jan 29 2012

Thailande, Koh Yao Noï rock island trip

Petite île située dans la baie de Phang Nga entre Krabi et Phuket, Koh Yao Noï est un dépaysement total face à la vie hyper active menée sur Ton Saï. Un véritable havre de paix.

Notre camp basé non loin du port de Tha Khao, 2 bungalows en bambou sur la plage, avec un confort spartiate mais largement suffisant, nous offrent une superbe vue sur la mer. Enfin du silence, de la paisibilité mais toujours autant d’escalade !!! Notre programme est une véritable boulimie de grimpe (6j sur 7j !) tant les voies sont belles.

Le secteur principal et l’un des plus beau : « The Mitt » se situe à 15min de bateau dans une petite crique portant le nom évocateur de « Paradise ». Après le débarquement sur une petite plage déserte au sable blanc, s’en suit une courte marche d’une dizaine de minutes dans la jungle pour arriver au pied des voies et là… nous restons tous « cloué » face à la hauteur des voies (40m) colorées et face à des concrétions géantes, des stalactites de plus de 20m de haut… Les lignes sont tout simplement démentes !!! On enchaîne tout : 6b majeurs, 6c extraordinaires, 7a acrobatiques, 7b athlétiques, 7c violents ; tout est dément tant par la variété de prises que par les itinéraires autour/entre les stalactites et autres oppositions entre les colonnes, le tout à plus de 30m de haut avec pour arrière plan, la jungle, la plage, puis la mer avec ses innombrables îles et îlots!

Ça grimpe tous les jours, les doigts chauffent et les bras nous tirent, contrairement à d’habitude, nous n’avons mal au bout des doigts (manque de peau) mais nous avons mal aux premières et deuxièmes phalanges suite à la préhension des bacs !!! du gros délire.

La chaleur est omniprésente (35°C de moyenne), le réveil est à 7h (qui a dit que les grimpeurs sont des fainéants ?) afin de profiter de la fraîcheur, puis après nous grimpons en fonction de l’exposition des autres secteurs pour être à l’ombre. Avec un minimum de 3 litres d’eau par jour (la bière uniquement le soir), nous nous efforçons de nous adapter au mieux aux conditions tropicales.

Des kilos de magnésie et des serviettes au pied des voies sont indispensables pour éponger la sueur. En guise de pic-nique, le fameux « sticky rice » à différents parfums : mangue, banane, noix de coco, flancs sucrés nous apportent « confort » et énergie nécessaire pour faire nos croix.

Nos soirées régulièrement menées autour de parties de cartes endiablées (8 américains quand tu nous tiens …), se passent dans différents restaurants pour gouter encore et toujours plus de différents plats thaï, « yellow cury », « cachew nuts chikken », « fried fishes », « pad pet fish » et bien d’autres encore.

Nous avons pu rencontrer les 2 équipeurs des sites (2 américains) et discuter de leur incroyable travail d’équipement et de rééquipement des voies. Ici et dans tout le sud de la Thaïlande, un phénomène exceptionnel de corrosion des amarrages par l’eau dans les fissurations calcaires additionné à l’environnement salin et à des chaleurs proche de 35°C en moyenne, impose l’utilisation de broche en « titanium ». ( 10 USD/ broche !)


Ce coin regorge d’un tel potentiel de falaises et « deep water solo », que nous proje tons d’ors et dé j à tous d’y retourner avec des points et un perforateur !

En bref Koh Yao Noi, vaut véritablement le détour, une escale y est obligatoire pour les amoureux de nature et de grimpe…Toute l’équipe remercie Will pour cette découverte .

Toute l’équipe a souhaité vous faire partager cette aventure au travers ces articles. Vous comprendrez que pour rester en cohérence avec les activités de montagne qui animent notre passion ainsi que dans la déontologie du Bureau des Guides (respect des autres et de l’environnement) ,  nous souhaiterions conserver ce petit paradis de grimpe loin de l’industrie touristique,  qu’il reste préservé pour sa beauté, sa propreté et sa douceur de vivre… comme beaucoup d’autres coins encore sauvages… Si vous comptez un jour venir y grimper, pensez-y !

Dernière partie de notre aventure dans un prochain post…

Steph D


jan 23 2012

VTT au Mont Fourcat

Alors que les conditions de neige ne sont pas propices à la pratique du ski de randonnée nous avons utilisé nos skis de randonnée d’été pour continuer à parcourir les montagnes. C’est donc sur nos VTT que nous sommes partis de Mercus en direction du Mont Fourcat. La température est fraîche mais la montée sur la route de Croquié nous permet de nous réchauffer rapidement. On monte tranquillement, la journée n’est pas finie…, jusqu’au col du Traucadou pour poursuivre sur la piste forestière. Jusqu’au bout de la piste la montée, malgré quelques rampes un peu plus raides, est régulière et roulante.

A partir de là, le chemin se redresse et il devint difficile de rester sur le vélo. Heureusement à la sortie de la forêt le paysage récompense nos efforts. La suite est un long cheminement alternant pédalage, poussage et portage sur la crête ouest du Mont Fourcat avec au sud, vue sur la chaîne des Pyrénées et au nord, vue sud la plaine.

Sur la fin vers 1 800 mètres d’attitude la neige fait sont apparition mais elle ne dérange pas à la progression car elle est portante.

On arrive enfin au sommet et la vue déjà splendide devient grandiose avec un panorama à 360 degrés. Nous ne traînons pas car, à cause du vent, la température a nettement fraîchi. On attaque non sans plaisir la descente en faisant attention de ne pas glisser sur la première partie enneigée.

On poursuit en exploitant au maximum les nombreux et splendides singles du secteur qui finalement nous amenent à Croquié puis Arnave. On n’a pas pu résister à l’envie d’allonger un peu la journée en empruntant les beaux sentiers de la vallée d’Arnave.

Nous rejoignons enfin  Mercus après une belle et longue  randonnée de 2000 mètres de dénivelé positif mais surtout négatif… Malgré le manque de neige il est toujours possible de se faire plaisir en montagne soit en VTT, en randonnée ou bien en alpinisme….

Sylvain


jan 23 2012

Alpinisme Hivernal à la dent d’Orlu

Alpinisme hivernal dans Fleurs d’Hiver à la dent d’Orlu.

Avec Thierry, Jean, Cécile, Luc, Martial et François, nous avons répété cet itinéraire de 6 longueurs, unique et incroyable dans un cadre magique de haute montagne.

Les conditions du moment ont donné lieu à la formation d’une belle ligne en glace et en neige dans la face Est de la Dent d’Orlu. Magnifique voie ouverte par le PGHM sur l’itinéraire de Fleur de Rhodo qui est une voie d’escalade classique en été.

Beau placage de glace en première longueur suivi de pentes de neige et de glace . 300m d’ascension formidable dans une cotation tout à fait abordable.

On repart quand vous voulez!

Baptiste


jan 16 2012

Du mixte à la pointe de la Vignole

Cela fait plusieurs jours qu’enfin il commence à faire froid. Le ski en ce moment, c’est vraiment pas terrible, de la vitre, la cascade, ça a du mal à pousser, il fait trop chaud dans la journée. Les faces mixtes c’est peut être le bon plan.

Je suis sûr de mon coup, en effet Pierre et Romain, 2 pots du Bureau y étaient  la semaine passée et c’était bien.

Donc c’est parti pour la pointe de Vignole pour la directe avec Hervé. C’est sa première expérience en escalade mixte. Hervé a déjà fait de la cascade, mais les crochetages avec les piolets et les pointes avant posées sur les grattons, c’est tout nouveau pour lui.

La 1ère longueur est la plus technique, mais on trouve toujours de bons points d’assurance

La suite est plus classique, de la goulotte avec quelques crochetages par ci par là. Quelques coincements de  lames également nous propulsent quelques longueurs plus haut sur le sommet de la pointe de la Vignole. Il fait super beau, c’est du pur bonheur. Je propose à Hervé de descendre par un couloir assez raide et encaissé, histoire de bien terminer la journée et surtout de combler certaines lacunes techniques : descente face à la pente, assurance sur corps morts etc…

Le retour au parking se fait tranquillement en se disant que le grand dièdre ou la virgule au pic des Bayettes serait un bon objectif pour la prochaine fois.

Bruno


jan 13 2012

Ascension du grand dièdre des Valettes

Après une sortie ski de rando en initiation au col de Porte Puymorens, et au vu des conditions rencontrées, je suppose que ça doit pas être si mal dans le coin pour faire de l’alpi… Il a plu très haut en altitude et avec le froid, la neige est béton !

Direction donc en compagnie de mon ami Rémi et de mon Papa, la station de Porte Puymorens. Au dessus de celle-ci, le pic des Valette, la pointe de la Vignole et le pic de Font nègre offrent de nombreux itinéraire de goulottes mixte. Au cours de l’approche, nous reconnaissons l’itinéraire caractéristique du «grand dièdre » qui a l’air plutôt bien formé. On distingue même sur la droite, une fine ligne de glace qui semble parcourir un petit dièdre parfait…

Après les 3 premières longueurs de cette belle classique, malgré une journée déjà bien avancée, je ne résiste pas à l’envie de sortir de la voie pour aller voir sur la droite. La ligne est magnifique… Je comprends néanmoins que ça na va pas être facile…


En fait, la neige n’est pas aussi dure que je l’aurais espéré et les protections sont aléatoires… Heureusement, ce n’est pas très raide et en grimpant calmement, j’arrive petit à petit à m’élever dans ces longueurs vraiment incroyables. Mes seconds finiront la dernière longueur de nuit mais dans l’euphorie la plus totale !!!

Pour ne rien gâcher, la pleine lune nous accompagnera dans notre descente à ski sur la station ou nous avons bénéficié de pistes fraichement damées…

Une des plus belle ligne que j’ai faite dans le coin…  Et encore une longue journée d’alpinisme…

Romain Wagner


jan 11 2012

Formation sur la gestion du risque d’avalanche

Nous étions à Ascou-Pailhères ce dimanche pour une petite rando et une formation sur la gestion du risque d’avalanche dans les sports d’Hiver.

Constitué de la sympathique équipe de montagne du GAG de Pamiers, nous avons abordé et pratiqué  plusieurs exercices  lors de cette belle journée en montagne:

-Prise de contact avec le matériel ARVA, pelle, sonde. Description et entraînement à l’utilisation des appareils de recherche de victimes d’avalanche (ARVA), recherche simulée de victimes sur site naturel avec pelle et sonde.

-Organisation des secours et recherche de plusieurs victimes sur le lieu d’une avalanche.

-Gestion du risque et prise de décision à partir du bulletin d’avalanche.

-Comprendre les mécanismes du manteau neigeux et la formation des avalanches

-Apprendre à évaluer les risques d’avalanche (selon l’inclinaison de la pente, son orientation, etc.)

Cette formation très intéressante, élargira vos connaissances pour acquérir plus d’autonomie dans la gestion du risque d’avalanche.


jan 11 2012

Alpinisme Hivernal au créneau d’Endron dans le Vicdessos

Nous avons gravi tous les 4 ce samedi 7 le créneau d’Endron.

Très belle ascension au cœur du vicdessos, dans des supers conditions de neige et glace avec  un beau temps et un paysage à couper le souffle.

Belle première course pour  tous les 3, une expérience authentique avec une véritable ambiance de haute montagne.

A refaire absolument !


jan 11 2012

Et pendant ce temps là, en Thaïlande…

Sawadee kap !

Considéré comme l’un des plus gros spot de grimpe hivernal, depuis plus d’une dizaine d’années, « Ton saï »,  petit village situé dans l’archipel de « Krabi », au sud de la Thaïlande, accessible par 15mn de bateau, a ouvert ses portes et ses falaises à l’équipe « estivale » du Bureau des Guides d’Ariège

C’est donc en compagnie de Rod, Remi, Yann, Stef D et 3 autres  amis, que nous avons décidé de partir faire un « Roc-trip » en Asie ce mois de janvier.

Afin de découvrir l’ensemble de l’archipel et toutes les possibilités de grimpe : « Railey  Est », « Ouest », puis « Ton saï », nous avons établis notre camps de base dans une « gest house » locale, petits bungalows en bambou entre plage et jungle…

Les falaises calcaires sont superbes : pour la plupart, sculptées de haut en bas, colonnettes, stalactites, trous, et autres concrétions, colorées, ocre, blanc, beige, ouvrent tout un panel de préhensions. Le panorama depuis les secteurs, nous offrent une vue imprenable sur les plages de cocotiers et eaux turquoises de la baie…

L’escalade est abordable pour toute personne ayant déjà pratiqué un peu (6a / 6b) mais un bon

nombre de voies dans le 7eme degre aura raison de nos phalanges… Dans un style plutôt athlétique, l’escalade y est agréable, toutes les voies sont une véritable régal de gestuelles. Nos journées sont rythmée par la grimpe, baignade et cuisine thaï : petits plats tel que le « Masaman green curry » et « papaya salade » animent nos papilles chaque  soir. La vie locale est assez touristique, Railey accueil des flots de touristes, suite à cette réputation de vacances dépaysantes avec se bords de mer aux plages de sable blanc.  D’après certain, le développement touristique évolue très /trop rapidement avec le confort moderne nécessaire a l’accueil des vacanciers (pas seulement grimpeurs) et tous les problèmes de gestion des déchets qui s’en suivent (traitement des eaux usées, évacuation des poubelles).

Nous resterons encore quelques jours pour finir de grimper les secteurs, manquant à notre carnet de croix  et découvrir quelques fameux spot de « water solo » puis nous partirons sur une ile secrète, grâce à Will, un contact de Yann, BE Escalade lui aussi, qui voyage et grimpe en Thaïlande depuis une dizaine d’années….

…la suite de nos aventures très bientôt…

Stef.D et Rod


jan 10 2012

Nuit caline en cabane…

Le titre est complètement « marketing » ! Enjoliver la réalité dans le but de donner envie aux « autres » d’acheter les mêmes émotions en s’appuyant sur ce que veulent entendre ou lire ces mêmes individus, voilà  la définition du marketing. Je vais cesser sur le champ d’écrire ce mot qui me fait crier au loup et pousser des pustules jusque sous les bras !

Non, franchement, si j’écris ces quelques mots, c’est pour évoquer et partager MES émotions et MON plaisir. Imaginer le tableau : nous sommes vendredi soir et aucune sortie n’est assurée pour le week-end. La météo annonce grand beau et les vacanciers sont partis depuis quelques jours. Un besoin de recentrage égoïste se fait sentir. le souvenir d’une reconnaissance automnale qui offre la surprise d’une belle cabane bien aménagée, disposant d’un cheminée et d’eau à moins d’une demi-heure de marche se rappelle à moi. Le compère est dispo le lendemain et mon entourage intime, ma belle et mon chien, est partant : en peu de temps, la voiture est chargée et le chien installé sur la plage arrière. En moins de temps encore, nous récupérons Juju aux Cabannes et quelques virages plus loin, nous abandonnons notre véhicule pour remonter le superbe sentier qui serpente dans la hêtraie.

La suite, ce sont les raquettes au pied, le bois mort rajouté sur le sac, une arrivée en douceur à la cabane, l’approvisionnement en eau, la soirée autour du feu, les camenberts rôtis et les patates chaudes… Pleine lune ou presque, l’odeur du feu et des grands espaces, les cartes à jouer qui remplacent l’écran et les étoiles qui rappellent notre fragilité…

Le chien se couche entre ma douce et moi, tous blottis pour affronter une nuit hivernale en cabane. La température reste positive grâce à la cheminée et notre chaleur corporelle jusqu’aux lueurs rosâtres du matin naissant…

Un petit dej plus loin, les raquettes puis les crampons nous assurent le pas dans la pente souvent gelée. Le petit chien joue les équilibristes sur ce sol parfois rusé. Il fait beau, le vent s’estompe et la journée passe dans la béatitude d’une aventure montagnarde…

Et certains, dans la vallée, parlent de marketing…

Stéphane


jan 10 2012

Alpinisme dans le vicdessos

Malgré une météo bien nuageuse ce lundi, nous sommes partis voir les conditions de glace dans la vallée de Soulcem. Arrivés au barrage, nous nous sommes aperçus que la glace du panneau central était trop fine pour pouvoir grimper.

Heureusement, le ciel bleu était quant à lui bien là et nous incitait à pousser un peu plus loin dans la vallée. Après être passés près des orrys du Carla, nous avons continué jusqu’à la passerelle un peu plus haut.

La glace, à défaut d’être dans les couloirs et sur le rocher, était bien présente sur la piste transformée en vraie patinoire…

Nous avons alors décidé de monter dans un couloir qui part vers l’est pour utiliser un peu tout le matériel que l’on avait emporté : piolets, crampons, cordes, broches, coinceurs…

La neige, bien portante et bien dure, crisse sous les crampons. La progression est rapide et très agréable.

De plus on trouve quelques petits passages plus raides et même un petit mur de glace d’environ quatre mètres qui nous fait utiliser la corde et les broches.

Ensuite, le couloir devient plus large et vers 2 200 mètres, la neige est moins portante, croutée par endroit et profonde parfois.

Pour rejoindre la crête on quitte le couloir pour louvoyer entre les rochers. De cette crête vers 2 370 mètres, on surplombe le cirque de l’étang de Roumazet.

Le paysage est superbe et la neige est bien présente en altitude.

La descente se fait sans encombre mais il faut tout de même se méfier de l’alternance de neige bien dure et neige croutée dont la croute de glace maltraite nos tibias… .

On récupère le GR qui nous ramène dans la vallée aux multiples orrys puis on rejoint la voiture en se méfiant de la glace vive sur la piste…

Malgré un début de sortie qui s’annonçait incertain, nous avons finalement passé une belle journée d’aventure en montagne dans un couloir que l’on ne connaissait pas loin de la grisaille de la plaine

Sylvain