août 20 2010

Bon créneau météo à la Dent d’Orlu

Jeudi 12 août 2010 : Météo France annonce de la pluie sur Bonascre dès le matin… A 8h, une petite ondée s’abat sur Ax-les-Thermes…

Pourtant, je décide de maintenir la sortie à la Dent d’Orlu ! Pourquoi ? Action purement mercantile, envie d’en faire baver aux randonneurs inscrits sur cette journée ?… Ben non ! En observant le ciel venant de l’ouest, j’ai la sensation que ça va tenir durant la matinée. Je propose aux participants de réaliser la rando sur la 1/2 journée plutôt qu’à la journée, en partant de la « poële à frire » à 1520m d’altitude. C’est la voie normale de la Dent côté nord, le versant le plus facile (ou le moins difficile !) d’accès. D’habitude, quand le temps est plus stable, je préfère démarrer du vallon de Coumegrande et faire découvrir ce vallon sauvage hors sentier. Mais comme souvent, il faut s’adapter à la montagne et non lutter contre elle.

Tout le monde est d’accord même si je sens un certain septiscisme dans le groupe. La pression exercée par les personnes, même involontaire, est la chose la plus délicate à gérer dans nos métiers. Relation commerciale et adaptation au milieu se conjuguent parfois difficilement. Personnellement, je pars du principe que ma responsabilité envers les personnes est beaucoup plus importante que l’aspect financier qui nous lie (ce qu’admet plus difficilement mon banquier!). Et comme je le dis souvent, mes prestations sont : « satisfait ou remboursé »!

Après la longue piste empruntée en voiture, nous démarrons par la rude montée en direction du col sous la pente terminale. Le sommet est encore encapuchonné lorsque nous sortons de la forêt mais le rythme des nuages me rassure. En abordant la dernière pâle bien raide, les nuages se déchirent. Le groupe marche bien, ce qui nous permet d’arriver au sommet au moment de l’éclaircie, qui durera à peine 20 minutes. Mais le pari est gagné. Malgré la météo, les personnes m’ont fait confiance et j’ai pu lire pour cette fois correctement les informations venues du ciel.

Après quelques minutes de contemplation et de discussions fort intéressantes sur la question de l’ours dans les Pyrénées, nous attaquons la descente dans la brume. La première partie est assez délicate, notamment par les grandes marches qui se succèdent sur ce sentier très linéaire. Chacun y va de sa technique. La palme artistique revient à Yvan pour son saut qu’aurait certainement aimé commenté Nelson Monfort !

Vers 13h30, nous sommes à proximité du parking où nous sortons les pique-niques du sac. Quelques gouttes écourtent la fin du repas mais nous repartons tous heureux de cette longue matinée, les participants pour l’effort et la vue du sommet, moi pour le plaisir de faire partager ces moments simples et précieux en montagne.

Stéphane


août 20 2010

Sortie dans la Réserve d’Orlu

Coup de fil du village vacances Le Tarbésou à Bonascre : « nous aurions besoin d’un Accompagnateur en Montagne pour une sortie dans la Réserve d’Orlu. Est-ce que quelqu’un de chez vous est disponible ? Connait-il bien la randonnée dans la Réserve ?…

Il se trouve que j’étais disponible ce fameux mercredi de la première quinzaine d’août. Et il se trouve que je connais un petit peu le coin, que j’appelle affectueusement « mon jardin » !

La piste qui mène à la jasse de Gaudu permet une prise de contact confortable, plusieurs personnes pouvant monter de front. Comme toujours, j’essaie par de petites devinettes de partager avec eux la complexité de ce milieu montagnard que nous cotoyons : la hêtraie, les objectifs de la réserve, le concept de « jasse », la capture d’isards, les reposoirs pour les vaches, la présence des grandes gentianes, la floraison des rhododendrons… Et puis nous arrivons devant  »l’abri bus » où s’agitent les marmottes. Que seraient nos montagnes sans l’attrait des marmottes ?! Au moindre cri, à la moindre fuite, les têtes se redressent, les sourcils se froncent et l’oeil balaie l’horizon à la recherche de ces fameux rongeurs.

- »Là, en face, près du caillou ! »

- « Quel caillou, y en a plein des cailloux !! »

- « Mais si, regarde, elle bouge. Elle rejoint le trou à gauche du petit bosquet ».

- « Des trous, y en a partout et des bosquets aussi ! … Ah, si, ça y est, je la vois ! »

Et quand certains peinent vraiment à débusquer à l’oeil l’animal, il reste la lunette d’observation. « Vous ne touchez à rien et vous ouvrez le bon oeil »… Et là, c’est l’extase pour le randonneur. Il aperçoit enfin la petite marmotte en train de se gratter, de grignoter ou de faire de papouille à une congénère.

A partir de la passerelle, le flux de randonneur suivant scrupuleusement les balises blanches et rouges bifurquent et l’on retrouve un peu de tranquilité en empruntant le « chemin des gardiens ». La montée débute véritablement à partir des anciens baraquements. Le groupe s’étire en même temps que le silence imprègne la marche. Seuls quelques souffles un peu plus forts viennent troubler les premiers mètres pentus. La cascade, le passage à gué et le replat des marmottes. Tout va bien. La source de l’eau « la meilleure du monde » (si je vous le dis !) et la petite terrasse végétale face à la cascade descendant de Gaudet où se posent les plus calmes du groupe. Avec l’avant garde, nous poursuivons vers l’étang que nous atteignons pour … 5 minutes de contemplation ! Même pas le temps de rendre visite au refuge afin de ne pas faire attendre trop longtemps les autres membres du groupe. Il faut déjà redescendre…

La piste retrouvée, le groupe se délite et je reste avec les derniers qui demandent imanquablement : « elle est longue cette piste, il reste combien de temps ? » Nous arrivons au parking avec cette délicate envie d’une boisson fraiche, signe d’une journée de rando bien remplie.

C’est au Relais Montagnard d’Orlu que nous assouvissons ce plaisir simple, dans une convivialité qui reste une valeur sûre de notre activité préférée : marcher ensemble en montagne !

Stéphane


juil 31 2010

LA boucle de la Dent d’Orlu

S’il est un sommet connu et reconnaissable en Haute Ariège, c’est bien la Dent d’Orlu. De son vrai nom Pic de Brasseilh, cette canine de Gneiss se dresse en phare à l’entrée de la haute vallée d’Orlu. Les grimpeurs pyrénéens et catalans en ont fait un symbole de l’escalade pyrénéenne, au même titre que le Pic du Midi d’Ossau, les Aiguilles d’Ansabère, Montserrat ou les Mallos de Riglos. Avec son altitude modeste de 2222m (facile à retenir !), il permet sur une paroi de près de mille mètre de haut de s’adonner à tous les types de grimpe…

Côté nord, la pente  est plus douce, encore sévère, mais accessible pour de « simples » randonneurs. C’est pour cette raison que nous proposons l’ascension de ce sommet, dans une boucle inédite mariant ancien chemin, hors sentier sur les estives et pentes raides au final…

L’autre jour, nous avons pris l’orage en redescendant du sommet. En quelques minutes, nous étions trempés… Mais qelques autres minutes plus tard, le sourire était éclatant, avec 5 kg de cèpes ramassés dans la hêtraie sous la poêle à frire.

Jeudi 29 juillet, nous y sommes remontés. Les nuages servant d’écharpe à la Dent (ndlr : vive la langue française !), la vue au sommet ne fut que par instant enthousiasmante, ce qui arrangea Yves, qui décidemment n’aime pas la verticalité ! Néanmoins, les sacs alourdis de girolles et de 3 cèpes, nous avons effectué cette belle balade à la journée grâce notamment à la bonne humeur de Jean-Louis, l’Ariégeois du groupe, et de Nathalie, dont les genoux ont quelque peu souffert de la descente sous le sommet.

A chaque sortie, la montagne amène son lot de renouvellement. Les vaches, absentes auparavant, égayaient de leurs cloches la montée hors sentier au dessus d’Esprays. Les lys des Pyrénées conservaient de leur superbe dans le petit vallon caché sous la cernière forte montée. Personnellement, j’ai surtout apprécié les quelques trouées de visibilité aperçues du sommet, qui permettent en quelques instants de se projeter en trois dimensions au milieu des autres sommets…

Nous y retournerons encore car la balade est belle et l’expérience inoubliable !

Stéphane


juil 25 2010

La Pique d’Estat, 3143m, sommet de la Catalogne !

Lorsque l’on fait de la montagne, il faut parfois se forcer un peu, voire prendre le destin par les cornes pour vivre de jolis moments. Pour exemple, gravir les 1000m de dénivelés positifs qui séparent le parking de L’Artigue du refuge du Pinet avec comme seul panorama cette brume enveloppante qui s’insinuent jusque sous les os, représente un plaisir tout relatif.

Heureusement, Perrine, Sylvain, Maurice et Vaughan (prononcez « wohon ») ont de l’énergie à revendre et des traits d’humour plein la musette. Du coup, pas à pas, girolle après girolle, Manu, mon stagiaire et néanmois ami (entre voisins…) et moi sommes parvenus tranquillement dans ce refuge réputé pour son ambiance chaleureuse et musicale.

A 2246m d’altitude, la vue est encore splendide en ce vendredi après-midi : gris clair ou gris foncé, c’est au choix ! A l’intérieur, Patrick, le gardien charismatique sort de sa sieste. Avec son équipe (Linda, Marion, Max et Antonin) ils nous préparent les girolles ramassées dans le bois de Fontanal, remplissent les verres d’un petit rosé bien frais et invitent les quelques randonneurs ayant bravé le mauvais temps à partager un apéro improvisé en cuisine.

Quelques parties de « coinche » plus tard (mettez 1 prof de math et un instit amoureux de la même matière ensemble et vous saurez ce que le terme « stratégie » veut dire… analyse, calculs savants, et finalement victoire pour cette équipe pratiquement professionnelle!), le repas, délicieux d’ailleurs, est servi.

Puis tout à coup, vers 21h, un son mélodieux s’échappe d’une guitare … Les yeux quittent les magazines de montagne ou les jeux de cartes et Max distribue les cahiers de chants : « Tiens, et si on commençait par la page 12 : Etoile des neiges ! ». D’abord timides, les convives prennent petit à petit de l’assurance, grâce notamment aux cerises délicatement relevées d’alcool que nous sert Patrick. Des Basques présents au refuge nous interprêtent quelques uns de leurs « tubes » et je décide de proposer a cappela un « Ariejo o moun païs » chanté avec ferveur à défaut de justesse !

Vers 22H30, la plupart des randonneurs rejoignent les dortoirs et nous poursuivons encore quelques minutes le répertoire du cahier de chants, accompagné par Antonin, cuistot et violoniste de talent ! Vaughan, Manu et Sylvain partent se coucher avec cette démarche chaloupée si caractéristique des marins en fin de soirée… Dehors, les étoiles ont pris le dessus sur la couche nuageuse et je rentre serein et rejoint ma couche, confiant en la météo du lendemain.

A partir de 6h samedi, les dortoirs s’agitent presque frénétiquement. Les Catalans font profiter à  tout le refuge de leurs douces voix caverneuses. Le petit déjeuner est rapidement avalé, la lumière du jour sur les montagnes agissant comme un aimant sur toute la petite troupe des itinérants. Mer de nuage à 1800m, ciel limpide en altitude, couleurs chatoyantes du lever du jour sur les versants du Guins de l’Aze et du Pic du Port de Sullo : il faut partir, grimper, se laisser envahir par cette ambiance montagnarde !

Après quelques heures d’effort, nous parvenons heureux au sommet de la Pique d’Estat. Pour Perrine, gravir le sommet de la Catalogne représente un symbole. Maurice est ravi de franchir enfin l’altitude mythique dans les Pyrénées : 3000m. Sylvain goûte à certaines joies subtiles et personnelles en montagne tandis que Vaughan découvre l’altitude et la haute randonnée. Manu joue les grands reporters souvent en serre-file, parfois devant. Il « apprend » le métier d’accompagnateur, médite sur le rythme de marche, se passionne pour la flore d’altitude…

Sommet, pique-nique, « culing » (j’y reviendrai un jour prochain), quadriceps parfois en surchauffe, la fatigue se fait sentir dans la descente et le refuge est atteint comme un premier soulagement. Il ne reste finalement QUE 1000m à descendre…

A l’étang Sourd, une petite trempette et un petit remontant s’imposent : café, chocolat, friandises sont sortis du sac. La fin de la descente s’effectue doucement, au rythme deVaughan, bien fatigué par ces deux jours de randonnée en Ariège. Les discussions vont bon train sur les autres sommets emblématiques de nos montagnes et le Valier est longuement évoqué.

Finalement, nous retrouvons les voitures vers 19H et vite, vite, je file sur Ax pour participer aux pot d’accueil organisés par le camping du Malazéou pour les nouveaux petits veinards en vacances en Ariège.

Recette pour une sortie réussie : un groupe motivé + une météo changeante dans le bon sens (!) + un refuge à l’accueil parfait + un très beau sommet au panorama splendide… vraiment facile !!!

Stéphane


juil 13 2010

La Rambling Society sur le toit des Pyrénées

Après le Mont Valier l’année dernière en septembre, la dynamique équipe de la Rambling voulait proposer à ses membres un « défi » encore plus grand. Avec Fabrice, nous avons rapidement pensé à l’Aneto, toit des Pyrénées grâce à ses 3404m d’altitude. Mais je l’avais prévenu : « pour l’ascension à l’Aneto, il faut être en forme car c’est long avec un terrain parfois délicat, notamment au dessus du refuge et pour franchir le fameux « pas de Mahomet ».

C’est ainsi que le week-end du 3 et 4 juillet dernier, nous sommes partis chez nos voisins espagnols. Le bus comptait 25 prétendants au sommet, 4 randonneurs contemplatifs, 4 Guides de Haute Montagne et 1 Accompagnateur en Montagne, votre serviteur.

A l’arrivée aux portes du Parc National de la Maladetta, l’heure était au repas et à la récupération pour chaque alpiniste d’un jour du matériel adéquat fourni par les Guides (crampons, piolet, baudrier et longe) sous un ciel menaçant.

Au moment du départ, une forte averse orageuse nous obligeait à utiliser la navette mise à disposition pour rejoindre le départ du sentier de la Rencluse.

Après une rapide montée, tout le groupe se retrouvait au refuge de la Rencluse. Après l’installation dans les dortoirs, il fallait régler le matériel indispensable à la traversée du glacier. Les cordées du lendemain étaient définies. Avec le petit groupe de randonneur, nous profitions de ces derniers réglages pour partir à la découverte des alentours du refuge, surveillés de près par quelques marmottes peu farouches. Deux franchissements de torrents plus loin, j’avais « testé » mon petit groupe et constaté avec plaisir son homogénéité et de sa bonne ambiance.

Repas du soir à 19h. Petite belotte jusqu’à 22H et la nuit dans un dortoir bien rempli.

Vers 2h du matin, un bel orage me sort d’un sommeil léger. Et si la perturbation orageuse s’était décalée dans la matinée du dimanche… Je peine à retrouver le sommeil, un peu inquiet par la météo jusqu’au lever des ascensionnistes sur les coups de 4h30. Je les entends se préparer et partir, tel des lucioles, dans la nuit en file indienne.

Avec le petit groupe de randonneur, nous quittons le refuge vers 8h30 sous un ciel virant progressivement au bleu pour un itinéraire inédit, au milieu de paysages superbes agrémentés de rencontre avec marmottes et isards. La traversée de nouveaux torrents se déroule pieds nus dans une eau vivifiante pour ne pas dire TRES froide !

Face à l’Aneto, nous pouvons observer nos « collègues » dans l’ascension finale, petits points en enfilade dans l’immensité du massif.

Après un pique-nique au bord d’un lac très peu fréquenté, nous poursuivons hors sentier en direction du chemin muletier du Port de Vénasque, traditionnel itinéraire vers l’Aneto en venant de France par Luchon et l’hospice de France.

Vers 15h30, nous retrouvons le parking d’été, terminus de la navette en même temps que l’avant garde du groupe des vainqueurs de l’Aneto. Bières, récit et mimes du « culing » (technique utilisée pour descendre sur les fesses une pente neigeuse) agrémentent nos retrouvailles.

Nous retrouvons bientôt notre bus qui nous ramène d’abord dans le calme pour certains, à l’apéro pour d’autres, chez nous.

Une belle réussite pour l’ensemble des participants.

Alors, où va t’on la prochaine fois ?…

Stéphane


juil 12 2010

Escapade aux Estagnous

Fin juin, la montagne est toujours magnifique : le vert se confronte au blanc, les petites touches de couleurs brillent dans un ciel au bleu soutenu.

Lorsque l’on veut faire découvrir ces contrastes en Couserans, l’un des lieux à privilégier se nomme la Réserve du Valier !

C’est donc tout naturellement que nous nous sommes retrouvés avec des grands-parents voulant faire découvrir la montagne à leur petit enfant. Celui-ci a profité pleinement de la montée aux Estagnous pour assouvir sa curiosité naturelle. Le matériel de Jean-Claude, par contre, a moins apprécié la rugosité du sentier après de trop longues années d’hibernation dans le placard… Heureusement que Stéphane, au refuge, possédait une paire de chaussure supplémentaire qui permit une descente normale bien que prudente.

Cette aventure offre l’occasion de faire un petit point sur le matériel de montagne : malgré l’absence d’utilisation, le cuir, la colle, les coutures ou le caoutchouc s’abiment au fil du temps. Afin d’éviter de se retrouver dans des situations délicates, il est impératif de vérifier et de changer régulièrement son matériel de montagne. En effet, les chaussures qui disent « bonjour », les sangles de sac qui craquent, les cordes blanchies par l’usure du temps augmentent les risques d’accident en montagne. Comme l’absence d’entrainement physique. Et la montagne possède suffisamment de subtilités pour ne pas en rajouter…

Dans notre cas, les deux jours ont permis de voir de belles choses, de faire de belles rencontres et d’observer tout cela au travers des yeux d’un enfant. Forcément émouvant !

Stéphane


juil 12 2010

Randonnée autour d’En Beys avec l’APBG

En ce dernier week-end de juin, nous sommes « remontés » dans la réserve d’Orlu avec 14 membres de l’Association des Professeurs de Biologie et de Géologie. Autant dire que j’étais bien entouré et que j’ai certainement plus reçu que transmis d’informations, notamment sur la flore !

Notre petit groupe s’est rapidement mis en route et rapidement… arrêté pour le casse-croûte du midi. Durant la montée, les nuages se sont fait plus présents et l’arrière du groupe, le « gruppeto », a reçu quelques gouttes puis une bonne averse avant de parvenir au refuge d’En Beys.

Après une bonne soirée dans la salle commune, quelque peu bruyante par la présence d’un groupe de sportives (une fois n’est pas coutume)  ayant tenté une réhydratation à base de punch, de bière et de vin, la nuit fit se dissiper les nuages d’orage.

Le lendemain matin, sous un ciel bleu magnifique, le tour « du bout du lac »  nous permit de retrouver quelques représentants d’une espèce rare, la gentiane acaule blanche ainsi que la fameuse Drosera (plante insectivore) grâce à l’oeil affûté d’Aimée.

Il était temps de redescendre avant l’orage pour qu’une partie du groupe puisse profiter de la visite aux grottes de Niaux et de la Vache. Pour ma part, un vilain fil de fer mal placé m’obligea un changement de roue sous l’orage et un déluge d’eau…

Comme me l’a dit mon garagiste : « ah ça, ça tombe toujours soit la nuit, soit sous la pluie ! »

Stéphane


juin 21 2010

Petit film sur le canyon d’Orlu

Merci Pierrot d’avoir réalisé ce petit film qui va, je l’espère, donner envie de se j »eter à l’eau » !

http://www.youtube.com/watch?v=iUZGpNx22Ko

Le canyon d’Orlu se pratique encadré à partir de mi juillet. Il est situé au milieu du parcours acrobranche d’Orlu. Du coup, on peut faire une super journée 1/2 journée acrobranch’Orlu le matin et canyon l’après-midi. Faut pas hésiter à finir par un bon resto sur Ax… Si vous voulez des conseils, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous livrerons NOS bonnes adresses !

Et vive le soleil qui revient en force (mon visage a repris des couleurs… rouge quoi !)

Stéphane


mai 13 2010

Repas grottesque

Nous n’avons  pas énormément de demandes pour ces soirées « grottesques » et ca nous étonne parce que franchement, coté originalité, convivialité et ambiance, ben c’est quand même une super expérience.

Nous en avons encore eu la preuve il y a peu avec Rodolphe (mon collègue moniteur spéléo du BGPA) en organisant pour un groupe notre fameux  « repas grottesque », traduisez « un apéro dinatoire composé d’une filante fondue ariègeoise aux 4 fromages de pays et vin blanc de caractère accompagnée de sa salade printanière à la sauce persil et échalote, le tout arrosé au choix d’un vin rouge, rosé ou blanc mais toujours gai et suivi en conclusion de la fameuse croustade locale feuilletée aux pommes fondues et d’une touche finale de café (sucré ou non) »… Nos spéléologues gastronomes d’un soir se sont régalés, au sens propre comme au sens figuré!

Et la vous me dites : « Super, et alors?!?! Ils sont restés accrochés trop longtemps  à leur cordes les gars du Bureau des Guide d’Ariège ou quoi?! Ils organisent une bouffe pour des gens et ca leur fait un prétexte pour encombrer ma boîte avec leur messages! N’importe quoi! »

Oui, mais non! Parce que notre fondue  ariègeoise filante aux 4 fromages de pays et vin blanc de caractère  ben on vous l’organise dans une grotte ! Oui monsieur!… Et Madame.

Je vous refais le pitch parce que je sens que je commence à attirer votre attention (ou votre estomac, ca dépend des gens):

1 – On vous concocte tout : sacs, réchaud, popotte,  nappe, assiettes, couverts, menu, bouteilles, bougie (pour l’ambiance)… et bien sur casques, éclairages, combinaisons et bottes.

2 – Vous venez au point de rendez-vous.

3 – On y va

C’est facile non?

Après exactement 34,56 mètres de marche d’approche, une petite demi-heure de progression dans la magnifique grotte de Siech nous suffira pour atteindre la classieuse « Salle du Bivouac », où nous dresserons (disons plutôt « poserons ») notre table, à extrémité de la Galerie de l’Ours. Vos serviteurs vous emmènerons ensuite, en guise d’amuse-bouche, explorer cette cavité depuis longtemps réputée pour les délicats méandres de sa rivière et la clarté cristalline de ses concrétions. Vous serez alors « à point » pour rentrer dans le vif du sujet de cette soirée, c’est à dire entamer la dégustation de notre délicieuse et fillante fondue ariègeoise  aux 4 fromages accompagnée de sa salade printanière, bien évidemment déjà succulente en elle même, mais dont le goût et les arômes seront ici décuplés par l’atmosphère si inspirante et originale du monde souterrain.

Une petite marche digestive après le café nous permettra de retrouver la douce clarté de la lune, que chacun redécouvrira  avec l’éblouissement innocent et pur d’un regard  enfantin pour un instant retrouvé… (je suis en train de me demander si je n’en fais pas un peu trop la…).

Bref, « Soirée fondue entre ami(e)s au milieu des stalagtites et des stalagmites ». Ca sonne quand même pas mal non?! C’est original, convivial, esthétique et en plus c’est accessible à tous (7 à 70 ans). Alors qu’est ce qu’on fait?… Et bien on appelle le Bureau des Guides d’Ariège en disant « j’ai lu le super article de Yann sur votre blog et sa plume cocasse et inspirée m’a donné envie d’organiser

pour mes ami(e)s (ou collègue de travail, famille, voisin… comme vous voulez) un Repas Grottesque! Vite, je ne peux plus attendre! ». Et très sincèrement, vous ne serez pas déçu.

Allez au plaisir de se faire une fondue sous terre avec vous un de ces 4!

Bonne continuation et a très bientôt

Yann


avr 7 2010

Initiation alpinisme à la pointe de la Vignolle

Journée initiation aux couloirs de neige le 3  avril. Très belle journée avec des conditions de neige idéale. Nous étions 4, Romain (15ans), son père Jean François, didier, et moi. L’objectif de la journée, un couloir au Pic de l’orry de la vignole (2760m). Au programme l’encordement en couloir, la progression à la montée, à la descente en crampons, la confection de relais. Le site du pic de l’orry de la vignole et des Baillettes, présente une large gamme de couloirs et goulottes de toutes difficultés.L’approche est relativement courte (1h30) et le dénivellé moyen des couloirs est d’environ 200 à 300m. Une journée idéale pour apprendre les techniques en couloirs de neige sur un trés beau sommet