juil 31 2010

LA boucle de la Dent d’Orlu

S’il est un sommet connu et reconnaissable en Haute Ariège, c’est bien la Dent d’Orlu. De son vrai nom Pic de Brasseilh, cette canine de Gneiss se dresse en phare à l’entrée de la haute vallée d’Orlu. Les grimpeurs pyrénéens et catalans en ont fait un symbole de l’escalade pyrénéenne, au même titre que le Pic du Midi d’Ossau, les Aiguilles d’Ansabère, Montserrat ou les Mallos de Riglos. Avec son altitude modeste de 2222m (facile à retenir !), il permet sur une paroi de près de mille mètre de haut de s’adonner à tous les types de grimpe…

Côté nord, la pente  est plus douce, encore sévère, mais accessible pour de « simples » randonneurs. C’est pour cette raison que nous proposons l’ascension de ce sommet, dans une boucle inédite mariant ancien chemin, hors sentier sur les estives et pentes raides au final…

L’autre jour, nous avons pris l’orage en redescendant du sommet. En quelques minutes, nous étions trempés… Mais qelques autres minutes plus tard, le sourire était éclatant, avec 5 kg de cèpes ramassés dans la hêtraie sous la poêle à frire.

Jeudi 29 juillet, nous y sommes remontés. Les nuages servant d’écharpe à la Dent (ndlr : vive la langue française !), la vue au sommet ne fut que par instant enthousiasmante, ce qui arrangea Yves, qui décidemment n’aime pas la verticalité ! Néanmoins, les sacs alourdis de girolles et de 3 cèpes, nous avons effectué cette belle balade à la journée grâce notamment à la bonne humeur de Jean-Louis, l’Ariégeois du groupe, et de Nathalie, dont les genoux ont quelque peu souffert de la descente sous le sommet.

A chaque sortie, la montagne amène son lot de renouvellement. Les vaches, absentes auparavant, égayaient de leurs cloches la montée hors sentier au dessus d’Esprays. Les lys des Pyrénées conservaient de leur superbe dans le petit vallon caché sous la cernière forte montée. Personnellement, j’ai surtout apprécié les quelques trouées de visibilité aperçues du sommet, qui permettent en quelques instants de se projeter en trois dimensions au milieu des autres sommets…

Nous y retournerons encore car la balade est belle et l’expérience inoubliable !

Stéphane


juil 25 2010

La Pique d’Estat, 3143m, sommet de la Catalogne !

Lorsque l’on fait de la montagne, il faut parfois se forcer un peu, voire prendre le destin par les cornes pour vivre de jolis moments. Pour exemple, gravir les 1000m de dénivelés positifs qui séparent le parking de L’Artigue du refuge du Pinet avec comme seul panorama cette brume enveloppante qui s’insinuent jusque sous les os, représente un plaisir tout relatif.

Heureusement, Perrine, Sylvain, Maurice et Vaughan (prononcez « wohon ») ont de l’énergie à revendre et des traits d’humour plein la musette. Du coup, pas à pas, girolle après girolle, Manu, mon stagiaire et néanmois ami (entre voisins…) et moi sommes parvenus tranquillement dans ce refuge réputé pour son ambiance chaleureuse et musicale.

A 2246m d’altitude, la vue est encore splendide en ce vendredi après-midi : gris clair ou gris foncé, c’est au choix ! A l’intérieur, Patrick, le gardien charismatique sort de sa sieste. Avec son équipe (Linda, Marion, Max et Antonin) ils nous préparent les girolles ramassées dans le bois de Fontanal, remplissent les verres d’un petit rosé bien frais et invitent les quelques randonneurs ayant bravé le mauvais temps à partager un apéro improvisé en cuisine.

Quelques parties de « coinche » plus tard (mettez 1 prof de math et un instit amoureux de la même matière ensemble et vous saurez ce que le terme « stratégie » veut dire… analyse, calculs savants, et finalement victoire pour cette équipe pratiquement professionnelle!), le repas, délicieux d’ailleurs, est servi.

Puis tout à coup, vers 21h, un son mélodieux s’échappe d’une guitare … Les yeux quittent les magazines de montagne ou les jeux de cartes et Max distribue les cahiers de chants : « Tiens, et si on commençait par la page 12 : Etoile des neiges ! ». D’abord timides, les convives prennent petit à petit de l’assurance, grâce notamment aux cerises délicatement relevées d’alcool que nous sert Patrick. Des Basques présents au refuge nous interprêtent quelques uns de leurs « tubes » et je décide de proposer a cappela un « Ariejo o moun païs » chanté avec ferveur à défaut de justesse !

Vers 22H30, la plupart des randonneurs rejoignent les dortoirs et nous poursuivons encore quelques minutes le répertoire du cahier de chants, accompagné par Antonin, cuistot et violoniste de talent ! Vaughan, Manu et Sylvain partent se coucher avec cette démarche chaloupée si caractéristique des marins en fin de soirée… Dehors, les étoiles ont pris le dessus sur la couche nuageuse et je rentre serein et rejoint ma couche, confiant en la météo du lendemain.

A partir de 6h samedi, les dortoirs s’agitent presque frénétiquement. Les Catalans font profiter à  tout le refuge de leurs douces voix caverneuses. Le petit déjeuner est rapidement avalé, la lumière du jour sur les montagnes agissant comme un aimant sur toute la petite troupe des itinérants. Mer de nuage à 1800m, ciel limpide en altitude, couleurs chatoyantes du lever du jour sur les versants du Guins de l’Aze et du Pic du Port de Sullo : il faut partir, grimper, se laisser envahir par cette ambiance montagnarde !

Après quelques heures d’effort, nous parvenons heureux au sommet de la Pique d’Estat. Pour Perrine, gravir le sommet de la Catalogne représente un symbole. Maurice est ravi de franchir enfin l’altitude mythique dans les Pyrénées : 3000m. Sylvain goûte à certaines joies subtiles et personnelles en montagne tandis que Vaughan découvre l’altitude et la haute randonnée. Manu joue les grands reporters souvent en serre-file, parfois devant. Il « apprend » le métier d’accompagnateur, médite sur le rythme de marche, se passionne pour la flore d’altitude…

Sommet, pique-nique, « culing » (j’y reviendrai un jour prochain), quadriceps parfois en surchauffe, la fatigue se fait sentir dans la descente et le refuge est atteint comme un premier soulagement. Il ne reste finalement QUE 1000m à descendre…

A l’étang Sourd, une petite trempette et un petit remontant s’imposent : café, chocolat, friandises sont sortis du sac. La fin de la descente s’effectue doucement, au rythme deVaughan, bien fatigué par ces deux jours de randonnée en Ariège. Les discussions vont bon train sur les autres sommets emblématiques de nos montagnes et le Valier est longuement évoqué.

Finalement, nous retrouvons les voitures vers 19H et vite, vite, je file sur Ax pour participer aux pot d’accueil organisés par le camping du Malazéou pour les nouveaux petits veinards en vacances en Ariège.

Recette pour une sortie réussie : un groupe motivé + une météo changeante dans le bon sens (!) + un refuge à l’accueil parfait + un très beau sommet au panorama splendide… vraiment facile !!!

Stéphane


juil 22 2010

Faut pas s’en faire…

La vie au grand air, le dénivelé réalisé, les changements climatiques fréquents usent l’organisme du montagnard…. Heureusement, des lieux accueillants sont nichés au détour d’une vallée ou d’un lac, apportant chaleur et réconfort. C’est le cas du refuge d’En Beys.

Il y a quelques jours, j’y suis remonté pour amener quelques légumes, fruits et journaux essentiels (L’Equipe et le Midi Olympique…). La montée se déroula sous un plafond nuageux bas et humide. Et puis comme souvent, vers 1900m d’altitude, la chaleur s’est faite plus présente et les nuages se sont déchirés, laissant apparaître un ciel d’un bleu divin.

Les quelques personnes ayant défié le ciel grisâtre de la vallée étaient des malins. Là, sur la terrasse du refuge, l’air et l’ambiance chantaient la sérénité et les plaisirs simples… une bonne table, une lumière féérique, une douce quiétude face aux aiguilles rouges…

Je vous laisse apprécier tranquillement et dans le silence les quelques photos qui illustrent ces moments…

Et bon appétit !

Stéphane


juil 15 2010

Escalade autour du Rulhe

La vallée de l’Aston est principalement connue pour sa station de ski de fond, le plateau de Beille (qui accueillera encore l’année prochaine un arrivée du Tour de France).

Pourtant, cette longue vallée qui s’élève jusqu’à la frontière andorrane possède bien d’autres sites magnifiques dont le Rulhe représente certainement le fleuron.

En effet, imaginez un massif granitique superbe culminant à 2783m d’altitude planté au milieu d’un relief plutôt doux où repose un refuge confortable… Placé sur le GR10, le refuge peut être rejoint à pied par 7 itinéraires différents, ce qui est tout à fait exceptionnel.

Il se trouve que la plupart des gardiens qui se sont succédés au refuge sont des montagnards accomplis. Les Roujas, Pouxviel et maintenant « Calou » ont ouvert de nombreuses voies d’escalade (falaise) et d’alpinisme (grande voie) avec leurs amis (Vignolle, Colla, Périssé…) tout autour du refuge, sur le Pic du Rulhe, sur les Fourcade, le Pic Noir de Joucla, autour de la Mateille…

Dernièrement, Calou, le gardien actuel, s’est entiché de deux nouvelles falaises tenues encore secrètes tant que l’équipement et le nettoyage ne sont pas terminés. Voici l’une des deux, encore vierge de tout essai…

Hier, le 14 juillet, nous avons hissé nos cordes sur ces futurs bijoux d’escalade estivale : à 2200m d’altitude et des parois passant à l’ombre l’après-midi pour la fraicheur, un rocher de toute beauté et des passages très variés à bras, en fissure, en dalle…

Et le niveau ? Autour du Rulhe, on trouve tous les niveaux même si le maximum de possibilité en falaise se situe dans le 6. Mais il est prévu l’équipement d’une nouvelle falaise superbe dans le 4 et 5 très prochainement…

Voilà pour ces quelques explications qui, je l’espère, vous donneront envie d’aller grimper en montagne en ces belles journées de canicule en plaine et vallées.

Stéphane


juil 13 2010

Un coin de paradis et le « Doigt de Dieu »

Michel Ange est un génie.

Cette considération pourrait sembler déplacée dans un blog consacré à la montagne mais je persiste : Michel Ange est un génie !

Imaginez que vous peigniez une fresque et que quelques 5 siècles plus tard, des montagnards époustouflés par la beauté d’un sommet lui donne un nom inspiré par votre oeuvre. C’est le cas du Doigt de Dieu, pic central de la Meije, bien visible depuis le célèbre village de La Grave où les artistes du ski hors piste rivalisent chaque début avril pour relier le plus rapidement l’arrivée du téléphérique à 3200m d’altitude aux bars à bières du village !

Il y a quelques semaines, j’étais (une fois de plus) tranquillement installé sur la terrasse du refuge d’En Beys, les yeux scrutant les versants raides des Aiguilles rouges à la recherche de quelque isard à observer. Sylvain sort de la cuisine en me disant :  » au fait, tu ne sais pas la meilleure, c’est LE Piol (célèbre pour son défi Twingo qui permit voilà quelques années à 17 apprentis Accompagnateurs en Montagne de monter à bord en même temps de son frêle bolide) qui a repris le refuge de l’Aigle ! ». « Non ?! ». « Si! ». « Voilà une excellente raison d’aller enfin rendre visite à ce refuge mythique du massif des Ecrins, perché à 3450m d’altitude dont l’accès le plus facile est déjà une petite course d’alpinisme ».

Mercredi dernier, me voilà devant la gare de Grenoble. Il est 19h et il fait encore 35°C, ce qui à Grenoble est presqu’insupportable. Manu descend du train. Nous quittons au plus vite cette ville cuvette pour gagner l’Oisan puis la route du Lautaret jusqu’au dessus du village de Villar d’Arène pour un bivouac bien mérité.

Il faut 6h d’après les topos pour monter au refuge. Les 1800m de dénivelé s’effectuent d’abord sur un très bon sentier, puis il faut remonter des névés raides, franchir deux passages aux rochers délités avant d’atteindre la vire Amieux (sécurisée par un cable) qui donne accès au glacier du Tabuchet. Partis à 6h30, nous parvenons tranquillement à 11h au refuge. David (Le Piol) nous accueille avec bonne humeur dans cet endroit magique. Le petit refuge de 17 places est posé sur un petit promontoire rocheux à l’abri des avalanches et du glacier. La journée est magnifique et le vent à peine présent. Le panorama est grandiose de tout côté, entre Meije, glacier, séracs et crevasses béantes.

Vers 13h30, nous décidons de poursuivre la grimpette jusqu’au sommet oriental de la Meije, course classée Peu Difficile pour les deux rogons rocheux à franchir et la belle arête en neige sommitale. La rimaye est encore facile à passer, la neige ayant été particulièrement abondante en ce printemps dans les Ecrins.

Nous atteignons le sommet à 3891m d’altitude vers 15h45. La vue s’étale jusqu’au Mont Blanc et permet d’admirer la fabuleuse face du pic central de la Meije, le célèbre Doigt de Dieu.

De retour au refuge, nous retrouvons d’autres cordées dont la plupart sont menées par des Guides de haute Montagne.

David étant béarnais, j’avais monté dans mon sac une bouteille de Jurançon, pensant qu’il n’en possédait pas au refuge. Mais si, bien sûr, comment imaginer un gars d’Oloron sans Jurançon !

Nous permettons ainsi à nos collègues du soir au refuge de déguster deux bouteilles différentes de Jurançon, fortes appréciées, avant de goûter la traditionnelle soupe du refuge du Bastan (massif du Néouvielle dans les Hautes Pyrénées), où David a passé une saison en tant qu’aide gardien.

A 21h, tout le monde est au lit car le lever est programmé pour la dizaine d’alpiniste à 4h le lendemain. Je reste jusque vers 23h avec David pour se raconter mutuellement nos dernières années dans une lumière superbe sur la Meije.

A 4h, petit dèj à la frontale. Après hésitation et sous l’insistance des guides et de David, nous décidons avec Manu de monter au Doigt de Dieu plutôt que de rester pour aider David à réceptionner les deux bags héliportés au refuge le matin même. « C’est bon, j’ai pas besoin de vous, bande de feignant ! Allez profiter de la montagne, vous êtes en vacances ! ».

Après quelques heures d’efforts mesurés, nous parvenons au sommet du Doigt de Dieu en compagnie d’une cordée avec qui nous avons uni nos forces, non sans regretter de n’avoir pris qu’un piolet et 2 broches à glace pour la première longueur en neige et glace…

Déjà il faut redescendre pour ne pas risquer de descendre sous d’autres cordées arrivant de la fameuse traversée de la Meije, course majeure des Alpes.

Au refuge, nous retrouvons un David rassuré après l’héliportage. Et surprise, nous dégustons un bon steack avec salade, haricots verts et patates revenus dans de la graisse de canard sur la petite terrasse face à la Meije… du grand bonheur !

« Dis Stéphane, quand-est-ce qu’on y retoune ?… »

Stéphane


juil 13 2010

La Rambling Society sur le toit des Pyrénées

Après le Mont Valier l’année dernière en septembre, la dynamique équipe de la Rambling voulait proposer à ses membres un « défi » encore plus grand. Avec Fabrice, nous avons rapidement pensé à l’Aneto, toit des Pyrénées grâce à ses 3404m d’altitude. Mais je l’avais prévenu : « pour l’ascension à l’Aneto, il faut être en forme car c’est long avec un terrain parfois délicat, notamment au dessus du refuge et pour franchir le fameux « pas de Mahomet ».

C’est ainsi que le week-end du 3 et 4 juillet dernier, nous sommes partis chez nos voisins espagnols. Le bus comptait 25 prétendants au sommet, 4 randonneurs contemplatifs, 4 Guides de Haute Montagne et 1 Accompagnateur en Montagne, votre serviteur.

A l’arrivée aux portes du Parc National de la Maladetta, l’heure était au repas et à la récupération pour chaque alpiniste d’un jour du matériel adéquat fourni par les Guides (crampons, piolet, baudrier et longe) sous un ciel menaçant.

Au moment du départ, une forte averse orageuse nous obligeait à utiliser la navette mise à disposition pour rejoindre le départ du sentier de la Rencluse.

Après une rapide montée, tout le groupe se retrouvait au refuge de la Rencluse. Après l’installation dans les dortoirs, il fallait régler le matériel indispensable à la traversée du glacier. Les cordées du lendemain étaient définies. Avec le petit groupe de randonneur, nous profitions de ces derniers réglages pour partir à la découverte des alentours du refuge, surveillés de près par quelques marmottes peu farouches. Deux franchissements de torrents plus loin, j’avais « testé » mon petit groupe et constaté avec plaisir son homogénéité et de sa bonne ambiance.

Repas du soir à 19h. Petite belotte jusqu’à 22H et la nuit dans un dortoir bien rempli.

Vers 2h du matin, un bel orage me sort d’un sommeil léger. Et si la perturbation orageuse s’était décalée dans la matinée du dimanche… Je peine à retrouver le sommeil, un peu inquiet par la météo jusqu’au lever des ascensionnistes sur les coups de 4h30. Je les entends se préparer et partir, tel des lucioles, dans la nuit en file indienne.

Avec le petit groupe de randonneur, nous quittons le refuge vers 8h30 sous un ciel virant progressivement au bleu pour un itinéraire inédit, au milieu de paysages superbes agrémentés de rencontre avec marmottes et isards. La traversée de nouveaux torrents se déroule pieds nus dans une eau vivifiante pour ne pas dire TRES froide !

Face à l’Aneto, nous pouvons observer nos « collègues » dans l’ascension finale, petits points en enfilade dans l’immensité du massif.

Après un pique-nique au bord d’un lac très peu fréquenté, nous poursuivons hors sentier en direction du chemin muletier du Port de Vénasque, traditionnel itinéraire vers l’Aneto en venant de France par Luchon et l’hospice de France.

Vers 15h30, nous retrouvons le parking d’été, terminus de la navette en même temps que l’avant garde du groupe des vainqueurs de l’Aneto. Bières, récit et mimes du « culing » (technique utilisée pour descendre sur les fesses une pente neigeuse) agrémentent nos retrouvailles.

Nous retrouvons bientôt notre bus qui nous ramène d’abord dans le calme pour certains, à l’apéro pour d’autres, chez nous.

Une belle réussite pour l’ensemble des participants.

Alors, où va t’on la prochaine fois ?…

Stéphane


juil 12 2010

Escapade aux Estagnous

Fin juin, la montagne est toujours magnifique : le vert se confronte au blanc, les petites touches de couleurs brillent dans un ciel au bleu soutenu.

Lorsque l’on veut faire découvrir ces contrastes en Couserans, l’un des lieux à privilégier se nomme la Réserve du Valier !

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes retrouvés avec des grands-parents voulant faire découvrir la montagne à leur petit enfant. Celui-ci a profité pleinement de la montée aux Estagnous pour assouvir sa curiosité naturelle. Le matériel de Jean-Claude, par contre, a moins apprécié la rugosité du sentier après de trop longues années d’hibernation dans le placard… Heureusement que Stéphane, au refuge, possédait une paire de chaussure supplémentaire qui permit une descente normale bien que prudente.

Cette aventure offre l’occasion de faire un petit point sur le matériel de montagne : malgré l’absence d’utilisation, le cuir, la colle, les coutures ou le caoutchouc s’abiment au fil du temps. Afin d’éviter de se retrouver dans des situations délicates, il est impératif de vérifier et de changer régulièrement son matériel de montagne. En effet, les chaussures qui disent « bonjour », les sangles de sac qui craquent, les cordes blanchies par l’usure du temps augmentent les risques d’accident en montagne. Comme l’absence d’entrainement physique. Et la montagne possède suffisamment de subtilités pour ne pas en rajouter…

Dans notre cas, les deux jours ont permis de voir de belles choses, de faire de belles rencontres et d’observer tout cela au travers des yeux d’un enfant. Forcément émouvant !

Stéphane


juil 12 2010

Randonnée autour d’En Beys avec l’APBG

En ce dernier week-end de juin, nous sommes « remontés » dans la réserve d’Orlu avec 14 membres de l’Association des Professeurs de Biologie et de Géologie. Autant dire que j’étais bien entouré et que j’ai certainement plus reçu que transmis d’informations, notamment sur la flore !

Notre petit groupe s’est rapidement mis en route et rapidement… arrêté pour le casse-croûte du midi. Durant la montée, les nuages se sont fait plus présents et l’arrière du groupe, le « gruppeto », a reçu quelques gouttes puis une bonne averse avant de parvenir au refuge d’En Beys.

Après une bonne soirée dans la salle commune, quelque peu bruyante par la présence d’un groupe de sportives (une fois n’est pas coutume)  ayant tenté une réhydratation à base de punch, de bière et de vin, la nuit fit se dissiper les nuages d’orage.

Le lendemain matin, sous un ciel bleu magnifique, le tour « du bout du lac »  nous permit de retrouver quelques représentants d’une espèce rare, la gentiane acaule blanche ainsi que la fameuse Drosera (plante insectivore) grâce à l’oeil affûté d’Aimée.

Il était temps de redescendre avant l’orage pour qu’une partie du groupe puisse profiter de la visite aux grottes de Niaux et de la Vache. Pour ma part, un vilain fil de fer mal placé m’obligea un changement de roue sous l’orage et un déluge d’eau…

Comme me l’a dit mon garagiste : « ah ça, ça tombe toujours soit la nuit, soit sous la pluie ! »

Stéphane


juil 4 2010

FESTI’VALIER 2010

Le vendredi 23 juillet 2010, dans le cadre des animations de l’été, Stéphane AMIEL gardien du refuge des Estagnous et membre du Bureau des guides d’Ariège organise une soirée « Népalaise ».

Le repas du soir sera un Dhal Bat (plat typique népalais, avec l’aide en cuisine de nos amis népalais Janak LAMA, membre d’Himalayan Canyon Team (HCT) et Dawa Wangdi TAMANG.

La soirée se poursuivra par une double conférence que Maurice DUCHENE et Michel DOUAT, membres de I.C.E. Himalayas, animeront par une projection de photos et un film sur deux thèmes:

- connaissance du Népal ( 30 minutes)
- film de Michel Douat ( montage de Daniel Penez) « Annapurna au coeur du glacier » suivi d’une conférence sur les grottes intra-glaciaires des grands glaciers du Népal.

Vous pourrez aussi, le lendemain matin, monter au sommet du Mont Valier, faire des randos dans le secteur ou grimper la via ferrata du Valier.

Pour participer à cette soirée, et réserver la nuitées ( ou les nuitées pour le week-end) il faut vous inscrire par téléphone auprès du gardien :
06 74 28 46 26
06 83 55 28 43

Rod