nov 26 2009

Les moniteurs speleo du Bureau secouristes du Speleo Secours Francais!

Un stage de formation national dit « équipier/chef d’équipe » du Speleo Secours Francais (SSF) a réuni 24 spéléologues bénévoles venus de toute la France la semaine du 7 au 15 novembre dernier dans le célèbre massif karstique de la Pierre-St-Martin, au sud de Pau, dans les Pyrénées Atlantiques. Parmi eux 3 ariégeois, dont Rodolphe et Yann, les deux brevets d’état spéléo du Bureau. Au programme techniques de brancardage et de portage de civière en milieu souterrain, techniques de cordes spécifiques permettant de remonter une civière dans des puits, organisation d’une équipe de secouristes sous terre… un stage physique et exigeant mais passionnant et très riche d’enseignements.imgp00081

Le SSF est la commission secours de la Fédération Française de Spéléologie (FFS) qui est ainsi la seule fédération en France à gérer elle même les secours sur son activité. Le SSf est intégré à la sécurité civile et il travail en étroite collaboration avec les préfectures, les pompiers, la gendarmerie et les services médicaux mais lors des interventions réelles, seuls ses secouristes, par ailleurs tous bénévoles, sont habilités à descendre sous terre pour porter secours à la victime.imgp00191

Je me dois de rappeler ici que le nombre d’interventions effectuées par le SSF chaque année est faible, voir très faible (une vingtaine en moyenne, dont moins d’une dizaine pour des accidents graves) comparé au nombre de sorties spéléo organisées sur le territoire. Ainsi, et contrairement à l’image désastreuse qui est véhiculée par les médias qui se focalisent uniquement sur les accidents et les montent en (mauvaise) mayonnaise, la spéléologie n’est pas une activité plus dangereuse que les autres sports de plein air, à partir du moment bien sur où elle est pratiquée dans le respect des règles élémentaires de sécurité.imgp0013

Ramenée au nombre de pratiquants, la spéléologie est même moins accidentogène que le VVT, le ski ou la rando! Enfin bon, vous l’aurez compris, les journalistes ne sont pas trop les copains des spéléo… et vous pouvez vous lancer dans la découverte de l’activité, avec nous au Bureau, ou dans les club FFS de vos régions en toute sérénité! Vous découvrirez vraiment un monde fantastique et d’une richesse insoupçonnée.article-stage-e-ce2

A bientôt sous terre donc!

Yann


nov 13 2009

Expédition Pangaea – Mike Horn

Pangaea est un projet ambitieux de tour du monde sur une durée de 4 ans. Pangaea, c’est le nom du gigantesque continent qui regroupait les masses terrestres de toute la planète. C’était il y a deux cents millions d’années. Pangaea, c’est aussi l’acronyme anglais pour « Aventure Mondiale pour une Action Environnementale ». Mike Horn a fait le tour du monde par l’équateur, le tour du monde par les pôles. Il veut maintenant partager son expérience avec les jeunes générations et les sensibiliser à la beauté et au respect de la Nature, notre mère, comme il l’appelle.

« Je veux faire partager mon expérience aux générations futures, les motiver à trouver des solutions et au bout du compte un équilibre durable entre la nature et l’Homme. De tous mes projets, celui-ci est  le plus formidable. C’est une chasse au trésor, ou aux solutions plutôt, car je suis sûr qu’il en existe. En travaillant ensemble, et en faisant preuve d’ingéniosité, de dynamisme et de ressource, la symbiose de nos efforts individuels peut créer un élan collectif capable de faire changer les choses. Ensemble, nous pouvons exploiter l’une des sources d’énergie les plus puissantes du monde : la jeune génération », explique Mike.

Le bateau Pangaea a été construit sur mesure au Brésil. C’est un vrai 4X4 des mers, capable d’aller dans les endroits les plus inaccessibles. Il servira de base logistique pour explorer tous les continents, tous les éléments, les déserts chauds et glacés, les forêts, les montagnes, les cours d’eau, l’atmosphère.

Au printemps 2009, Erwan Le Lann de PETZL propose d’intégrer la découverte et la compréhension du monde souterrain au programme de l’expédition, Mike Horn trouve l’idée intéressante et nous lui faisons des propositions dans différents pays du sud-est asiatique et d’Océanie. C’est finalement dans les montagnes calcaire du park national de Mulu, état de Sarawak au nord de Bornéo que les Young Exploreurs ont pu pratiquer la spéléologie après 10 heures de navigation en express boat et pirogue pour arriver jusqu’au park. Au programme une superbe traversée de 5 km dans le grand réseau de Clearwater, une progression variée et ludique avec, pour finir, le parcours d’une belle rivière souterraine sur 1,5 km de long.

« Nous voulons vous montrer que tout est possible, nous vous avons donné une clé, la porte est grande ouverte, à vous d’aller de l’avant. » C’est avec ces paroles que Mike a dit au revoir aux jeunes pour lesquel ces 3 semaines de programme viennent de se terminer à Miri, Sarawak. Ils sont rentrés chez eux pour porter le message de Pangaea et lancer des projets environnementaux.

Prochain rendez-vous en Inde où Mike souhaite renouveler l’expérience avec la nouvelle équipe de Young Exploreurs pour la prochaine session du projet.

Toutes les cavités de Mulu ont été découvertes par des équipes de spéléologues anglais travaillant depuis plus de 20 ans sur ce massif. Un grand merci à Dave Clucas et à sa femme pour leur aide précieuse sur la préparation.

Phil Bence
 

 


nov 13 2009

Le retour de la neige !

Ca y est ! Après un automne une fois de plus magnifique (peut-etre meme un peu trop chaud…), la caravane hivernale montre à nouveau le bout de son nez. Le froid revenu, c’est une véritable déferlante neigeuse qui sévit le week-end dernier dans les Pyrénées. Et c’est tant mieux !

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Les plus accros ont déjà ressorti les skis ou les raquettes et ont profité en début de semaine de conditions idéales pour une reprise tout en douceur des joies de la glisse.

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Hier, le vent du sud a retrouvé de la vigueur et la température est remoontée brusquement, nous permettant un pique-nique torse nu à 1500m d’altitude à la cabane de Gireys (mais nous en reparlerons…).

En attendant, voici des photos d’une sortie sur la station d’Ax encore fermée en ski de randonnée : belle ambiance hivernale et neige de qualité !

Merci à Sylvain pour les photos.

Stéphane


nov 9 2009

L’esprit tribu

C’est un nouveau concept que nous essayons de développer pour vous inciter à venir en « tribu », c’est à dire en groupe que vous constituez vous meme.

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En effet, nous considérons que si vous faites l’effort de venir en groupe, vous effectuez une partie de notre travail et donc, vous bénéficiez personnellement d’une réduction sur le séjour que vous programmez. Selon la formule à la mode, nous sommes sur du « gagnant-gagnant »!

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Alors n’hésitez pas à sonner le rappel parmi vos amis et les membres de votre famille pour que nous partagions tous ensemble de beaux moments en montagne, à pied, dans la neige, dans l’eau, accroché à la paroi ou dans les profondeurs de  la terre…

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Bienvenue chez nous !

L’équipe du Bureau des Guides


nov 2 2009

Innover collectivement

J’ai décidé de prendre quelques instants afin d’expliquer certains grands principes qui dictent mon investissement au sein de la collectivité, ou plutôt des collectifs que je fréquente. En effet, il est quasiment impossible de délivrer un message clair, efficace et court sur des questions concrètes qui mériteraient pourtant un positionnement théorique assumé mais par nature long et complexe. L’article publié par Jean Corneloup dans les actes de la Semaine Alpine 2008 déclenche ce qui suit. J’emprunte en partie sa synthèse afin de défendre ma position.

 

 

 

La décentralisation décidée au début des années 80 a très largement modifié les systèmes de prise de décision à l’échelon local, passant d’un modèle unique totalement descendant à l’expérimentation, voire l’innovation dans de nouvelles façons de gouverner, plus ou moins assumées. Or, le temps de la compréhension des conséquences de ces mutations sur l’organisation collective au niveau local est court, moins de trente ans, malgré la complexité des principes de mutation souhaités ou subis.

 

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Ainsi, si l’on veut comprendre de manière moins empirique l’évolution d’une organisation collective, il faut se tourner vers l’Entreprise, celle-ci ayant été traitée dès la fin du XIXème siècle avec application pour des raisons évidentes de recherche d’avantages comparatifs. Il est aujourd’hui admis que la vision taylorienne, fordiste et mécanique du travail (ce modèle de la logistique donnant la priorité à une chaine descendante et infrafonctionnelle) n’est plus d’actualité. Les années 80 sont marquées par un changement important qui se caractérise notamment par l’émergence des sciences de la complexité. Aujourd’hui, l’avantage comparatif dépend de la capacité innovante des organisations et se négocie au sein de l’économie de la connaissance où il s’agit de combiner du mieux possible les ressources cognitives, scientifiques, technologiques et marketing, pour proposer de nouvelles gammes de produits. La constitution d’un capital social maitrisé et la gestion des connaissances et des savoirs au sein de systèmes d’intelligence informationnelle, internes aux organisations, s’imposent pour produire un avantage concurrentiel certain.

 

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Si l’on accepte ces grandes mutations et que l’on se penche sur les évolutions spatiales qui les ont accompagnées, on se rend compte que plus que la diffusion de l’innovation du centre vers la périphérie, c’est entre les grandes métropoles et les firmes réseaux qu’existent des liens forts : « la mondialisation dessine une nouvelle carte du monde où les grands pôles sont plus proches les uns des autres que de leurs propres arrière-pays ».

Néanmoins, un ensemble de recherches montrent l’existence de territoires innovants centrés sur les villes moyennes, des districts industriels, des clusters ou des pôles de compétitivité. Le processus innovant est attaché à la présence d’une dynamique collective partagé au sein d’un territoire donné. L’enjeu porte sur la production d’une intelligence collective qui permet à chacun de participer à la construction d’un Capital Cognitif Localisé reposant sur l’émergence d’intermédiation territoriale entre les différentes trajectoires d’acteurs au sein d’une économie de la proximité. Les maillages fonctionnels et administratifs classiques seraient renforcés par de nouvelles médiations territoriales et ponts entre secteurs de pratique, structures territoriales et institutions intermédiaires.

 

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C’est tout l’enjeu de mon discours lorsque je sollicite la parole dans les (trop ?) nombreuses réunions auxquelles je participe. Cette intermédiation, cette recherche d’un capital cognitif localisé, comment peuvent-elles se construire et profiter aux territoires si personne ne les propose et ne les accompagne ? J’ai souvent l’impression qu’investir sur de l’humain fait peur !

A mon sens, la recherche d’efficacité territoriale est intimement liée à l’innovation dans l’organisation des acteurs et à la faculté du territoire à faciliter la libération de cette énergie collective.

 

Stéphane GROCHOWSKI