juil 15 2010

Escalade autour du Rulhe

La vallée de l’Aston est principalement connue pour sa station de ski de fond, le plateau de Beille (qui accueillera encore l’année prochaine un arrivée du Tour de France).

Pourtant, cette longue vallée qui s’élève jusqu’à la frontière andorrane possède bien d’autres sites magnifiques dont le Rulhe représente certainement le fleuron.

En effet, imaginez un massif granitique superbe culminant à 2783m d’altitude planté au milieu d’un relief plutôt doux où repose un refuge confortable… Placé sur le GR10, le refuge peut être rejoint à pied par 7 itinéraires différents, ce qui est tout à fait exceptionnel.

Il se trouve que la plupart des gardiens qui se sont succédés au refuge sont des montagnards accomplis. Les Roujas, Pouxviel et maintenant « Calou » ont ouvert de nombreuses voies d’escalade (falaise) et d’alpinisme (grande voie) avec leurs amis (Vignolle, Colla, Périssé…) tout autour du refuge, sur le Pic du Rulhe, sur les Fourcade, le Pic Noir de Joucla, autour de la Mateille…

Dernièrement, Calou, le gardien actuel, s’est entiché de deux nouvelles falaises tenues encore secrètes tant que l’équipement et le nettoyage ne sont pas terminés. Voici l’une des deux, encore vierge de tout essai…

Hier, le 14 juillet, nous avons hissé nos cordes sur ces futurs bijoux d’escalade estivale : à 2200m d’altitude et des parois passant à l’ombre l’après-midi pour la fraicheur, un rocher de toute beauté et des passages très variés à bras, en fissure, en dalle…

Et le niveau ? Autour du Rulhe, on trouve tous les niveaux même si le maximum de possibilité en falaise se situe dans le 6. Mais il est prévu l’équipement d’une nouvelle falaise superbe dans le 4 et 5 très prochainement…

Voilà pour ces quelques explications qui, je l’espère, vous donneront envie d’aller grimper en montagne en ces belles journées de canicule en plaine et vallées.

Stéphane


sept 21 2009

La FFME fait sa randonnée !

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Le comité départemental de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (F. F. M. E.) et les associations ariégeoises affiliées, organisaient le 13 septembre 2009 une journée de la randonnée en montagne autour du Pic du Rulhe.

Cette manifestation avait pour finalité d’amener à la pratique de la montagne en conditions de sécurité optimales tous ceux qui souhaitaient y prendre part.

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Le Bureau des Guides Ariège-Pyrénées avait été mis à contribution, qui avait dépêché deux Accompagnateurs en Montagne et un accompagnateur stagiaire. Le peloton de gendarmerie de haute montagne de Savignac-les-Ormeaux, également invité, était représenté par trois de ses hommes. Trois des associations du département affiliées à la F. F. M. E. enfin – le Groupe Ariégeois de Grimpeurs ( ou G. A. G.) de Pamiers, le club montagne de Luzenac-sur-Ariège et L’Amicale des Montagnards Axéens (ou L. A. M. A.) d’Ax-les-Thermes – avaient mandaté plusieurs de leurs cadres et parmi eux une accompagnatrice en moyenne montagne.


Pour les professionnels du BGPA, l’activité fédérale est d’autant plus importante que nous sommes tous impliqués dans nos pratiques amateurs à différents niveaux. De plus la FFME mais aussi le CAF nous font intervenir sur des formations ou tous simplement sur des encadrements de sorties. Le rôle de la FFME est primordial dans l’environnement montagnard en terme d’apprentissage et de découverte pour les débutants mais aussi pour les confirmés.

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Pour nous cette journée a été l’occasion d’échanger nos connaissances tout en assurant la réussite des différentes randonnées. L’ascension du Pic du Rulhe aura permis à certains de découvrir la randonnée hors sentiers et la gestion du groupe pour la sécurité. La convivialité de ce regroupement encourage tous les protagonistes à réitérer cet évènement. Le comité départemental de la FFME avec son président Sébastien Gendre veut développer ce genre de rencontre afin de faire découvrir toutes les activités liés à la fédération. La prochaine journée devrait être consacré à la découverte de la raquette et du ski de randonnée.

En espérant qu’Antoine ramènera son génépi que tous ou presque ont pu goûter avant de redescendre dans la vallée !

Et aussi, un grand Merci à Calou et Julien pour l’accueil chaleureux dans leur refuge.

Pierre


juil 26 2009

Solidarité et montagne…

Dans des conditions difficiles, deux possibilités s’offrent schématiquement dans un groupe : s’isoler pour tenter de résister seul ou s’unir pour passer l’épreuve. Or, la montagne n’est pas toujours un milieu très propice à l’homme. C’est d’ailleurs certainement une des raisons qui poussent les montagnards à lui rendre visite, parfois par vanité, plus souvent pour l’amour des belles choses et la vie au grand air!

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En montagne, de petits ilots d’humanité ont été aménagés pour servir d’abris et pourquoi pas de lieux de partage et de convivialité : ce sont les refuges!

Pour tous ceux qui ont eu la chance d’y passer au moins une soirée, l’une des premières interrogations légitimes concerne l’approvisionnement : « comment faites-vous pour proposer des repas complets à 2, 3, voire 4 heures de la route la plus proche? »

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 L’hélicoptère est devenu le moyen privilégié pour « acheminer » les produits lourds et encombrants indispensables à la vie du refuge. Les mules ou autres ânes complètent parfois le dispositif. Et l’homme, souvent, parachève la montée des produits frais comme les légumes, la viande, le beurre ou le pain… Ah!, le pain… Toute une aventure pour fournir des tranches de pain pour les repas en refuge…

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L’autre jour que je déambulais paisiblement dans la vallée, mon téléphone s’anime brusquement et le nom « refuge des Estagnous » m’indique la provenance de l’appel. Je décroche et salue Stéphane, l’un des deux gardiens du refuge. Un peu embarrassé, il m’explique la situation. L’hélico ne peut pas monter à la date prévue et les réservations affluent pour la semaine. Et le pain… « Ben, on va être juste. Pourrais-tu nous faire un ou deux portages dans les jours qui viennent? »

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(Pour ceux qui ne lisent pas tous les messages du blog, ils ignorent certainement mon attachement aux refuges de montagne, faisant moi-même partie de la confrérie des gardiens d’altitude). J’attrape mon agenda, heureusement (ou malheureusement…) peu rempli ces derniers jours et j’annonce à Stéphane ma venue pour le lendemain. Quinze kilos de pain sont commandés chez le fournisseur officiel du refuge des Estagnous, la boulangerie Simonet à Saint-Girons (et pam, un p’tit coup de pub mais la qualité des produits le vaut bien!). Le jour J, me voici dès 10h au refuge, devant un spectacle montagnard toujours aussi beau, accoudé au mur de la terrasse et savourant une bière fraîche et bien méritée. Le surlendemain, me revoici au refuge, vidé de toutes mes « quotidiennetés » valléennes, heureux, libre et fier de cette double bonne action : envers des montagnards et des amis…

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Tiens! Si vous avez décidé de passer une nuit dans un refuge, demandez donc au gardien s’il n’a pas besoin d’un petit quelquechose d’en bas. Le geste est toujours apprécié. Et s’il vous répond que non, n’hésitez-pas à amener tout de même quelques légumes ou une de vos petites spécialités culinaires, pas forcément beaucoup, simplement pour partager cette solidarité montagnarde à laquelle nous sommes tant attachés!

Stéphane


juin 15 2009

Dimanche 14 juin, ARÊTE OUEST DU PETIT RULHE (Ariège)

Parcours d’une partie de  l’arête Ouest du petit Rulhe. Nous n’avons pas pu terminer l’arête car il y avait des rafales de vent atteignant les 100 km/h.

L’approche et l’arête sont totalement dépourvues de neige.

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juin 1 2009

conditions neige autour du Rulhe (31 mai 2009)

La neige a fondu à vitesse « grand V ». En quinze jours, la grande majorité du manteau neigeux a disparu. Bien-sûr, il reste encore de larges plaques de neige mais presqu’uniquement en versant nord. La montée au refuge du Rulhe par Garsan se fait  complètement au sec (deux toutes petites langues de neiges en cours de disparition juste avant d’arriver au refuge.

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Pour Fontargente, pas de neige jusqu’aux étangs et plus beaucoup jusqu’au Port d’Inclès.

Par contre, premiers rhododendrons en fleurs vus le 31 mai dans un petit renfoncement près du barrage de Laparan (1500m d’altitude). C’est un peu plus tard que ces dernières années.

Steph G.


juin 1 2009

La MJC de Saint Sulpice en Vallée d’Aston (30 et 31 mai 2009)

Il existe différentes catégories de randonneurs. Et tous les encadrants vous le diront : « les ados, c’est pas du gâteau! »

En effet, quoi de plus difficile que d’aider ces « post enfants » pas encore vraiment « pré-adultes » à apprécier la notion de « marcher pour le plaisir ». Ca va pas non?! Marcher, qui plus est, en montagne, c’est parfois dur physiquement et en plus, c’est assez long… Pas de plaisir immédiat, pas de sensation forte « subie »… que de frustrations… alors que le téléphone portable ne passe même pas! 

Bref, ce n’est pas toujours très facile… Sauf quand on tombe sur des jeunes qui s’éclatent entre eux, se respectent et sont prêts à « jouer le jeu » de la randonnée. Oui, peut-être un peu souffrir, mais se dépasser, découvrir des lieux, des lumières, des senteurs encore inconnues : s’ouvrir et comprendre l’autre et le monde! Et bien je peux dire que j’ai rencontré ces jeunes là. Ce n’est certes pas la première fois mais c’est un plaisir sans cesse renouvelé car suivant les situations rencontrées durant la rando (mauvais temps, blessure, changement d’itinéraire…) se découvrent des tempéraments qui, j’en suis sûr, se revèleront un peu plus tard à l’âge adulte…

Nous sommes donc partis avec des jeunes de la MJC de Saint Sulpice (81) dans la vallée d’Aston pour passer le week-end en montagne et dormir au refuge du Rulhe, chez l’ami Calou et son nouveau second Julien (décidément, les Juliens sont de fins cuistots en altitude!). Sous l’impulsion de Julie et Mathieu, dynamiques animateurs de la MJC, les 11 Tarnais ont « subis » avec le sourire et beaucoup d’entrain la pluie, l’orage, les semelles « qui disent bonjour » (et se détachent…) et la belle montée au refuge. Les cabanes de Las Peyres et Garsan, ouvertes et en bon état, ont permis des haltes permettant de prendre la mesure de la météorologie et de la topographie !

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La soirée dans un refuge plein (de randonneurs et d’enthousiasme) nous permit à tous de profiter d’un très bon repas chaud, d’une belle petite balade digestive pour les sportifs (et de parties de Kems endiablées pour les autres) et d’une nuit à près de 2200m d’altitude!

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La bonne humeur ne se démentit pas au réveil et après le petit dej et les remerciements aux gardiens du ‘temple », nous reprîmes la route… le chemin vers l’Estagnol et les lacs de Fontargente. Mais il n’est pas si facile de garder l’équilibre sur ces sentiers caillouteux qui ont vu passer tant de passeurs et autres contrebandiers : Mathilde et sa cheville droite le savent bien!

Après un dernier effort pour rejoindre le fameux « Malpas », le grand cirque des étangs de Fontargente accueillirent les plus valeureux pour une partie de « jet de cailloux » mémorable.

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Puis vint l’heure du retour vers Garsan, Las Peyres, la piste et le barrage de Laparan : la civilisation en quelque sorte!

Bravo à tous pour votre bonne humeur, vos bons mots et votre énergie! Je suis sûr que certains d’entre vous reviendront en montagne pour de nouvelles aventures avant tout humaines…

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Stéphane