avr 28 2010

Lauréat « Bourse Millet »

Hier (26 avril), s’est déroulé au Centre Militaire de la Gendarmerie de Haute montagne (CMHM) de Chamonix la finale de la prestigieuse bourse « MILLET Expédition Projet ».

67 projets avaient été déposé en mars et seulement 15 furent retenus pour cette finale.

C’est donc à l’issue d’un exposé complet présenté au jury pour le compte de Himalayan Canyon Team » (HCT) par Mat et moi-même que la cérémonie de clôture des Bourses 2010 s’est déroulée.

Ce fût un grand honneur pour notre association HCT d’être lauréate de la catégorie « Entraide » pour notre projet d’expédition « Chamjé Khola 2011″…

Ce sont donc 6 expéditions de valeur qui ont gagné la bourses Millet cette année :

Les autres lauréats :

  • « Explorations Kirgizes » pour l’Expé du public,
  • « Panik à Baffin » pour la catégorie défi sportif,
  • « Découverte du Kishtwar Shivling » pour la catégorie défi sportif,
  • « Ushba Project 2010″ pour la catégorie défi sportif,
  • « Element 3″ pour la catégorie « Environnement »…

Cette bourse nous aidera donc à parfaire la réalisation de notre ambitieux projet en mars 2011 :

L’expédition « Chamje Khola 2011 » a pour objectif l’ouverture du plus gros canyon du monde, entre les Annapurnas et le Manasalu, au Népal : 3 jours d’accès, un col à 4 300 m d’altitude à franchir, un très gros débit, une eau à 6°, 2 jours de descente, 2000 m de dénivelés… et aucun échappatoire!
Son ouverture se fera en technique « lourde », avec camp de base, porteurs, acclimations et ce sera une première dans les Himalayas. Le projet est porté par l’association « Himalayan Canyon Team » (HCT) et il vient clôturer 8 années de travail sur notre projet de développement socio-économique de l’activité dans le pays.
Dates prévues : fin mars 2011, 1 semaine avant le RIC (Rassemblement International de Canyon)

Merci à Millet et ses partenaires (Kairn.com, Camp, Allibert, Fisher, Fnac, GMHM, Ifremmont, Julbo, Katadyn, Optimus, Trek’nEat, Polartec, France Bleue Savoie, TV mountain, TV 8 mont-Blanc, Ushuaïa, Escape, Veos earch)…
Bravo à tous…
Rod.


avr 27 2010

Avis de déversement et de fin de déversement dans le Canyon de Marc

Voici un communiqué qui concerne le canyon de Marc, en vallée du Vicdessos :

Travaux dans la Prise d’eau d’Artigues

En vertu de la convention du 15/02/2010 entre EDF et l’Office de Tourisme de Tarascon-Vicdessos, nous vous informons qu’un débit inhabituel va être lâché depuis nos aménagements EDF dans le Canyon de Marc le mercredi 5 mai 2010.

Ce lâcher est à caractère permanent et variera pendant la journée en fonction du débit naturel du ruisseau d’Artigues.

Nous attirons votre vigilance et celle des professionnels du canyoning sur ces débits inhabituels dans le canyon de Marc qui peuvent y rendre sa pratique dangereuse.

Cette configuration temporaire est liée aux travaux programmés ce jour dans la prise d’eau d’Artigues qui nous contraignent à baisser le plan d’eau de la prise d’eau avec pour conséquence un augmentation du débit habituel du ruisseau d’Artigues dans le Canyon de Marc.

Nous vous remercions de relayer largement cette information auprès des personnes et organismes concernés.

Vous souhaitant bonne réception

Michel Brun
EDF Auzat

Prudence, prudence…


avr 24 2010

Exotisme toulousain…

Alors que la plupart des toulousains quittaient la ville rose en ce vendredi soir pour chercher l’ »exotisme » et le dépaysement à la montagne, je circulais dans l’autre sens pour renouer avec une soirée « en ville ». En effet, cela faisait quelques mois que je n’avais plus quitté les montagnes pour assurer la gestion du Bureau des Guides tout en exerçant mon métier d’Accompagnateur en Montagne lors des sorties en raquettes à neige ou pour mon plaisir en ski de rando.

D’ailleurs, la veille au soir, je grimpais de nuit à la frontale sous le porche de Génat alors que la pluie s’abattait sur l’Ariège.

Ainsi, je ressentis un certain émerveillement en arrivant sur Toulouse, comme si je partais dans un autre pays fonctionnant différemment du mien : des jeunes jouaient au foot sur un terrain synthétique du côté d’Empalot, les jardinières municipales étalaient leurs couleurs et comble du renouveau, tous les arbres affichaient les feuilles éclatantes !

Bien-sûr, je loupais la rue pour retrouver des amis et devaient affronter les nombreux sens interdits et voies à sens unique qui agrémentent la cité… Mais comme le touriste qui cherche à se perdre dans un nouvel endroit inconnu, je prenais un certain plaisir à hésiter, à contourner, à explorer…

Programme de la soirée : apéro tapas dans un bar près de Saint Cyprien puis exploration ethnographique d’une poissonnerie faisant également restaurant. Cet ovni est tenu par un cuistot nonchaland un brin extraterrestre mais très simple dans son approche de la relation patron/clients. C’est bien simple, il me fit penser à l’approche très convivale des gardiens de refuge que je fréquente.

Titi, comme l’appelle les habitués de ces lieux aux murs couverts de vieilles pochettes de disque portant les portraits de Reggiani, Brel et Aznavour, ne nous propose par de menus écrit. Il récite tel un artiste son poême du soir : nous assortiment de moules et gambas à la Plancha, agrémentées d’une « persillade » maison où se combinent une vingtaine d’ingrédients tenus secrets. Après avoir choisi nos poissons sur l’étalage de la poissonerie, nous les retrouvons bientôt délicatement préparés dans nos assiettes, accompagnées de frites maison succulentes. J’en salive encore à l’écriture de ces quelques lignes !

Après une belle discussion sur l’évolution sociologique du quartier et les difficultés rencontrées aujourd’hui par les petits commerçants de sa génération, nous quittons dans l’affirmation d’une visite prochaine notre capitaine cuistot (comme celui décrit dans le petit roman « Le Port de la Mer de Glace » de Potart que je vous recommande) pour rejoindre la Loupiotte pour un dernier verre…

Bref, une vraie belle soirée toulousaine, exotique et poétique à renouveler bientôt !


avr 23 2010

Projet de Christophe Riti

J’ai rencontré Fred Ripert qui est réalisateur de documentaire en 2008 au festival du film d’aventure d’Autrans.

Il venait pour présenter un documentaire sur l’ouverture d’une voie d’escalade à Taghia au Maroc. J’avais beaucoup aimé son film retraçant bien le déroulement de cette aventure tout en portant un regard sur la vie du village et de ses habitants. Suite à cela, nous l’avions invité à présenter son film « Autour de Babel » à notre festival « Explos » à Ax les Thermes.

Il m’avait alors parlé de son projet de faire un documentaire sur Christophe Riti et son voyage, son trip sur les routes de la grimpe et du surf en France. Jusque là rien d’extraordinaire… sauf que, comme dit Christophe, il a quelques petits soucis matériels à surmonter. Et oui, Christophe se balade en fauteuil roulant et a inventé une remorque motorisée.

Fred cherche des Partenaires (entreprise, associations, etc…) afin de réaliser son film. Suivez ce lien : Projet RdZ

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas !

Pierre Périssé


avr 23 2010

Condition neige étang d’En Beys (21/04/10)

Pour tous les amateurs de pêche en montagne, la saison se rapproche ! A l’étang d’En Beys, je pense que le lac sera en grande partie dégelé pour l’ouverture à la fin du mois de mai. Même l’étang de la cascade, en direction de la grande porteille, commence à retrouver l’eau vive.

D’ailleurs, vive la débâcle et les bonnes truites d’En Beys !

Stéphane


avr 23 2010

condition neige autour des Bésines (21/04/10)

Le manteau neigeux est moins important que l’année dernière à la même époque.

Voici en photos les conditions de neige à partir et au dessus du refuge des Bésines :

1. Le refuge des Bésines vu depuis les crêtes au dessus de Moulsut entre Bésineille et Pedrous :

2. Zoom sur le refuge :

3. Vue sur la Coume d’Or en remontant depuis les Bésines vers le col de la Coume d’en Garcia :

Bonne montagne à tous

Stéphane


avr 23 2010

Traversée à ski Puymorens-Orlu (21/04/10)

Comme Juju, l’un des deux gardiens d’En Beys, avait oublié des papiers au refuge le dimanche précédent, nous avons décidé d’y remonter… ou plutôt d’y descendre !

Pour rejoindre le refuge d’En Beys, plusieurs itinéraires sont possibles : depuis Orlu par le Fanguil ou par Naguilhes (que certains décident de réaliser sans se rendre compte de la grosse « bavante » que cela représente…), depuis l’Hospitalet en passant par le refuge des Bésines, depuis Mérens en choisissant le raide passage de la Porteille de Madidès, depuis Porté Puymorens par le Lanoux, depuis les Bouillouses par le col de la Grave, depuis Les Angles par les Camporells… et depuis le col du Puymorens par le Pic de Coma d’Or : ce qui nous avons réalisé ce mercredi ! 

Christophe, de l’Obervatoire de la montagne à Orlu, nous a gentiment amener au col où nous avons démarré skis sur le sac durant une vingtaine de minutes. La remontée jusqu’u col dela coume d’En Garcia ne fut troublée que par le passage d’un isard solitaire, peu pressé pour fuir devant notre duo.

A partir de là, deux itinéraires sont envisageables pour rejoindre la Grande Porteille d’Orlu, porte de la Réserve Nationale de Faune Sauvage d’Orlu : par les Bésines ou par le sommet de la Coma d’Or. C’est cette seconde option, un peu plus longue, mais inédite pour Juju que nous avons choisi. Bien nous en a pris car les seules bonnes conditions de neige à la descente ont été pour les 200m de face nord est sous le sommet. La température déjà haute dans toute la traversée, se déroulant en versant est, combinée à la pluie tombée en averse orageuse la veille au soir sur les sommets, ont rendu le manteau neigeux pourri, voir dangereux dans les pentes raides où toute la couche se rappelant aux lois de la gravité !

Ainsi, c’est en poussant plus qu’en glissant que nous sommes parvenus au refuge. Le couple de canard colvert déjà vu l’an passé, a déjà pris ses quartiers sur la partie dégelé du refuge alors que les marmottes, encore endormies, cherchent la nourriture au milieu de la neige.

Plus bas, à Gaudu, nous rencontrons Pierre Menaut, le Directeur de la Réserve, en compagnie de stagiaires venus étudié le comportement des isards.

Les repères commencent à revenir, annonçant une nouvelle saison dans la Réserve d’Orlu et au refuge d’En Beys…

Stéphane


avr 19 2010

Ski de rando au Pic Serrère (2912m)

Les Vallées d’Ax ont plusieurs sommets emblématiques : la célèbre dent d’Orlu, le pic du Rulhe et le Pic Serrère car c’est le plus haut. Côté français, la course est longue, très longue depuis le barrage de Riète par Quioulès ou depuis le Pla de Las Peyre en remontant la Coume de Varilhes avant de laisser par le nord le Mil Menuit.

Par l’Andorre, la route de Ransol grimpe jusqu’à 1900m d’altitude. Au printemps, lorsque la neige « remonte » en altitude, cette caractéristique est précieuse pour les sorties courtes où l’on chausse les skis directement à la voiture !

Samedi 17 avril, Steph des Estagnous, Sylvain d’En Beys et moi décidons donc de rendre une visite à ce sommet, profitant d’une météo particulièrement clémente. Personnellement, je me décide le matin même après que mon réveil me surprenne à 7h alors que je pensais l’avoir coupé…

A 10h20, nous chaussons pratiquement au bout de la route et entamons rapidement la centaine de mètres à plat sur la route encore enneigée, histoire de se réchauffer, le thermomètre affichant un cinglant -4°C.

Après une montée superbe dans une neige portante sans être glacée, nous parvenons, Sylvain en tête, au sommet à 12h30. L’appareil photo est resté à la voiture et seuls nos yeux se régalent du panorama qu’offre le sommet. En montant, nous avons repéré notre itinéraire de descente. La face sud-est est particulièrement attirante. Ce sera pour ma part la plus belle descente de la saison, dans une pente entre 30 et 35°, glissant sur une neige juste transformée comme il faut, sans piège et sous un soleil généreux.

Petit resto et quelques emplettes au Pas de la Case (que je n’avais plus fréquenté depuis plus d’un an) et c’est le retour en Ariège, heureux de ressentir cette chance que nous avons de parcourir la montagne tout au long de l’année, profitant de moments superbes et quelquefois plus pénibles… la vie quoi !

Stéphane


avr 19 2010

Montée printanière au refuge d’en Beys (18/04/10)

Les fleurs égaient à nouveau les jardins. Les arbres fruitiers fleurissent les uns après les autres. Les morilles titillent le cueilleur avisé…

Et pourtant, la montagne n’a pas encore revêtue son habit végétal ! Et les personnes qui contactent les refuges actuellement s’étonnent des réponses des gardiens dont les mots clés sont : neige, raquettes, crampons-piolet, fraicheur et refuges non-gardés.

Le mois d’avril porte bien son adage et la montagne doit encore être abordée avec prudence. Des avalanches de fonte emportant toute la couche de neige peuvent être impressionnantes et les itinéraires estivaux sont encore parfois dangereux. Les quelques photos qui suivent montrent notre montée au refuge d’en Beys, Juju, le gardien, Mathilde sa muse et votre serviteur.

Nous avons croisé lors de cette magnifique journée des gens à pied, en raquettes, à ski et même en VTT !

Pour honorer mes 34 ans, Juju avait transporté une belle côte de boeuf à l’os que nous avons dégusté face aux aiguilles d’en Beys sous l’oeil incrédule de marmottes tout juste sorties de leur hibernation.

Voici les clichés qui montrent les conditions d’enneigement durant la montée au refuge :

1. La vue du psa de Balussière, aussi appelé « pla des marmottes »

2. Début de la neige à 1780m d’altitude au niveau de la fourche GR7 / chemin des gardiens

3. Un peu plus haut là où les avalanches de fonte peuvent encore sévir et où les raquettes sont bien utiles l’après-midi pour éviter de « passer au travers » et s’abîmer chevilles et genoux.

4. Le petit collet et l’étang d’En Beys, encore totalement gelé malgré un état neigeux plus proche d’un débu mai que d’une mi-avril

La montagne est belle. Respectons là, respectons nous !

Stéphane


avr 15 2010

Notre expé « Chamjé Khola 2010″ en lice pour les Bourses Millet!

Salut!

Notre projet d’expédition  « Chamjé Khola 2010″, porté par notre association Himalayan Canyon Team (HCT) et qui vise l’ouverture du plus gros canyon du monde au pied du Manasalu, au Népal, a déjà obtenu en février le statut « d’Expédition Nationale » de la Fédération Française de Spéléologie, ce qui est une première pour un projet canyon, et il est maintenant sélectionné dans le dernier carré pour l’obtention des Bourses Millet (avec d’autres très beaux projets d’alpinisme, de base jump, de spéléologie…)!

Ces bourses, c’est quand même du « gros » dans le milieu, et c’est sûr qu’en obtenir une serait un plus non négligeable pour notre équipe, en matière de financement, de logistique et de visibilité médiatique. C’est la première fois qu’un projet canyon atteint le stade final de la sélection et nous irons donc le défendre avec énergie et conviction afin de convaincre le jury à Chamonix, le 26 avril prochain. Et nous partons « armés » en arguments et sacréments motivés!

Le canyon de Chamje Khola se trouve dans la vallée de la Marsyangdi, qui sépare le massif  des Annapurnas et celui du Manasalu, culminant tous deux à plus de 8000 mètres d’altitude. Pour faire simple, c’est un « monstre »  : 3 jours d’accès, un col  à 4 300m d’altitude à franchir, 2000 m  de dénivelés descendants, 3000 m d’encaissement, un débit supérieur à 200 l/s, une eau à 6°, 2 jours de descente, une équipe d’une trentaine de personnes en tout… et aucune échappatoire! Au vu de l’ampleur du défi, son ouverture se fera en technique « lourde », ou « himalayenne », pour reprendre un terme d’alpinisme, c’est-à-dire avec camp de base, camps intermédiaires, porteurs, acclimations etc… et ce sera également une première pour une expédition canyon. Rien que pour trouver l’accès, il nous a fallut 3 tentatives!!…

Ce projet n’est pas un acte isolé puisqu’il constitue le 8 ème et dernier acte de notre projet de « développement socio-économique de l’activité canyon au Népal », pour la réalisation duquel nous avons déjà mené 6 expéditions sur place (toutes les infos sur les réalisations de l’Himalayan Canyon Team au Nepal ici : http://www.himalayan-canyon-team.blogspot.com/). Au delà du défi sportif, l’objectif est de mettre un gros coup de projecteur sur l’activité canyon en général  et au Népal en particulier.  Cette expédition constitue en effet une excellente occasion de faire sortir l’activité canyon de la relative confidentialité dans laquelle elle baigne et de la faire découvrir au grand public, qui la confond encore très souvent avec le rafting!

Sa mise en place se fera en collaboration étroite avec la toute jeune autorité canyon locale, la Nepal Canyoning Association (NCA), créée suite à notre travail et pour laquelle ce projet représente un très gros engagement vis-à-vis du gouvernement népalais, d’autant plus que c ‘est elle qui organisera, avec le soutien de notre association,  le 9 ème Rassemblement Canyon International, immédiatement après notre expédition. Ce rassemblement sera le premier du genre organisé en Asie et il se tiendra dans le même secteur! Ce sont l’image de l’activité et la crédibilité de la NCA au Népal qui sont en jeu, notre souhait étant que la mise en place de ces deux évènements permettent au pays d’être identifié comme une destination canyon d’intérêt mondial, aux yeux des pratiquants et de ceux des voyageurs.

Alors, vous nous la donneriez vous, la bourse?!

Je n’en doute pas! Allez, bonne continuation et à la prochaine!

Yann