour leur tenacité, leur sens de l’accueil et la qualité des repas servis!

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Steph


mai 25 2009

Week-end « baroudeur » au refuge d’En Beys

Quand des amis de « 20 ans » décident de se retrouver régulièrement pour réaliser un séjour « baroudeur », il était évident qu’un jour ou l’autre, leurs pas les entraineraient vers En Beys!

Et c’est ce long week-end de l’Ascension qui fut le théâtre de ce nouveau défi : prendre du bon temps ensemble tout en sacrifiant au rituel de « l’exploit » physique et sportif…

Des quatre coins de l’Hexagone (sic!), nos dix valeureux héros des temps modernes affutent leurs armes (raquettes à neige, pelle, sonde, ARVA), vérifient une dernière fois les lacets de leurs chaussures de montagne et attaquent la longue montée à En Beys la tête haute et le torse fièrement bombé… Et même si la fin dans la neige entame leurs réserves physiques, ils passent haut la main le test de l’apéro au refuge d’En Beys!

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Repas, belote coinchée, la soirée s’étale et la lune est déjà haute quand les premiers ronflements font vibrer les murs des dortoirs.

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Le lendemain, les objectifs divergent quelque peu : certains redoutent la neige, d’autres la pente, d’autres encore fixent les sommets avec envie… La remontée vers la grande porteille d’Orlu offre tout un panel de nouvelles sensations jusqu’au moment du choix du lieu de pique-nique… instant toujours épique à plusieurs, notamment quand le vent se joint à la fête. Les plus courageux montent à l’étang Faury pendant que le reste du groupe tente une partie de cache-cache oral (fallait y être pour comprendre!!!). Afin de préparer un prochain séjour « baroude », un igloo est construit en quelques coups de pelle et un peu d’huile de coude.

Le soir, à la lumière d’une simple bougie , Rapatou, la bête de Naguilhe, Blanchette Seguin et autre ours mal lêchés s’invitent au refuge par la voix d’un être étrange réputé pour son pouvoir hypnotique de conteur… 

Est-ce la légende de la Couillade où la volonté d’aller plus haut, le lendemain, les 4 plus courageux attaquent au petit jour la belle ascension de la désormais célèbre Couillade d’En Beys. 

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Malgré un vent à faire chuter Roland, l’exploit est là! Les muscles souffrent mais la victoire agit comme un anti-douleur formidable et le groupe enfin reconstitué regagne triomphalement la civilisation et les Bains du Couloubret.

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Bravo à tous pour ce week-end réussi à tous points de vue!

Stéphane


mai 24 2009

Conditions refuge d’En Beys (24 mai 2009)

De retour de séjour avec un groupe durant l’Ascension (la bien nommée!) dans la Réserve d’Orlu. La neige fond très rapidement grâce à un fort vent de sud (12°C à 8h au refuge à 2000m d’altitude!) et une petite averse de pluie.

Du coup, on ne trouve plus la neige qu’au niveau de l’intersection au dessus de la source à environ 1700m d’altitude. Même si la neige est bien portante, je conseille encore de prendre les raquettes pour quelques jours car les zones où les rochers refont surface fondent plus vite avec un risque de « passer au travers » et de se faire mal aux chevilles ou genous.

Pas d’avalanches de fonte récentes repérées durant les trois jours là-haut. Mais à l’étang Faury (2300m), il reste encore 2 m de neige!

Stéphane